jeudi, 29 mai 2008
Les nouvelles menaces contre la France
Le livre blanc sur la défense, que le président Sarkozy s'apprête à publier, fait le point sur les risques auxquels notre pays est exposé. Le Figaro lève le voile sur ce document clé.
La première fit tomber en une nuit le mur de Berlin, en 1989. La seconde fit voler en éclats le communisme et l'URSS en 1991. La troisième fit s'effondrer les tours du World Trade Center de New York en septembre 2001. Trois "surprises stratégiques" qui ont profondément changé le monde. Sans entraîner de rupture grave, les essais nucléaires pakistanais en 1998 ou la découverte d'un réacteur atomique en Syrie probablement fourni par la Corée du Nord et détruit par Israël en septembre 2007, ont aussi débarqué de façon impromptue sur l'échiquier international.
L'histoire est jalonnée de ce type d'événements qui prennent une forme à laquelle nul n'avait jamais songé. "Mais aujourd'hui, explique Bruno Tertrais, chercheur à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS) à Paris, la surprise est devenue un élément structurant du contexte stratégique."
Tous les quinze ans environ, le gouvernement français demande à une commission d'experts de rédiger un livre blanc pour définir une stratégie globale de défense, basée sur une analyse des risques qui menacent la France. Le précédent date de 1994. Le chef de l'État, Nicolas Sarkozy, doit présenter le 17 juin les conclusions du nouveau livre blanc, sur lequel une trentaine de spécialistes planchent depuis neuf mois.
1994-2008 : entre les deux documents, le contexte stratégique mondial a changé de façon dramatique. Et avec lui, les ennemis. Il y a quatorze ans, le monde s'adaptait à la sortie de la guerre froide. L'ordre bipolaire avait vécu. Paris s'inquiétait de l'explosion des guerres balkaniques, mais avait bon espoir que la Russie de Boris Eltsine, libérée du joug communiste, rejoigne le camp démocratique et européen. Vu d'Occident, le monde allait plutôt bien. L'Europe avait de grandes ambitions. L'espoir dominait au Proche-Orient. Rien d'étonnant, donc, à ce que le précédent livre blanc mette l'accent sur la nécessité d'accompagner la transition des pays d'Europe centrale et orientale, qu'il souligne avant tout les risques de prolifération nucléaire et qu'il s'inquiète des extrémismes religieux et nationalistes.
L'Asie, principal cauchemar des stratèges
Aujourd'hui, le contexte est sombre comme il l'a rarement été. Depuis les attentats du 11 septembre 2001 perpétrés par al-Qaida aux États-Unis, le terrorisme a brusquement changé d'échelle. Il s'est aussi déterritorialisé, jusqu'à prendre racine au cœur des pays occidentaux. Les Anglo-Saxons parlent de "home ground threat" pour désigner les populations ayant épousé l'idéologie islamiste et menaçant directement le pays dans lequel elles sont installées.
La France, qui ne se connaît pas d'adversaire étatique déclaré, est particulièrement concernée par le terrorisme. L'ancien GSPC algérien (Groupe salafiste pour la prédication et le combat) devenu en 2007 al-Qaida au pays du Maghreb islamique (AQMI), l'a nommément désignée comme ennemi.
L'arme nucléaire, surtout si l'on imagine qu'elle puisse un jour être utilisée par des terroristes, est un sujet de préoccupation constante depuis la découverte, en 2003, du réseau pakistanais du Dr Khan, qui, en essaimant jusqu'en Libye et en Corée du Nord, a révélé l'ampleur de la prolifération atomique. L'inquiétude a été aggravée par l'incapacité de la communauté internationale à stopper le programme nucléaire iranien.
Au conflit israélo-palestinien se sont ajoutées la guerre en Irak, la crise libanaise et ses connexions syriennes et iraniennes, sans compter l'instabilité en Arabie saoudite et en Égypte. Les nouvelles du Moyen-Orient sont d'autant plus mauvaises que les conflits sont désormais interconnectés, et en partie rythmés par les activités diplomatiques et guerrières du Hezbollah. Malgré les tentatives de réformes politiques au Maroc, la situation au Maghreb ne s'est pas améliorée depuis 1994 : les réseaux terroristes se sont, au contraire, consolidés.
