lundi, 03 mars 2008
L'exemple par le haut
Jean Sarkozy, le fils du président de la République, se prépare à partir en Afghanistan avec l'armée française. Sous-lieutenant dans un régiment prestigieux, il est affecté dans une unité combattante, qui sera engagée contre les talibans. Reveillez-vous. Vous n'êtes pas du bon côté de la Manche. Dans notre République, le fils du président se présente aux élections cantonales dans le fief de son papa.
Au Royaume-Uni, Harry, le fils de l'héritier de la Couronne, est parti se battre avec les troupes de son pays. Il sert au Household Cavalry Regiment, comme TAC-P, c'est-à-dire contrôleur aérien avancé, l'officier qui guide les frappes aériennes depuis le sol. Une indiscrétion médiatique vient de le contraindre à abréger son séjour
au front, pour des raisons de sécurité. Son oncle Andrew - fils cadet de la Reine - avait déjà combattu durant la guerre des Malouines (1982) comme pilote d'hélicoptères.
Question : depuis combien de temps les enfants d'un président de la République, d'un Premier ministre, d'un ministre de la Défense français (de droite ou de gauche) n'a-t-il pas été engagé dans des opérations militaires réelles ? Sauf erreur de notre part, il faut remonter à Philippe de Gaulle, fils de Charles de Gaulle, qui combattit en 1944-45 au sein du Régiment blindé des fusiliers marins.
Il ne peut pas être totalement mauvais que les dirigeants (ou les souverains) d'un pays participent aux risques et à l'angoisse des familles, lorsque l'armée est envoyée à la guerre.
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Rappelons-nous Paul Doumer, élu à la présidence de la République en juin 1931 et assassiné en mai 1932. Ce responsable politique républicain perdit quatre de ces 5 fils (sur 8 enfants) durant la guerre de 1914-1918 : Marcel, tué en combat aérien, René, tué en combat aérien, André, tué devant Nancy, Armand gazé (meurt en 1923). Quant à Paul Doumer lui-même, il se mit, dès 1914, au service du général Gallieni, gouverneur militaire de Paris, dont il devint dans un moment crucial le directeur du cabinet civil. Le sénateur Doumer avait alors 57 ans. Il expliquait : "Je sais commander, je saurai obéir".
Source du texte : SECRET DEFENSE
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