dimanche, 30 novembre 2008

"Stalingrad" (1/6) de Joseph Vilsmaier (1993)

A la fin de l'année 1942, les armées d'Hitler s'avancent très loin en territoire soviétique. Leur objectif principal est Stalingrad. Face à une résistance russe acharnée et victime d'un hiver terrible à laquelle elle n'était pas préparée, la VIe Armée subit de lourdes pertes. Pendant qu'Hitler clame victoire à la radio, ses hommes comprennent que la ville va devenir pour eux un enfer d'acier et de sang. Le film relate la bataille de Stalingrad, vue du côté allemand, en suivant le parcours au front du Lieutenant Hans von Witzland et de ses hommes. L'histoire débute avec leur montée au front, puis les suit dans l'enfer des combats, où ayant perdu la moitié des hommes du peloton et après avoir été placé sous le commandement d'un capitaine sadique, le lieutenant mène ses hommes à travers les steppes gelées. Après leur encerclement par les forces soviétique, le groupe ira des tentatives de rebellions en tentatives de désertion puis, enfin, vers la mort.

Fort de moyens importants (une trentaine d'acteurs, 25.000 figurants, 100 cascadeurs, 22 poids-lourds, 45 camions, 20 camionnettes, 29 omnibus, 50 voitures, 10 traîneaux à moteur, 25 blindés tchèques, 18 blindés finlandais, 6 avions, un train, 8 tonnes d'explosifs, 200.000 munitions d'artillerie, 10.000 costumes), le film est tout d'abord une reconstitution historique impressionnante. Ensuite, il permet de suivre la vie d'hommes simples, de soldats allemands lors de cette bataille. Les combats, bien que présents, représentent une part moindre du film. Ce qui est mis en avant ici, ce sont les hommes, perdus dans la folie de la guerre avec leurs peurs, leurs ignorances, leurs doutes et la révolte qui gronde en eux. L'aspect "guerre", passe parfois au second plan et laisse la place à des dialogues entre soldats portant sur la nostalgie du pays, leur vision de la guerre, leurs tracas quotidiens et leur manière de faire face à l'horreur de la guerre. Ce film est un très beau tableau d'hommes abandonnés loin de chez eux par des dirigeants déconnectés de la réalité du terrain. Le récit et les dialogues ne tombent jamais dans le manichéisme ou l'apitoiement et offrent un regard nouveau et nuancé sur cette terrible bataille, tournant de la Seconde Guerre mondiale.

Lire la suite

Écrit par SG (Webmaster) dans > 2ème Guerre Mondiale, > Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : stalingrad, guerre, theatrum belli, barbarossa | | |  Facebook | |  Imprimer |

vendredi, 28 novembre 2008

En cas d'agression de la France par le Luxembourg, saurons-nous faire face ?

La réponse (peut être...) en cliquant sur l'image.

mode.jpg

Écrit par SG (Webmaster) dans > Armées, > France | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | | |  Facebook | |  Imprimer |

jeudi, 27 novembre 2008

Les nouveaux profils des espions à la française

De l'école de police à Sciences Po, les services de renseignement cherchent des ingénieurs, des traducteurs, des analystes financiers. Une «Intelligence Academy» française va voir le jour.

dcri.jpgLa conférence sur la migration des tribus pachtounes en Afghanistan s'achève dans les salons d'un hôtel parisien. L'orateur, jeune géopolitologue parlant le dialecte pour avoir séjourné dans la région, s'apprête à quitter la salle. Un inconnu l'aborde en lui dévoilant, sans plus de détail, qu'il travaille au ministère de l'Intérieur. Il aimerait le revoir pour profiter de son expertise ou, mieux encore, pour qu'il dresse un topo devant un groupe restreint de policiers. Ainsi «harponné», le conférencier peut se retrouver à traduire des interceptions téléphoniques dans des affaires antiterroristes. Ou devenir «honorable correspondant», le temps d'un contrat taillé sur mesure.

Lire la suite

Écrit par SG (Webmaster) dans > France, > Renseignement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dcri, dgse, espoins, espionnage, renseignement, services secrets | | |  Facebook | |  Imprimer |

Guerre civile finlandaise 1918 (1/4)

La guerre civile finlandaise est un épisode troublé de l'histoire de la Finlande qui fait à la fois partie de la Première Guerre mondiale (1914–1918) mais aussi de la vague révolutionnaire européenne (1917-1921) qui commence avec la révolution russe de 1917. La guerre civile s'est déroulée du 27 janvier 1918 à la mi-mai 1918, entre les "Rouges" (punaiset) sociaux-démocrates et les "Blancs" (valkoiset), c'est-à-dire des forces commandées par le sénat conservateur. Les "Rouges" étaient soutenus par la Russie bolchevique jusqu'au traité de Brest-Litovsk tandis que les "Blancs" bénéficiaient d'une assistance militaire de la part du IIème Reich allemand.