L'Asie qui, depuis le début des années 1990, a renforcé sa posture stratégique, donne des cauchemars aux stratèges. Taïwan vit désormais sous la menace directe des missiles balistiques chinois, sciemment dirigés vers l'île pour empêcher toute velléité d'indépendance. Le contentieux entre la Chine et le Japon, qui sommeille aujourd'hui, peut à tout moment se réveiller. Malgré les efforts de l'Administration américaine, la question de la Corée du Nord et de son programme nucléaire n'est pas résolue. Et personne ne peut exclure une nouvelle guerre entre l'Inde et le Pakistan, deux puissances nucléaires.
Tout cela a un impact direct chez nous. "Rien de ce qui se passe de majeur dans cette région ne peut nous être étranger", prévient Thérèse Delpech, directeur des Affaires stratégiques au Commissariat à l'énergie atomique (CEA) et membre de la commission sur le livre blanc. Un événement important en Asie aurait des conséquences économiques et financières immédiates dans le monde occidental et donc en France. Mais il aurait aussi, en raison de la mondialisation, des conséquences au Proche-Orient et au Moyen-Orient, une zone d'influence de la France où elle peut être amenée, comme au Liban avec la Finul, à intervenir pour secourir la paix.
Déception, également, du côté de la Russie, que l'Occident rêvait d'intégrer dans son espace. La rhétorique antioccidentale du Kremlin, ses tentatives d'empêcher l'Ukraine de rejoindre le Partenariat pour la paix de l'Otan, sa diplomatie énergétique agressive ont alourdi les relations entre la Russie et l'Europe. De Moscou à Pékin, en passant par Téhéran, "nous assistons au retour des politiques de puissance, assises sur de fortes pressions nationalistes", déplore Thérèse Delpech.
Le contexte est d'autant plus inquiétant qu'il s'accompagne, selon cette experte des questions stratégiques, d'un "déclin de l'influence américaine dans le monde". L'optimisme dont était entouré, en 1994, le mandat de Bill Clinton, a depuis été tempéré par l'embourbement de la puissance américaine en Afghanistan et en Irak.
17 ans après la fin de la guerre froide, le risque d'un conflit interétatique auquel serait mêlée la France est considéré comme minime par les experts. En revanche, la France, à qui le siège permanent dont elle dispose au Conseil de sécurité des Nations unies donne des responsabilités particulières, "devra se projeter dans les années qui viennent dans des conflits plus étoffés, type Afghanistan, avec une nette tendance au durcissement", affirmait récemment le chef d'état-major des armées, le général Jean-Louis Georgelin, lors d'un colloque consacré à la défense.
Les dangers de la cyberguerre
Absentes du précédent livre blanc, le document 2008 s'attarde longuement sur deux menaces d'un genre nouveau. D'abord, les cyberattaques, c'est-à-dire les agressions menées via le réseau Internet qui ciblent les centres de commandement ou les données essentielles détenues sur ordinateur. "Le cyberespace s'est affirmé comme le cinquième espace de batailledans le monde", explique Bruno Tertrais. Les grands États, notamment les États-Unis, investissent massivement dans le cyberespace.
Certains pays, notamment la Russie, n'hésitent plus à lancer des cyberguerres. Parce qu'elle voulait retirer du centre-ville un monument à la gloire de l'ancienne Armée rouge soviétique, l'Estonie s'est attiré les foudres de Moscou en 2007. Pendant plusieurs jours, les sites stratégiques du pays ont été pris d'assaut par des pirates russes. Ces derniers ont lancé, de plus, plusieurs attaques contre le Pentagone américain.
Ensuite, le livre blanc s'inquiète des changements climatiques, dont les conséquences sur les agricultures des pays pauvres, au Moyen-Orient ou en Afrique, risquent d'affecter directement la France, en termes de pression migratoire notamment. D'un livre blanc à l'autre, beaucoup d'illusions ont été emportées par les eaux du tsunami qui s'est abattu sur les côtes du Sud-Est asiatique en 2004 ou balayées par le cyclone Katrina qui a ravagé la Nouvelle-Orléans en 2005. Dans la même catégorie de menaces, les experts classent aussi les pandémies, qu'elles soient d'origine naturelle, comme la grippe aviaire, ou terroriste, par le biais d'une attaque bactériologique.
Pour faire face à ce type de menaces, la France est-elle suffisamment armée ? Puissance nucléaire militaire, elle possède aussi la capacité d'intervenir hors de ses frontières. Le nombre important d'attaques terroristes qui ont été déjouées sur le sol français depuis 2001 et le fait qu'il n'y ait pas eu d'attaque majeure sur le territoire depuis 1995 rappellent que la France sait répondre au risque terroriste, en s'appuyant notamment sur le renseignement humain. Mais ce n'est pas assez pour se rassurer. "Sept ans après septembre 2001, le système et les procédures françaises ne me semblent pas optimisés pour faire face à une crise intérieure majeure, qu'il s'agisse de terrorisme, de pandémie ou de catastrophe naturelle", prévient Bruno Tertrais.
Informés par le livre blanc de la réalité des menaces, l'armée et les services de sécurité vont désormais mener les adaptations nécessaires. Reste à savoir comment la France mariera, dans le détail, l'analyse des experts à la rigueur budgétaire.
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3 générations de G.I's
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mercredi, 28 mai 2008
Les grandes oreilles de l'Oncle Sam
Cela fait 50 ans que les Etats-Unis ont mis le monde entier sur écoute, ennemis comme amis. Des événements obscurs de l'histoire s'éclairent quand on découvre les secrets de la National Security Agency.
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mardi, 27 mai 2008
Vient de paraître : La Guerre du Péloponnèse
Aucun conflit, dans l'Histoire, n'est aussi riche d'enseignements pour notre époque que la guerre du Péloponnèse : cette conviction est au cœur de l'enquête menée par l'historien Victor Davis Hanson sur la lutte qui opposa, il y a près de 2500 ans, Sparte et Athènes.
Car la guerre du Péloponnèse préfigure nombre de conflits modernes : ce fut un affrontement titanesque entre deux superpuissances et leurs alliés, une sorte de guerre mondiale à l'échelle de la Grèce ancienne ; ce fut aussi une sanglante guerre civile, puisqu'elle mit aux prises des hommes qui adoraient les mêmes dieux et parlaient la même langue ; ce fut surtout une guerre sale, qui inventa de nouvelles méthodes de terreur, bien éloignées du traditionnel combat d'hoplites. Sièges, coups de main, meurtres d'otages, massacres de civils et de prisonniers s'enchaînèrent pendant 27 ans, jusqu'à la capitulation d'Athènes : la Grèce de l'âge d'or n'était plus.
Pour raconter le premier conflit total de l'Histoire, ce livre, s'inspirant de Thucydide, nous fait toucher du doigt la chair même de la guerre : le sort d'Athènes livrée à une peste meurtrière, l'effroi d'assiégés mourant de faim, le recours à d'effroyables techniques militaires, le désespoir de généraux illustres comme la mort, loin de chez eux, d'humbles soldats paysans...
Lire aussi sur TB :
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Feu vert pour l'accord stratégique UE-Russie
Après deux ans de tergiversations, les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont approuvé le lancement de pourparlers avec Moscou pour définir un nouveau partenariat stratégique.
Les ministres des Affaires étrangères de l'Union Européenne ont approuvé lundi 26 mai le lancement de négociations avec Moscou sur un nouvel accord de partenariat stratégique UE-Russie, a indiqué la présidence slovène de l'UE.
Ce feu vert doit permettre de donner le coup d'envoi formel à ces négociations lors du sommet UE-Russie des 26 et 27 juin en Sibérie, auquel participera pour la première fois le nouveau président russe Dmitri Medvedev.
Il met fin à presque deux ans de pourparlers intra-européens : la Pologne s'était d'abord longuement opposée au démarrage des négociations avec Moscou, puis la Lituanie.
Après des semaines de tractations avec Vilnius, un compromis avait été trouvé mercredi au niveau des ambassadeurs de l'UE, que les ministres n'ont fait qu'avaliser lundi, sans s'engager dans de nouvelles discussions.
La Lituanie exigeait des garanties
Pour approuver le mandat nécessaire aux Européens pour le lancement des négociations, les Lituaniens exigeaient de l'UE qu'elle s'engage par écrit à ne pas oublier leurs inquiétudes, notamment en matière de sécurité de ses approvisionnements énergétiques, pour lesquels elle dépend à 90% de Moscou.
Autre point fondamental pour la Lituanie, l'UE a accepté de s'engager à tout faire pour résoudre les "conflits gelés" autour des républiques séparatistes géorgiennes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud. Un sujet devenu depuis deux mois un grand contentieux entre Russes et Occidentaux.
Grâce à ces concessions, les grandes lignes directrices que devra suivre la Commission pendant ces négociations ont pu être approuvées par tous les Etats membres, ce qui permet d'engager les pourparlers.
De l'avis de nombreux diplomates européens, les négociations devraient durer des mois et être difficiles.
