dimanche, 20 janvier 2008
Bobby Fischer, le roi est mort
Un an par case. Le plus mythique chevaucheur des 64 cases est mort, étrangement, forcément, à 64 ans. Bobby Fischer s’en est allé, hier, en Islande. Reclus sur son île. Perdu après avoir fait cavalier seul, désarçonné par une histoire qui l’a fait trop vite rentrer dans l’Histoire. Claquemuré dans son monde échiquéen après avoir explosé des horizons, artistique ou politique.
Les échecs perdent à la fois leur roi scintillant et leur fou vacillant. Les échecs se découvriront sans le poids symbolique d’un personnage qui naviguait entre Zweig et Nabokov. Sans l’ombre encombrante d’un homme emprisonnant les échecs dans le complot et la perdition. Fischer ou le destin d’un homme-jeu, d’un destin hors-jeu.
L’homme contre le système
"Il a préfiguré le joueur pro, consacrant toute son énergie, seul, au jeu, dit le joueur d’échec français Joël Lautier. Le plus grand de tous les temps, battant vingt grands maîtres d’affilée, trustant huit titres de champion des Etats-Unis." Un génie "dont les parties furent ce qu’une symphonie inédite de Mozart serait à un amoureux du classique", souffle l’Anglais Nigel Short. Son plus beau récital, le taciturne créateur le donne à Reykjavík, en 1972. Au cœur de la guerre des deux mondes, lui, un yankee individualiste, un fantasque fantastique brise 24 ans d’hégémonie soviétique. Annihile une génération de suprématie intellectuelle du communisme, en retournant, façon aïkido, "cette gymnastique de l’esprit", dixit Lénine, contre ses promoteurs. Dans «ce match du siècle», face au Russe Boris Spassky, pur produit de l’école des pionniers, il laisse d’abord filer deux parties, peste contre l’échiquier, la taille des pièces, l’éclairage trop fort, le public trop proche. Puis le "loup de Brooklyn" referme le piège et déchiquette son adversaire. Il trône sur toutes les unes des journaux de la planète. Les ventes de jeu d’échecs doublent. Il incarne le triomphe de la liberté sur le bloc de l’Est. Après ? A force de jouer seul contre tous, on joue contre soi-même. Il a atteint son objectif ; refuse ceux qu’on veut lui assigner. Il décline les ponts d’or ; se fait éponger les dollars par une secte. Il rejette les conditions fixées pour rencontrer Anatoly Karpov, sera destitué de son titre en 1975. "Il a démoli la machine soviétique, mais n’a rien construit derrière", écrit Garry Kasparov, héritier fischérien. Ce fut un challenger génial mais un champion désastreux."
L’homme contre le destin
Robert James Fischer est né le 9 mars 1943 à Chicago. Il n’a pas connu son père, biophysicien allemand, parti quand il avait deux ans. Certains y voient un lien de causalité avec sa pulsion sans pareil pour mettre à mort le roi adverse. Sa mère, Regina Wender, infirmière, d’origine suisse, l’élève à Brooklyn. Sa sœur, Joan, l’aspire vite dans un autre monde, en revenant d’un drugstore avec un échiquier. Il essore vite l’opposition du club local. Pulvérise en blitz (parties rapides) les cadors du Manhattan Chess Club. "L’enfant robot" s’enferme jusqu’à 14 heures par jour avec des analyses de parties de magazines russes. A 14 ans, il est déjà seul contre tous : champion des Etats-Unis junior et senior. Plus jeune grand-maître à 15. A 16 ans, alors qu’on lui prête un QI (181) supérieur à Einstein, il quitte l’école, s’éloigne de sa mère, pour s’adonner, s’abandonner aux échecs. "Le jeu devint sa discipline, son but et son pouvoir", écrit son biographe, Frank Brady. Le jeu le lui rend toujours bien, l’environnement moins. Solitaire, il refuse les mécènes, court le cacheton, additionne 8 titres de champion des Etats-Unis. Il veut en découdre contre le "soviet system", qu’il suspecte de lui barrer la route du titre planétaire alors qu’il a 19 ans. "Les échecs demandent de l’amour du jeu, dit-il un jour. Les Russes, tout leur est venu trop facilement." Il doute malgré ses exigences de diva ; a une peur maladive de perdre et se met parfois en marge de tournois. Il lit les Protocoles des sages de Sion et Mein Kampf ("Hitler a imposé sa volonté au monde"). Il mémorise tout, maladivement, et, la seule fois où on l’a retrouvé avec une fille dans son lit, il a fini 14e du tournoi. Mais son jeu ? "Cristallin, miraculeux, inexorable", dit un chroniqueur.
L’homme contre le monde
Après avoir touché le feu sacré en 1972, l’ex-étoile du jeu file chaque jour vers le trou noir. