mardi, 16 février 2010
La Russie menace-t-elle l'Occident ?
Le point de vue d'un jeune géopoliticien qui ne cache pas ses convictions atlantistes avec des analyses fouillées et argumentées, Jean-Sylvestre Mongrenier, auteur de La Russie menace-t-elle l'Occident ?
> AVEC L'ARRIVÉE DE VLADIMIR POUTINE AU POUVOIR, EN 1999-2000, EST-IL POSSIBLE D'EVOQUER UN RENOUVEAU DU CULTE DE LA « RUSSIE-PUISSANCE » ?
De fait, le culte de la « Derjava », c'est-à-dire de la puissance étatique et militaire russe, est un classique de l'histoire russe lorsqu'on l'appréhende sur la longue durée. Il suffit pour cela de se référer au fameux « testament » de Pierre le Grand et de le confronter aux discours en vogue à Moscou. Il est ainsi possible de mettre en évidence un « trend » séculaire (une tendance lourde) depuis les XVe-XVIe siècles, lorsque les grands-princes de Moscou se libèrent de la domination asiatique (les hordes mongoles) et se lancent dans une longue entreprise d'expansion territoriale. Cette période initiale correspond aux règnes d'Ivan III (1462-1505) et d'Ivan IV, dit Le Terrible (1533-1584).
Cet expansionnisme qui mue la principauté de Moscou en un Etat-continent est perpétué par les Tsars puis il est repris par Staline qui porte la « Russie-Soviétie » à son apogée territoriale. Ces temps longs de l'histoire sont entrecoupés de périodes d'affaiblissement et de décadence comme le Temps des troubles (1584-1613) ou les années qui suivent la défaite dans la guerre de Crimée (1853-1856) ; le parallèle avec la dislocation de la « Russie-Soviétie » et la décennie 1990 s'impose de lui-même. Les politiques de libéralisation de l'ère Eltsine sont ensuite dénoncées et le paradigme de la transition ne rend plus compte de la Russie, placée sous l'incertain duumvirat Medvedev-Poutine.
Les cycles de puissance s'ordonnent de la manière suivante : la quête de puissance étatique et guerrière mène à une grave défaite et à un effondrement national ; un mouvement de réformes s'ensuit jusqu'à ce que l'obsession de la puissance reprenne le dessus. C'est ce que l'on peut observer durant les deux mandats présidentiels de Vladimir Poutine (2000-2004 ; 2004-2008), suite aux années Eltsine, avec la réémergence d'une forme d'autoritarisme patrimonial et un mouvement de reconstitution de la puissance russe. Cela dit, il y a un écart entre les rhétoriques de puissance d'une part, les réalités de la Russie contemporaine d'autre part.
> TOUTEFOIS, CETTE PUISSANCE RUSSE N'EST-ELLE PAS DÉPOURVUE D'ARMÉE SOLIDEMENT CONSTITUÉE ET COMPÉTITIVE ?
Nonobstant la démonstration de force que la Russie a voulu administrer en Géorgie, en août 2008, la puissance militaire de cet Etat est largement amputée. L'armée russe a étalé ses points faibles et dysfonctionnements parmi lesquels nous mentionnerons la vétusté du matériel et les lacunes des systèmes de communication, la faiblesse des moyens satellitaires et la relative inefficacité de l'aviation (6 ou 7 appareils russes ont été abattus). A cet égard, il faut souligner le retard pris par l'aviation russe dans le domaine de la stratégie aérienne moderne et de l'« hyper-guerre » aérosatellitaire. Les avions russes sont de bons appareils mais un avion de combat n'est aujourd'hui que l'une des composantes d'une vaste « bulle » technologique et informationnelle et ce sont ces capacités qui font défaut à l'armée russe. Plus généralement, les budgets militaires (à peu près équivalent aux dépenses militaires françaises, en ordre de grandeur) ne sont pas à la mesure des immensités géographiques et des milliers de kilomètres de frontières ; en la matière, l'espace est un réducteur de puissance.
