dimanche, 24 janvier 2010

L'invasion de l'Irak "illégale" selon deux avocats britanniques impliqués dans la préparation de la guerre

Deux anciens avocats impliqués dans la préparation de l'invasion de l'Irak par les troupes britanniques vont témoigner mardi devant la commission d'enquête Chilcot pour dire qu'ils considéraient cette guerre comme "illégale", rapporte dimanche The Independent on Sunday.

Ces témoins seront entendus avant l'audition de l'ancien Premier ministre Tony Blair, vendredi.

Michael Wood, un des principaux conseillers du Foreign Office à l'époque, et son adjointe Elizabeth Wilmshurst, qui avait démissionné avant l'invasion de l'Irak, expliqueront qu'ils n'étaient pas les seuls à avoir des doutes sur le bien fondé de l'opération visant à déposer Saddam Hussein.

Wood et Wilmshurst avaient "clairement avisé" le Foreign Office que cette action était "illégale" selon les règles internationales.

L'hebdomadaire The Observer confirme que Wood va indiquer à la commission d'enquête que cette guerre était "illégale" en l'absence d'une seconde résolution du Conseil de sécurité des Nations unies autorisant explicitement l'usage de la force en Irak.

Mais le conseiller N.1 du Foreign Office à l'époque, le procureur général Lord Peter Goldsmith, avait donné son feu vert à l'opération militaire britannique sous couvert d'une résolution de l'ONU adoptée en novembre 2002.

Goldsmith sera entendu par la commission d'enquête Chilcot mercredi.

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Écrit par SG (Webmaster) dans Irak | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | | |  Facebook | |  Imprimer |

Commentaires

un acte de guerre 'illégal', ^^, ce qu'il ne faut pas lire...

comme si la 'légalité' de l'acte aurait changé quoi que ce soit

Écrit par : akrak | dimanche, 24 janvier 2010

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La légalité, telle qu'en jugent ces deux avocats - qui, si j'ai bien compris, étaient dans les structures du Foreign Office -, ne pouvait peser sur la décision du Premier ministre britannique. L'intérêt de l'Etat, tel qu'en jugent les politiques habilités à prendre des décisions, a toujours la préséance sur toute autre considération. Il y a pour cela un argument que le Droit ne prend que très rarement en considération : le délai de réaction imparti à un homme de pouvoir pour prendre la bonne décision au bon moment. S'il a la légalité pour lui, tant mieux, surtout si sa décision a permis d'atteindre un but bénéfique à l'Etat et à ses ressortissants. S'il a agi dans l'illégalité et si sa décision a été justifiée par les suites obtenues, il a bien fait ou, du moins, a de fortes chances que cela soit ainsi apprécié. Malheur à lui, s'il a commis une erreur dans l'illégalité. N'est-ce pas ce que l'on pourrait appeler le refus du droit à l'erreur.

Écrit par : LaHire | lundi, 25 janvier 2010

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Cela me rappelle une fable de la Fontaine, "La raison du plus fort est toujours la meilleure"...
La preuve..........

Écrit par : alain | mercredi, 27 janvier 2010

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