Remplacer l'accord de 1997
Les Européens veulent arriver à un accord de "partenariat stratégique" pour remplacer l'accord actuel, signé en 1997, quand la Russie se remettait à peine de l'effondrement de l'URSS et que l'UE n'avait pas encore de frontières communes avec elle.
Maintenant que la Russie se veut à nouveau une grande puissance et que l'Etat a repris le contrôle d'hydrocarbures extrêmement lucratifs, les tensions avec les Européens se sont multipliées - la Géorgie n'est qu'un exemple - sur fond d'échanges économiques en plein boom.
Parmi ces tensions : l'énergie. Les Européens, inquiets de leur dépendance croissante, veulent garantir leurs approvisionnements en investissant dans la production russe et en obligeant Moscou à plus de transparence dans ce secteur contrôlé par le Kremlin.
Source du texte : NOUVEL OBS
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lundi, 26 mai 2008
Bruno Tertrais : Iran, la prochaine guerre
Voilà un petit livre bien utile pour faire le point sur la crise iranienne. Composé dans un style clair et nerveux, il a l’immense mérite de reprendre point par point, en les ordonnant, les données parfois trop confuses livrées par les médias traditionnels. Car la marche de l’Iran vers la possession de l’arme nucléaire est un des grands facteurs déstabilisateurs à court terme qui nous menace.
L’auteur, qui plus est, n’est pas vraiment le premier venu : spécialiste de stratégie nucléaire, il a notamment écrit deux ouvrages sur le sujet, "La France et la dissuasion nucléaire", ainsi qu’un Que Sais Je ?, "L’arme nucléaire". C’est donc un connaisseur averti qui nous met en garde, mais en termes clairs et avec la volonté affichée de s’adresser à tous.
Son argumentaire est le suivant : l’Iran est techniquement en mesure, si le régime le souhaite et fait fi des pressions diplomatiques, de fabriquer sa première arme dés 2009 ; cet état de fait entraînera une escalade prolifératrice dans la région, voire achèvera toute l’organisation bâtie autour du TNP, ouvrant ainsi la voie aux pires incertitudes ; la République Islamiste ne peut en aucun cas être comparée à Israël ou à l’Inde et sa quête de l’arme ultime ne repose sur aucun fondement sécuritaire valable ; les éléments "modérateurs" qui pourraient exister en Iran, et sur lesquels certains, en Occident, fondent tant d’espoirs ne le sont pas tant que ça ; le régime, persuadé que les Américains sont trop occupés ailleurs pour intervenir militairement, est tout à fait prêt, politiquement et psychologiquement, à forcer les choses ; ceux qui pensent que l’adage selon lequel "l’atome rend sage" est juste se trompent sur le fond et plus encore lorsqu’il s’agit de l’Iran révolutionnaire, marqué par une "culture de mort" et l’exaltation du martyr ; Israël ripostera de toute façon à l’annonce par Téhéran de sa possession d’armes atomiques, d’une part en dévoilant officiellement l’existence de son propre arsenal, d’autre part en procédant à des frappes aériennes, avec ou sans les USA (quoique l’auteur émet de forts doutes sur l’efficacité des bombardements menés par le seul État hébreu).
À ce noir constat, Tertrais propose comme seules issues possibles deux scénarios tout aussi sombres : le premier verra les Américains se lancer dans une campagne aérienne brève, mais intense qui, au mieux, retardera autant que possible l’effort iranien "en espérant que des changements politiques puissent avoir lieu dans le pays d’ici là" (ce qui semble un peu mince et aléatoire comme objectif…) ; le second prévoit une escalade nucléaire généralisée, l’agonie du TNP et, au final, un échange atomique entre Téhéran et Tel-Aviv.
L’argumentaire est assez implacable, fondamentalement pessimiste, et l’auteur condense en fait dans son ouvrage les réflexions qu’il a pu livrer au cours des nombreuses interviews données sur le sujet. Bien sûr, le lecteur pourra y discerner quelques éléments contestables : le caractère inéluctablement suicidaire du régime iranien ou la négation absolue du principe qui veut que la possession de l’arme ultime pousse à la sagesse (le général Claude Le Borgne signe d’ailleurs une chronique assez critique du "Que Sais Je ?" mentionné plus haut dans le numéro d’avril 2008 de la revue Défense Nationale ; il y dénonce notamment le pessimisme excessif de Bruno Tertrais ainsi que ses positions sur ce principe).