Cela dit, l'armée russe a prouvé sa capacité à mener une opération de force au-delà de ses frontières, sur le territoire géorgien. Au regard des ambitions russes dans l' « étranger proche », c'est cela qui compte. La Russie n'a certes pas la capacité de « jeter » des milliers de blindés dans la trouée de Fulda, comme aux grandes heures de la Guerre froide, mais ce n'est pas ainsi que la question de la puissance militaire russe doit être abordée. L'enjeu, du point de vue du Kremlin, est de pouvoir appuyer au plan militaire une stratégie multidimensionnelle dans son « étranger proche » (un « mix » de pressions politico-énergétiques, d'incitations monétaires, de manipulation des réseaux de connivence hérités de l'ère soviétique, de « barbouzeries » diverses, voire le recours à la cyberwar ainsi que cela a pu être constaté en Estonie).
> QUELS SONT LES TERRITOIRES SUR LESQUELS S'EXERCE CETTE PUISSANCE RUSSE ?
Appréhendée en termes globaux, l'ambition géopolitique du Kremlin consiste en une réaffirmation de la puissance russe dans l' « étranger proche », on l'a dit, ce qui correspond peu ou prou à l'aire post-soviétique ; l'expression en usage est plutôt celle de « sphère de responsabilités privilégiées ». Ces espaces correspondent à la Biélorussie, à l'Ukraine et à la Moldavie sur les frontières occidentales de la Russie, au Sud-Caucase (Géorgie, Arménie, Azerbaïdjan) et l'espace Caspienne-Asie centrale (l'ancien Turkestan occidental). L'ensemble de ces territoires correspond à ce que les eurasistes considèrent comme relevant de l'aire de pertinence des géopolitiques-pratiques russes. A l'exception de la Géorgie suite à la « guerre des cinq jours » d'août 2008, les Etats considérés appartiennent à la CEI (Communauté des Etats indépendants) qui fonctionne comme un ensemble à géométrie variable, sans grande cohérence (voir le tropisme occidental de l'Ukraine ou de la Moldavie, sans parler de la Géorgie). Certains de ces pays sont aussi membres de l'OTSC (Organisation du traité de Sécurité collective) que Moscou voudrait transformer en une « OTAN » eurasiatique et russo-centrée.
Là encore, il faut insister sur les limites des discours et des ambitions affichées, la politique russe ayant une forte dimension déclaratoire ; Moscou éprouve bien des difficultés à « tenir » ces espaces. Nombre des pays membres de la CEI sont attirés par l'ensemble UE-OTAN encore que, du fait des urgences de l'heure, les dirigeants occidentaux ne soient pas toujours à la hauteur des attentes et des appels lancés depuis l'Ukraine, la Géorgie, la Moldavie ou l'Azerbaïdjan (la politique de la Biélorussie et des régimes centre-asiatiques tient plus d'un simple marchandage et d'une « carte » dans leurs relations avec Moscou). Par ailleurs, la percée diplomatique, énergétique et commerciale de la Chine populaire en Asie centrale ne devrait pas être négligée par les dirigeants russes. Moscou s'emploie à limiter l'accès direct des Occidentaux au bassin de la Caspienne (voir la féroce opposition au gazoduc « Nabucco ») mais le président chinois et ses homologues centre-asiatiques ont, le 14 décembre 2009, inauguré un pipeline qui acheminera le gaz turkmène et kazakh jusqu'à Shanghaï (soit un trajet d'environ 7000 km). Et ce n'est qu'un début. Les républiques d'Asie centrale échappent d'ores et déjà à l'emprise russe et, au sein même de l'OTSC, certaines d'entre elles (le Kirghizistan, l'Ouzbékistan) joignent leurs efforts à ceux de la Biélorussie pour empêcher une plus forte intégration politico-militaire de cette alliance.
Enfin, il faudrait se demander si l'hostilité russe au déploiement de systèmes antimissiles en Europe centrale et orientale, en dépit du fait que ces engins ne seraient pas en mesure d'intercepter une salve de missiles balistiques russes (d'autant plus que ce système devrait être moins puissant que prévu), n'est pas l'expression d'une revendication implicite de la Russie sur les territoires des pays de la zone, autrefois membres de l'URSS (les Pays baltes) ou du Pacte de Varsovie. Moscou ne s'oppose pas réellement à la Missile Defense, dans son aspect global, et il a même été suggéré que la composante européenne de ce système global soit déployée en Grande-Bretagne, en Italie ou en Turquie. C'est la fonction de « marqueur » géopolitique des sites pré-identifiés par les Etats-Unis et leurs alliés, sur le territoire de pays autrefois dominés par la « Russie-Soviétie », qui semble poser problème. Soyons donc attentifs à cet aspect de la question des antimissiles.
> LE RÔLE DES RESSOURCES ÉNERGÉTIQUES DANS LA MISE EN OEUVRE DE LA PUISSANCE RUSSE SEMBLE POUR LE MOINS DÉCISIF...
La puissance est un tout, irréductible à sa dimension militaire, et c'est dans le compartiment « énergie» que la Russie dispose de réelles options pour peser sur les équilibres géopolitiques et contraindre les pays récalcitrants à céder devant ses ambitions. Rappelons que la Russie est le second producteur mondial de pétrole, derrière l'Arabie Saoudite (avec des réserves amoindries et une marge de manœuvre beaucoup plus réduite, toutefois) et surtout elle détient les premières réserves mondiales de gaz naturel ; elle exporte une très large partie de son « or gris » vers les marchés européens (le gaz russe représente 40% des importations européennes de gaz naturel, avec d'importantes variations d'un pays à l'autre). Si la dimension « business » de ces exportations d'hydrocarbures est indéniable, la répétition des embargos énergétiques à l'encontre des pays clients et/ou des pays de transit (l'Ukraine, la Biélorussie, la Géorgie mais aussi les Pays baltes ou encore la Pologne), avec des effets dans l'ensemble de la zone UE, a mis en évidence le fait que Moscou utilise ces exportations comme un outil de puissance et joue sur la dépendance énergétique des pays européens. D'où le refus de ratifier le traité sur la Charte de l'Energie (traité signé en 1994), texte dont l'application remettrait en cause les monopoles russes (voir Gazprom) et conduirait au respect de règles de juste conduite entre pays partenaires (de facto, il n'y a pas de partenariat UE-Russie).
Le jeu russe consiste à renforcer la dépendance des pays européens au moyen de liaisons énergétiques renforcées d'une part (voir le North Stream en mer Baltique et le South Stream en mer Noire) et à interdire aux Occidentaux le libre accès aux ressources énergétiques de la Caspienne (opposition au Nabucco et à la construction de pipelines sous la Caspienne). De surcroît, le contournement des pays de transit (Biélorussie et Ukraine) permettrait d'abaisser la valeur géopolitique de ces territoires au regard des intérêts énergétiques ouest-européens, contribuant ainsi à les affaiblir plus encore. Toutefois, le manque d'investissements dans les gisements russes, alors que les ressources en hydrocarbures de la Sibérie occidentale s'épuisent, pourrait affaiblir cette « grande stratégie énergétique ». Le Kremlin et Gazprom comptent sur les ressources de la Caspienne pour compenser l'épuisement de certains des gisements nationaux et remplir les engagements contractés tous azimuts mais la poussée chinoise, précédemment évoquée, pourrait contrarier ces plans (surtout en cas de forte reprise économique).
> EN CONCLUSION, LA PUISSANCE RUSSE NE DEVRAIT DONC PAS ÊTRE SOUS-ESTIMÉE ?