La défaite au cours de la première guerre mondiale et les révolutions de février et d'octobre 1917 avait provoqué un effondrement total de l'empire russe. A cette crise en Russie correspondit un effondrement similaire de la société finlandaise pendant l'année 1917. Les sociaux-démocrates à gauche et les conservateurs à droite se livraient bataille pour la direction de l'Etat finlandais, qui passa de gauche à droite en 1917. Les deux groupes politiques collaboraient avec les forces politiques de même bord en Russie, renforçant encore la division interne au pays.

Alors qu'à partir de mars 1917 n'existait plus en Finlande aucune force de police ou militaire acceptée pour maintenir l'ordre, la gauche comme la droite commencèrent à mettre sur pied leurs propres forces de sécurité, menant à l'émergence de deux corps militaires distincts et indépendants, la Garde Blanche et la Garde Rouge. Une atmosphère de violence politique et de peur crût rapidement parmi les Finlandais. Des combats éclatèrent au cours de janvier 1918 en raison d'actions menées tant par les Rouges que les Blancs dans une escalade tant militaire que politique.

Les Blancs gagnèrent la guerre aux dépens des rouges, ce qui contribua, au lendemain de la crise de 1917-18, à mettre fin à l'hégémonie russe sur la Finlande et à faire passer le pays dans la sphère d'influence allemande. Le Sénat essaya alors d'établir une monarchie constitutionnelle en Finlande dirigée par un roi allemand mais au lendemain de la défaite allemande, la Finlande devint finalement une république indépendante et démocratique.

La guerre civile demeure l'événement le plus controversé et le plus chargé d'émotion de l'histoire moderne de la Finlande et de nombreuses divergences sont survenues sur le nom qu'il fallait lui donner. Environ 37.000 personnes sont mortes pendant ce conflit, y compris les pertes sur les fronts, les décès causés par les campagnes de terreur politique et la forte mortalité dans les camps de rétention. Les troubles avaient détruit l'économie, coupé en deux la classe politique et durablement divisé, pour de nombreuses années, la nation finlandaise. Le pays s'est lentement réunifié grâce aux compromis passés par les groupes politiques modérés aussi bien à gauche qu'à droite de l'échiquier politique.

Lire la suite

Écrit par SG (Webmaster) dans > Europe, > Vidéo Belli, GUERRES (Typologies), HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | | |  Facebook | |  Imprimer |

La piraterie profite aux sociétés privées de sécurité

En 2008, les pirates somaliens ont attaqué une centaine de navires, soit deux fois plus qu’en 2007. Une menace grandissante qui fleure bon les affaires pour les sociétés privées de sécurité. Aegis Defense Services, ArmorGroup, Asia Risk Solutions, Blackwater : toutes partent désormais, pour le compte d’armateurs, en guerre contre les pirates. En échange de monnaie sonnante et trébuchante.

Depuis la mi-octobre, la firme américaine privée de sécurité Blackwater Worldwide, connue pour ses activités très controversées en Irak, a mis son propre navire de soutien, le McArthur, à disposition des bâtiments victimes de piraterie dans le golfe d’Aden. Reconfiguré en 2006 par Blackwater, ce bâtiment de 46,6 mètres est conçu pour soutenir des actions militaires et de sécurité. Il dispose d'un pont d'envol pour hélicoptères et d’une réserve de 15.500 litres de combustible. Parallèlement, la filiale aviation de la société propose des escortes d’hélicoptères et le service de pilotes.

Lire la suite

Écrit par SG (Webmaster) dans > Piraterie | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : blackwater, secopex | | |  Facebook | |  Imprimer |

Bavure de la marine indienne dans le Golfe d'Aden

Croyant lutter contre des pirates, la marine indienne a coulé, la semaine dernière, un bateau qui s'est avéré être un chalutier thaïlandais. 14 marins sont portés disparus, seul un survivant a été repêché.

PIR1.jpgLa nouvelle avait fait la fierté de la presse indienne. Las, le bateau pirate envoyé par le fond, la semaine dernière par la frégate indienne «INS Tabar», était en réalité un chalutier thaïlandais, capturé quelques heures auparavant par des pirates au large du Yémen. Aucun des pirates qui se trouvaient sur le bateau de pêche n'a été retrouvé. Sur les 16 membres d'équipage du chalutier, l'un a été retrouvé mort et 14 autres sont portés disparus. Seul un survivant, un marin cambodgien, a été repêché, après avoir dérivé pendant quatre jours, après la confrontation entre l' «INS Tabar» et le chalutier «Ekawat Nava 5». Selon son témoignage, tous ses collègues, à l'exception du capitaine du chalutier et d'un traducteur, avaient été ligotés par les pirates.