De même, son argumentation sur le refus d’accorder à l’Iran le droit au nucléaire militaire, si elle est juste dans l’ensemble (objectivement, aucune menace d’anéantissement ne justifie l’impérieuse nécessité pour l’Iran de se munir en urgence d’un arsenal de ce type), se trouve amoindrie par une saillie comme "un tel régime a-t-il véritablement droit à la sécurité ?".
On peut détester le soutien iranien au terrorisme et être révulsé par les appels incessants de ses dirigeants à la destruction d’Israël, mais contester à tel ou tel régime, internationalement reconnu, le droit à la sécurité revient à ouvrir une porte bien hasardeuse qui montre le flanc à la critique. Dommage, car, pour le reste, on se prend assez vite à partager les angoisses de l’auteur sans aller jusqu’à acter l’échec inéluctable de la voie de la négociation et les frappes aériennes comme la seule issue possible à moindres frais (si l’on peut parler ainsi).
Source du texte : THÉATRE DES OPÉRATIONS
Écrit par SG (Webmaster) dans > Iran, > Livres-Revues | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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"Les Cadets" d'Ernst von Salomon réédité
Le héros de ce récit a onze ans quand il franchit les grilles de l’Institut du corps royal des Cadets de Karlsruhe un jour de novembre de 1913. Rêvant à la gloire de leurs aînés qui tombent dans les tranchées, ces futurs soldats poursuivent sans trêve leur entraînement jusqu’à la dissolution de leur corps exigée par les vainqueurs après l’armistice de 1918. Ernst von Salomon livre son témoignage, brut et bouleversant d’une éducation, destinée à former les cadres de l’armée impériale.
Ce document vibrant et authentique sur le militarisme allemand du début du XXe siècle, dans la lignée d’un Ernst Jünger, permet de mieux cerner l’itinéraire et la personnalité de l’auteur des Réprouvés. Il est suivi d’une étude de Jean-Pierre Bonicco : "Ernst von Salomon ou le dernier des Prussiens".
Ernst von Salomon (1902-1972) est l’auteur de plusieurs livres majeurs de la littérature allemande : Les Réprouvés (1930), La Ville (1932) et le célèbre Questionnaire (1951).
Écrit par SG (Webmaster) dans > 1ère Guerre Mondiale, > Armées, > Livres-Revues | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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Ukraine to make Crimean War pic
Ukraine’s defense chiefs are planning to put the historical record straight with a $20 million budget movie set during the Crimean war of the 1850s.
The film — about the siege of Sevastopol during the war between Russia and a British, French and Turkish allied force — will put the role of Ukrainian soldiers and sailors center stage.
A key purpose of the new film will be to challenge Sevastopol’s reputation as a Russian “city of glory,” according to Vladlen Litvinenko, head of the Ukrainian defense ministry television and radio service.
Ukraine, which gained its independence from centuries of Russian control in 1991 and only recently emerged from Russian influence during its peaceful Orange Revolution of 2004, is keen to assert its unique national heritage.
News of the new project emerged on the eve of Russia’s biggest annual public holiday, Victory Day, which celebrates the major Soviet role in defeating Nazi Germany in 1945.
Sevastopol — a key port city in the Crimean peninsula — was also subject to a lengthy siege by German forces in the Second World War and has since been numbered among the Russian wartime “hero cities” with a stone marking its status situated close to the Kremlin’s eternal flame war memorial.
Ukraine’s military history was widely considered part of Russia’s by many Russians and featured in many Russian films and television series, Litvinenko told newspaper Novie Region.
“Under such circumstances Ukrainians will soon hold ordinary Russian soldiers in higher regard than Ukrainian generals,” he said.
The new film — which the Defense Ministry hopes to start shooting in the autumn — will downplay Russia’s role and emphasize that most of the fighting took place between armed warships manned by Ukrainian sailors fighting the allied forces.
The move is part of a wider campaign in Ukraine to wrest control of cultural and cinematic markets from Russian dominance.
In January, new measures stipulating that films released cinematically in Ukraine had to be local language versions prompted an outcry by Russian and local distributors, particularly in the country’s eastern half where most people are ethnic Russians and speak Russian rather than Ukrainian.
But in a sign that the Defense Ministry is seeking to avoid confrontation with Russia, Litvinenko said the Crimean war film should be an international effort and that co-production funds would be sought from the Russian Defense Ministry and other countries involved in the historic conflict.
Écrit par SG (Webmaster) dans > Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : siège de sébastopol |
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Film russe sur le Kosovo (1/7)
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dimanche, 25 mai 2008
La CIA et le trésor de guerre japonais
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