En fin de compte, c'est une question d'échelle de temps ou encore de rythmes historiques. Si l'on en croit Vladimir Poutine et sa mise en avant, à la fin de son second mandat, du concept de « BRIC », la Russie serait une puissance émergente mais tel n'est pas le cas. En fait, la Russie est en proie à un krach démographique et sanitaire de grande ampleur et son économie de rente présente tous les symptômes du « malaise hollandais ». Le fait a d'ailleurs été souligné par Dmitri Medvedev lui-même. Si l'on porte le regard sur le long terme, il semble difficile à la Russie de se poser en puissance tierce dans un improbable « mundus tripartitus » (un monde tripartite). Entre l'ensemble occidental (OTAN-UE) et ses solidarités politico-stratégiques (et une « économie atlantique » qui représente 57% de la richesse mondiale) d'une part, un ensemble sino-asiatique qui renforce son influence jusque dans l'ancien Turkestan occidental d'autre part, on peut s'interroger sur le devenir de la Russie et la capacité du pouvoir central à maintenir la cohésion du territoire russe. Bref, l'Etat russe n'est certainement pas au bout de ses épreuves (voir l'instabilité du Nord-Caucase).
Si ces faits et tendances devraient inviter les dirigeants russes à la circonspection, voire à privilégier une orientation occidentale, rien n'est assuré. Rappelons que l'histoire politique, diplomatique et militaire est faite d'erreurs de calcul, de mésinterprétations dans l'évaluation des rapports de puissance et d'emballements inattendus. On ne peut que souligner les déclarations hostiles de la part de nombreux dirigeants russes (jusqu'au sommet) à l'encontre de pays européens, les menaces et le passage à l'acte en Géorgie. Relevant de ce que l'on pourrait nommer l' « Europe byzantine », ce pays-clef de l'aire géopolitique mer Noire-Caucase-Caspienne n'est pas un lointain théâtre géopolitique, plus ou moins exotique. Par ailleurs, la nature du régime et de ses modes de fonctionnement, les rémanences historiques et la diffusion de référents néo-eurasistes dans certains segments de l'opinion publique russe (peu importe la caractère sommaire des discours néo-eurasistes), sans parler du retour de la contre-figure de Staline, ne peuvent être ignorés. Tout cela est susceptible d'avoir d'autres prolongements au plan extérieur, ce qui nous concerne au premier chef.
Je dirais donc que cet ensemble de faits exclut toute politique de complaisance de la part des Occidentaux, d'autant plus que la « diplomatie de la main tendue » pratiquée par l'administration Obama n'a guère produit de résultats tangibles, dans quelque domaine que ce soit (négociations nucléaires stratégiques, crise nucléaire iranienne, transit aérien vers l'Afghanistan, résolution du conflit russo-géorgien sur la base du respect du droit international et des frontières post-soviétiques). A fortiori, ce n'est certainement pas en vendant des armes à la Russie, sous couvert d'un engagement constructif et au prétexte de ne pas lui faire insulte (!), que l'on arraisonnera cet Etat-continent. Si l'on va au fond des choses, il appert que la cohésion des instances euro-atlantiques - essentielle à la défense et à la sécurité de l'Europe - prime sur l'hypothétique organisation d'un cercle extérieur de sécurité avec les périphéries eurasiatiques du « premier monde ». Le plus grand service que l'on puisse rendre à la Russie est d'inciter ses dirigeants à la modération afin qu'ils se concentrent sur leurs problèmes intérieurs et l'ordonnance de relations de réciprocité avec leur voisinage. C'est là le préalable à l'organisation d'un vaste espace économique et sécuritaire de Vancouver à Vladivostok.
L'avis de Yannick Harrel, auteur du blog Cyberstratégie Est-Ouest
Jean-Sylvestre Mongrenier s'est également exprimé sur les enjeux géopolitiques de l'élection présidentielle ukrainienne qui a vu l'élection, confirmée à ce jour, du "pro-russe" Viktor Yanoukovytch le 7 février dernier. Son texte, rédigé entre les deux tours de scrutin et criticable sur certains points, expose cependant une réalité ukrainienne, plus nuancée et complexe que certains clichés en vigueur pourraient le laisser penser.
Écrit par SG (Webmaster) dans Géopolitique, Russie, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note |
|
|
Facebook | |
Imprimer |















































Commentaires
Alors que les USA sont sur le déclin, que la chine grandit et qu'un monde multipolaire est entrain d'éclore, il semble évident, que l'Europe (au sens civilisationnel) n'a rien a gagner a se scinder en deux.