Lire la suite

Écrit par SG (Webmaster) dans > Piraterie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | | |  Facebook | |  Imprimer |

L'armée française teste des blindés antimines

Deux véhicules blindés antimines de fabrication américaine sont actuellement testés à Angers par l'armée de terre française qui prévoit de les utiliser en Afghanistan, a-t-on appris de source militaire.

Ces véhicules de type Buffalo, dotés d'un blindage très résistant et destinés à "ouvrir les itinéraires" sont en phase de test depuis lundi à l'Etablissement technique d'Angers (Etas). Ces tests devraient durer une quinzaine de jours.

L'armée de terre française a fait l'acquisition peu avant l'été de cinq véhicules de ce type, fabriqués par la société américaine Force Protection.

Le Buffalo, qui pèse environ 20 tonnes, est conçu pour résister aux embuscades et aux mines. Long de 8,2 mètres et large de 4 mètres, il est équipé d'un bras articulé pour déplacer les objets potentiellement dangereux.

Cet engin est utilisé par l'armée américaine depuis 2003 en Irak mais aussi en Afghanistan, où les mines artisanales déposées sur les pistes sont responsables de la majorité des victimes déplorées par les forces de la coalition présente dans ce pays.

Écrit par SG (Webmaster) dans > Afghanistan, > Armées, > Armes et armement, > France | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | | |  Facebook | |  Imprimer |

mercredi, 26 novembre 2008

L'armement militaire dans l'Antiquité (1/3)

Lire la suite

Écrit par SG (Webmaster) dans > Armes et armement, > Vidéo Belli | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | | |  Facebook | |  Imprimer |

Ce soir sur la RTBF : A quoi sert l'armée belge ?

Ce mercredi soir à 20h20 dans "Questions à la une" la grande réforme de l’armée belge : humanitaire, ou guerrière ? A moins qu’il ne faille tout simplement la supprimer ? Pour une fois, l’armée n’a pas été la grande muette. La Défense Nationale s’est exprimée sur la réforme qui la touche avec la plus grande transparence.

belges.jpgElle a ouvert les portes de ses casernes et des ses champs d’opération (Afghanistan, Kosovo, notamment) à l'équipe de "Questions à la une".

Par coïncidence, la presse de ce mardi matin fait grand écho d’un DVD parvenu à nos collègues de la VRT et de VTM : dans un message en arabe, trois hommes masqués et armés, apparemment membres d’une organisation islamiste terroriste, menacent notre pays d’attentats et de bains de sang. En, cause : la présence de militaires belges et d’avions F16 en Afghanistan.

Tout le débat est là : quelle est la place de notre armée dans le monde ? A quoi doit-elle servir ? Une armée, pour quoi faire ? Telle est la question posée ce soir dans "Questions à la une" par Jean-Christophe Willems et Bernard Juncker.

Lire la suite

Écrit par SG (Webmaster) dans > Armées, > Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | | |  Facebook | |  Imprimer |

L'impossible mission de dissuasion militaire dans un océan Indien livré aux pirates

Une dizaine de navires entre les mains des pirates, 2 millions de kilomètres carrés de mer à surveiller au large d'une côte livrée au chaos, cent trente-trois attaques recensées depuis janvier, trente-neuf piratages effectifs... Le vice-amiral Gérard Valin, commandant les forces françaises dans l'océan Indien, se demande comment gagner la bataille contre les pirates somaliens. "Ils ont des lance-roquettes, des GPS, des téléphones satellite. Ils connaissent nos méthodes, les règlements internationaux. Ce ne sont pas des amateurs", constate-t-il, lundi 24 novembre, à quelques heures du départ de la frégate de surveillance Nivôse. Le bâtiment français escortera deux navires dans le golfe d'Aden.

pir33.jpg"Désormais, il n'existe plus de zone sûre, assure le vice-amiral. On ne peut pas sécuriser ce secteur, il est trop vaste, il n'existe pas de bouclier parfait. Donc, les pirates vont continuer..." Et depuis la fin de la mousson, ils semblent s'enhardir. En témoigne l'arraisonnement, mi-novembre, du supertanker saoudien Sirius-Star. Du jamais-vu dans les annales de la piraterie.

Lire la suite

Écrit par SG (Webmaster) dans > Piraterie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | | |  Facebook | |  Imprimer |

Toutes les notes