samedi, 28 février 2009

La force d’attraction otanienne

À son soixantième anniversaire, on aurait pu croire l'OTAN parvenue à l'âge de la retraite, d'autant que les causes qui l'ont fait naître ont disparu avec la fin de l'ordre mondial de la guerre froide. Loin de là, elle va fêter cet anniversaire au mois d'avril prochain en manifestant une nouvelle jeunesse et en tentant de démontrer son caractère indispensable. À Strasbourg, où se dérouleront les cérémonies, la France saisira sans doute cette occasion pour annoncer son retour dans les structures militaires de l'organisation de sécurité occidentale.

Cette réintégration, plus de quarante ans après la prise de distance par le général de Gaulle, avec un système que le président français jugeait alors monovalent et exclusif, s'inscrit dans une logique qui est d'abord celle de l'évolution de notre appareil de défense, dans la continuité du livre blanc de 2008 : elle formalise le passage d'un système de défense nationale à une contribution dans un système de sécurité internationale.

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Le Mexique achète des engins de surveillance israéliens

Une société d'armement israélienne a annoncé lundi avoir décroché un contrat de 22 millions de dollars pour livrer à la police mexicaine des engins de surveillance aérienne.

La société Aeronautics Defense Systems précise dans un communiqué qu'elle va fournir ses systèmes Skystar 300 de surveillance par dirigeables et ses drones Orbiter pour des survols à basse altitude.

Le texte ne dit pas quelle sera la mission de ces engins.

La police mexicaine est engagée dans une lutte contre les cartels de drogue particulièrement actifs près de la frontière des Etats-Unis. La guerre entre cartels a fait plus de 5.300 morts au Mexique en 2008.

Israël est l'un des plus importants fabriquants de matériel de surveillance aérienne et électronique du monde, en particulier de drones armés comme ceux qui survolent régulièrement la bande de Gaza.

Une autre société, les Industries aéronautiques d'Israël, a signé un contrat de 125 millions de dollars en juin pour la vente à l'armée canadienne de drones de type Heron-TP à long rayon d'action.

Les Industries aéronautiques d'Israël ont par ailleurs indiqué qu'elles sont en lice pour un contrat de fourniture de drones à l'armée allemande portant sur des centaines de millions de dollars.

 

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Lockheed constate un intérêt croissant pour le F-35

La Finlande et la Belgique ont fait part au Pentagone de leur intérêt pour l'achat de chasseurs F-35 Joint Strike, a annoncé mercredi son constructeur Lockheed Martin.

f35_2.jpgTrois versions de cet appareil furtif sont développées par le groupe de défense américain avec un financement apporté par les Etats-Unis et huit autres pays, la Grande-Bretagne, les Pays Bas, la Turquie, le Canada, l'Australie, le Danemark et la Norvège. Les démarches belges et finlandaises suivent celles de l'Espagne, la Grèce et la Corée du Sud et l'agence de coopération en matière de sécurité et de défense (DSCA) Pentagone a déjà donné son feu vert à la vente de 25 F-35 à Israël, assortie d'une option sur 50 autres appareils pour un total estimé à 15 milliards de dollars.

Ce chasseur est en concurrence avec le Gripen de Saab SAABn.ST, le Rafale de Dassault, les MiG-35 et Sukhoi Su-5 russes ainsi que l'Eurofighter Typhoon construit par un consortium de groupes britanniques, allemands, italiens et espagnols.

Les Etats-Unis envisagent d'acheter à eux seuls un total de 2.443 F-35. Cette commande, évaluée à 299 milliards de dollars sur vingt ans est la plus élevée jamais lancée par le Pentagone.

 

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L'extension du secret défense déplaît

Les deux principaux syndicats de magistrats en France ont dénoncé un projet de loi qui prévoit l'extension du "secret défense" à des lieux et non plus seulement des documents, et qu'ils voient comme "une reprise en main des juges par le pouvoir politique".

"C'est un nouvelle étape dans la reprise en main des juges par le pouvoir politique", a affirmé Laurent Bedouet, secrétaire général de l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire).

"C'est un texte inédit et scandaleux à la constitutionnalité douteuse", dit Laurent Bedouet, dont le syndicat a rencontré le ministre de la Défense Hervé Morin pour l'alerter. Le ministère n'avait pas réagi en début de soirée.

Selon le syndicat de la magistrature (SM, gauche), "alors qu'en l'état du droit, seuls des documents peuvent être classifiés, le projet de loi prévoit de protéger des lieux entiers".

Selon lui, ce nouveau texte vise "à la fois à étendre le champ du secret-défense et à limiter drastiquement les pouvoirs d'enquête des juges d'instruction".

Le projet de loi de programmation militaire 2009-2014 prévoit que "seuls peuvent faire l'objet d'une classification, les lieux auxquels il ne peut être accédé sans que, à raison des installations ou des activités qu'ils abritent, cet accès donne par lui-même connaissance d'un secret de la défense nationale".