N'oublions pas que les USA ne nous font aucun cadeau, d'alliance avec eux il n'est pas, nous sommes dans un système de pure allégeance. Et ils ne se gênent pas pour nous faire des crasses en pleine crise. Au-delà de cela, de nombreux haut responsables russes dont Medvedev et Poutine se sont a mainte reprise exprimé sur l'interet commun qui lie les européens. Et dernièrement ils viennent encore de le faire.
Quel interet avons nous a suivre les Americains, quand un ami de longue date, la russie (au delà des vieille rancœurs de l'urss, qui ne constitue quand meme pas toute l histoire et l'identité de cette nation!!!) pourait nous offrir un partenaria de choix, qui offrirait a l'europe de demain une place sur le podium des grandes puissances. La russie comporte d'ailleur un marché important et dynamique, des domaines technologiques de pointe (les USA ne vont ils pas etre obligé d'utiliser dans lanceurs russes pour l'espace ? :) ) un réservoir de population et de cerveaux important ainsi que des ressources en abondance.
Bref nous avons tout a y gagner.
Enfin pour finir et argumenter un peu sur cette interview, je voudrais ne serais ce que contredire quelques un des arguments :
1) Le budget militaire russe, certe il est faible comparé a celui des USA, mais peut être faudrait il prendre le probleme a l'envers, n'est ce pas celui des USA qui a atteint une taille trop importante ? A tel point que la seule industrie valide aux USA ne soient bientôt plus que le complexe militaro-industriel, qui on le sait fricote de façon peu catholique avec le pouvoir. Quand on a pour la sécurité des USA 200 000 employés, et que l'on subit les attentas du 11 septembre, soit on est tres mauvais et alors l'argent engagé n'a finalement pas grand sens, ou alors on aime bien les these conspirationnistes :)
2) la démographie Russe, est largement repartie a la hausse. La russie etait encore victime de deux facteurs, la seconde guerre mondiale qui a provoqué une véritable tranchée dans une génération russe meurtrie et la chute de l'urss. Vladimir poutine a su réduire de façon drastique la pauvreté et ramener la Russie dans le droit chemin. A contrario des pays occidentaux elle a préféré lancer des plans de natalités (domaine social) plutôt que faire usage de l'immigration (souvent mal contrôlée des pays occidentaux). L'avenir dira qui avait raison....Mais je met ma main a coupé que dans un siecle il y a aura toujours une Russie et des Russes, je n'en dirais pas autant de certaisn pays mondialisés (facteur de déstabilisation).
3) La guerre en géorgie:
On le sait du matériel US et des instructeur US (et certains de leurs alliés) étaient présent. Ce sont meme eux qui ont paramétré les missiles GRAD (si je ne me trompe pas) sur la géorgie et ainsi déclaré la guerre !
Les Russes y ont laissé 7 avions ? Tres bien, si les USA attaquaient l'Iran "équipés d'armement anti aérien, ils en auraient eux aussi pour de lourdes pertes. Ce n'est pas la Géorgie que la Russie a combattue la bas, mais la georgie sous domination américaine (le peuple géorgien lui même ne s y est pas trompé il suffit de voir les mannif anti gouvernemental) .
Faire donc passer la géorgie pour un pays sous équipé qui a réussit avec des vieux flak a détruire 7 avions Russes de dernière technologie (souvent supérieurs aux modéls américains) c'est un peu se moquer du monde....
4) La critique des ressources naturelles russes.
Critiques ton les ressources de pays tiers ? je n'ai vu cette réflexion qu'a propos de la Russie. Comme si elle etait assise sur une mine et d'or et qu'elle n'avait qu'a se baisser pour ramasser des richesses. Et bien je souhaite d'aller faire un petit tour dans certaines exploitations russes de Sibérie ou j'en suis sur les condition de travail dues au climats en refroidiront plus d'un. C'est de la jalousie mal placée. C'est d'ailleurs poutine, qui face a je ne sais plus quel oligarque a sauvé les ressources Russes qui allaient être vendues pour une poignet de pain a Enron (si je ne me trompe pas de société). Bref les Russes même avec la chute de l'urss ont su défendre leur patrimoine et c'est tout a leur honneur !
