dimanche, 29 novembre 2009
Medvedev publie son projet de Traité pour la sécurité européenne
La présidence russe a publié dimanche son projet de Traité pour la sécurité européenne, que la Russie aimerait voir adopté par les pays et les organisations internationales de la zone euro-atlantique afin de se "défaire de l'héritage de la Guerre Froide".
"Le but (du traité) est de créer, dans le domaine de la sécurité politico-militaire, un espace uni et indivisible dans la zone euro-atlantique afin de se défaire définitivement de l'héritage de la Guerre Froide", a indiqué le Kremlin dans un communiqué accompagnant le projet de traité.
Le président russe Dmitri Medvedev avait évoqué l'idée d'un tel traité pour la première fois en juin 2008, mais cette initiative a reçu jusqu'à présent un accueil plutôt tiède dans le monde occidental.
Une copie du projet a été envoyée "aux dirigeants des pays concernés et aux chefs des organisations internationales de la zone euro-atlantique" comme l'Union européenne, l'OTAN et l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, a indiqué le Kremlin.
L'idée principale avancée par M. Medvedev est que chaque membre de ce traité ne pourra assurer sa sécurité nationale qu'en tenant compte des intérêts de tous les autres signataires du texte.
"Toute mesure en matière de sécurité prise par une partie du Traité (...) doit être mise en œuvre en tenant compte des intérêts en matière de sécurité de toutes les autres parties", stipule ainsi l'article 1er du projet.
Le texte interdit aussi toute action militaire entre les signataires du traité ainsi que de "soutenir toute action ou activité pouvant affecter de manière significative toute autre partie ou parties du traité".
Le projet stipule aussi qu'un membre du traité pourra demander des explications concernant toute mesure légale ou administrative prise par un autre pays ou une organisation et qui "pourrait affecter sa sécurité".
La Russie s'inquiète régulièrement d'initiatives de pays de l'OTAN et des Etats-Unis, jugeant qu'elles portent préjudice à la sécurité russe.
Moscou s'est ainsi emporté contre la possibilité de l'élargissement de l'OTAN à l'Ukraine et la Géorgie, deux pays ex-soviétiques dirigés par des présidents pro-occidentaux.
La Russie a aussi dénoncé les manœuvres militaires de l'OTAN menées au printemps en Géorgie, ennemi juré de Moscou depuis la guerre d'août 2008.
Le Kremlin a aussi combattu le projet américain de bouclier antimissile en Europe de l'Est, estimant qu'il menaçait sa sécurité alors que Washington assurait que cette installation était dirigée contre une éventuelle menace iranienne. Les Etats-Unis ont depuis renoncé à ce système.
Source du texte : LE MONDE.FR
Écrit par SG (Webmaster) dans Europe, Otan, Russie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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