Ce texte ajoute que lorsqu'une perquisition est envisagée dans un tel lieu, elle ne peut être réalisée qu'en "présence du président de la commission consultative du secret de la défense nationale" ou l'un de ses représentants.

Toute perquisition "doit être précédée d'une décision de déclassification temporaire aux fins de perquisition".

Pour le SM, ce texte "a été conçu à la suite d'investigations qui ont semé l'émoi dans les milieux politiques et militaires": l'instruction de l'affaire de la vente de frégates française à Taïwan qui s'est terminée par un non lieu en France mais a abouti à des condamnations à Taïwan.

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vendredi, 27 février 2009

British Armed Forces

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La Russie et les défenses antimissiles

La "Missile Defense" et la possible implantation d'armes antimissiles américaines en Europe centrale, avec le soutien unanime des pays membres de l'OTAN, alimentent un débat stratégique feutré au sein du monde de la défense. Chercheur à l'Institut Français de Géopolitique (Paris VIII), spécialiste des politiques de défense et de sécurité dans l'espace ex-soviétique, Michel GUÉNEC répond à nos questions sur le thème des systèmes antimissiles russes.


LA RUSSIE S'OPPOSE AVEC VÉHÉMENCE À L'IMPLANTATION DE SYSTÈMES ANTIMISSILES AMÉRICAINS EN EUROPE CENTRALE. PARADOXALEMENT, ELLE EST LE SEUL PAYS, DE L'ATLANTIQUE À L'OURAL, À DÉPLOYER UN SYSTÈME GLOBAL DE DÉFENSES ANTIMISSILES. QUELLES ONT ÉTÉ LES ÉTAPES PARCOURUES DEPUIS LE RÉSEAU « GALOSH » DE L'ÈRE SOVIÉTIQUE ?

Avec le système Galosh la Russie est historiquement le seul pays, avec les Etats-Unis, à avoir développé et déployé un système d'antimissiles balistiques (ABM) dès le début des années 1960, avant même que START I n'autorise ce type de déploiement en 1972. Déployé autour de la grande couronne de Moscou, ce réseau est aujourd'hui très dégradé, mais il est en train de retrouver lentement une nouvelle jeunesse après la création l'année dernière d'un premier régiment de S-400 (SA-21) dans la banlieue de la capitale.

En Russie, la défense ABM est du ressort, depuis le 1er juin 2001, des « Forces spatiales militaires », qui n'est pas une « armée », au même titre que la marine ou l'armée de Terre, mais ce que l'on appelle en Russie une « arme indépendante » (1). Celles-ci sont en charge de l'exploitation du domaine spatial militaire, de la défense aérienne de zone et de l'alerte contre les missiles stratégiques (2). Elles sont donc organisées en plusieurs branches (spatiale (3), alerte avancée et défense aérienne). C'est cette dernière, la branche « défense aérienne » (VKO), qui est en charge de la défense statique des zones et des implantations militaires stratégiques, dont la ville de Moscou (3ème armée de VKO). Cette zone de défense s'appuie sur un radar de gestion du champ de bataille Don-2N et un centre de commandement, implanté à Sofrino, dans la banlieue de la capitale, et s'étend en trois cercles défensifs constitués de missiles nucléaires en silos à long et moyen rayon d'action de type 51T6 Gorgon et 53T6 Gazelle, et conventionnels du type S-300 (SA-10 et SA-12) et, depuis peu, S-400 mobiles, je viens de l'évoquer. Les deux premiers systèmes, trop anciens (installés dans les années 1970 et au début des années 1980), ne seront probablement pas modernisés. Quant aux S-400, très coûteux, ils n'arrivent dans les unités qu'au compte-gouttes et sans être équipés de leur nouveau missile, toujours en cours de développement, mais avec celui du S-300. La raison première de l'arrivée en parc du S-400 ne tiendrait pas à des capacités militaires supérieures à celles de son prédécesseur, mais au fait que ce système d'armes est trois fois moins « gourmand » en personnel. Ces missiles S-300 et S-400, contrairement aux Gorgon et aux Gazelle, et comme le Patriot, est avant tout un missile anti-aérien à capacité ABM. On les trouve donc aussi en service dans les armées de l'Air et de Terre où ils protègent les troupes sur le terrain, les bases aériennes, les dépôts d'armes, etc. selon la presse, le S-400 sera ainsi déployé dans le long terme en protection de quelque 130 sites stratégiques (industriels, militaires, nucléaires, etc.).

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La réintégration de la France dans l’OTAN

Le gouvernement français a récemment fait part de son intention de réintégrer pleinement la France dans l'OTAN.