Écrit par : Wolf | dimanche, 21 février 2010
Répondre à ce commentaireN'oubliez pas que le peuple géorgien, qui ne voulait pas d'une guerre contre la Russie, est avant tout victime d'un Président mégalomane, qui ne sert pas les intérêts de son pays mais qui met les intérêts son pays au service d'une nation (les USA) peu reconnaissante en cas de défaite.
Écrit par : moshe ben gourbi | dimanche, 21 février 2010
Répondre à ce commentaireMais c'est inutile, M. Wolf a déjà tout dit ou à peu près, j'ajouterai que 9 ans séparent ces deux évènements et que de toute façon il y aurait, pour faire une analyse valable, de nombreux facteurs à analyser et prendre en compte. Ce que ne fait manifestement pas ce poseur qui s'écoute tellement parler qu'il en devient inaudible et ridicule.
J'appuie de plus la remarque de Wolf concernant la démographie russe, en y ajoutant un facteur non négligeable : la chute de la natalité a été enrayée et inversée non pas en recourant à une immigration de peuplement hétérogène massive - cas des USA - mais en stimulant la natalité des "Russes de souche" par des mesures incitatives appropriées.
Ce qui ne doit pas lasser de scandaliser les zélites de zélotes mondialisés qui ne rêvent que d'un "gloubiboulga" ethnique universel sur lequel régner.
C'est une chose qui peut paraître anecdotique aujourd'hui mais dont toute l'importance se révèlera dans 1 génération, 2 au plus tard, surtout considérant qu'il s'agît principalement pour les US d'une arrivée de populations d'origine indienne ou asiatique, extrêmement prolifiques.
La raison de cette fureur d'importation massive de population - ethniquement étrangère au substrat "caucasien" originellement créateur des USA - est, entre autres, que les universités états-uniennes sont de plus en plus incapables de fournir le personnel suffisamment qualifié et compétent nécessaire pour maintenir et développer l'avance technologique US, particulièrement dans le domaine des armements modernes.
Il suffit de chercher les noms des dépositaires de brevets de toutes sortes dans les domaines techniques, scientifiques et technologiques aux USA pour se rendre compte d'une présence écrasante de scientifiques, techniciens ou ingénieurs originaires d'Asie - Chine, Taïwan, Corée etc - du sous-continent indien ou encore de Russie, mais oui, ou des pays de l'Est.
Pour terminer, je me permettrai de remarquer que le montant du budget à lui seul ne veut pas dire grand chose, on peut parfaitement dilapider des sommes colossales pour un résultat ridicule - la France en est un exemple "remarquable" avec son Éducation nationale, véritable mammouth qui n'accouche même plus d'une souris mais juste d'une blatte - et, à contrario, atteindre des objectifs très pointus avec une utilisation rationnelle et efficace des moyens. Encore faut-il privilégier la qualité sur la quantité, c'est-à-dire savoir utiliser les ressources de la matière grise prioritairement sur celles des ordinateurs et super-calculateurs.
C'est une chose que les Russes savent très bien faire, se souvenir que les armes dites "à conjugaison de phase", précurseurs directs des armes actuelles de types micro-ondes et plasma, furent à l'origine développées par les Russes dès la fin des 60's.
On ne saurait trop recommander, au sujet de l'utilisation des ressources et de la rationalisation tant des moyens de recherches que de production, la lecture et re-lecture de l'inévitable ouvrage de Albert Speer "Au Coeur du IIIème Reich".
Bien cordialement et avec tous mes encouragement pour votre site de grande qualité, fort bien tenu et néanmoins à la présentation vivante et attrayante, vous êtes une véritable ressource et base de données.
Salutations
Écrit par : Roman F. von Ungern-Sternberg | lundi, 22 février 2010
Répondre à ce commentaireÉcrire un commentaire
NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.