Il convient d'abord de bien préciser de quoi il s'agit. Nous sommes en effet déjà rentrés dans un nombre non négligeable de comités ou organismes de l'OTAN ; les seuls dont nous sommes toujours absents, c'est d'abord celui des Plans de défense, c'est en deuxième lieu, le Commandement militaire permanent intégré, c'est enfin le Groupe des plans nucléaires. Il s'agit donc des deux premiers ci-dessus mentionnés, à l'exclusion du dernier, qu'il n'est heureusement pas question de réintégrer du fait de l'existence de notre force atomique. Mais les deux structures concernées sont loin d'être sans importance.

Pour juger de l'opportunité de ce « retour », il importe d'abord de rappeler les vues du général de Gaulle sur l'OTAN en général.

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Après la crise financière, la guerre civile ? Préparez-vous à "quitter votre région"...

La crise économique et financière va-t-elle dégénérer en violentes explosions sociales ? En Europe, aux Etats-Unis ou au Japon, la guerre civile est-elle pour demain ? C'est le pronostic quelque peu affolant que dressent les experts du LEAP/Europe 2020, un groupe de réflexion européen, dans leur dernier bulletin daté de mi-février.

Dans cette édition où il est question que la crise entre, au quatrième trimestre 2009, dans une phase de "dislocation géopolitique mondiale", les experts prévoient un "sauve-qui-peut généralisé" dans les pays frappés par la crise. Cette débandade se conclurait ensuite par des logiques d'affrontements, autrement dit, par des semi-guerres civiles. "Si votre pays ou région est une zone où circulent massivement des armes à feu (parmi les grands pays, seuls les Etats-Unis sont dans ce cas), indique le LEAP, alors le meilleur moyen de faire face à la dislocation est de quitter votre région, si cela est possible."

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Londres tenté d’abandonner l’Airbus militaire A400, au profit du C-17

Une commission parlementaire britannique a demandé au gouvernement d'étudier un éventuel abandon de l'A400M, développé par EADS, en raison des importants retards de ce programme d'avion européen de transport militaire.

Londres a prévu d'acheter 25 exemplaires de l'avion de transport militaire européen A400M. Au total, EADS a enregistré 192 commandes, dans 9 pays. Un minimum pour assurer la viabilité financière de ce programme qui connaît de plus en plus de déboires et qui prend constamment du retard. L'avion, dont les premières livraisons étaient attendues pour 2009, ne sera disponible qu'en 2012/2013.

Ces retards, outre les problèmes industriels et économiques qu'ils posent, ont de graves répercussions sur le plan militaire. Les flottes de transport tactique européennes sont vieillissantes et peinent à remplir les missions exigeantes et croissantes qui leur sont confiées. Les Transall et les Hercules sont en fin de vie. Chaque déploiement extérieur oblige les Britanniques, mais aussi les Français et les Allemands, à recourir à la flotte US de gros porteurs ou à louer des appareils civils russes.

Le ministre britannique des marchés publics de la Défense, Quentin Davies, avait déclaré, en janvier, qu'il n'excluait aucune option pour l'A400M. L'état-major britannique étudierait la possibilité de prolonger la vie de ses C-130 Hercules de Lockheed Martin ou d'acheter d'autres avions-cargos C-17 de Boeing (la RAF en possède déjà quatre).

Le C-17, un quadriréacteur capable de transporter 76 tonnes de fret et dont près de 200 exemplaires volent déjà, a été commandé en 2008 à 15 exemplaires par l'US Air Force et en février 2009 à 4 exemplaires par les Émirats arabes unis. Ce qui va maintenir en activité la chaîne de production jusqu'en 2011. Et va relancer la compétition avec l'A400M.

Source du texte : OUEST-FRANCE

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mercredi, 25 février 2009

UK : L'armée combat des djihadistes "britanniques" en Afghanistan

Les soldats britanniques engagés en Afghanistan sont confrontés à ce que des officiers qualifient de "mini-guerre civile surréaliste" les mettant aux prises à des jeunes venus de Grande-Bretagne soutenir les talibans, rapporte The Independent. "Les communications entre talibans qui ont pu être interceptées montrent que des djihadistes britanniques, certains parlant avec un accent des West Midlands, sont actifs dans la province d'Helmand et ailleurs dans le sud de l'Afghanistan", explique le quotidien, qui s'appuie sur un document d'une agence de sécurité officielle.

uk.jpg"Le document affirme que le nombre de jeunes musulmans britanniques 'qui semblent être des djihadistes engagés' et voyagent pour commettre des violences extrémistes a augmenté, le Pakistan et la Somalie étant les destinations les plus fréquentes", ajoute le journal. Un Londonien d'origine somalienne a récemment commis un attentat suicide en Somalie. Dans les communications de leurs adversaires qu'interceptent les forces britanniques, les combattants qui soutiennent les talibans parlent pachto, ourdou ou pendjabi mais se mettent souvent à parler anglais. La plupart d'entre eux seraient passés par des camps d'entraînement au Pakistan avant de venir combattre les Britanniques.

 

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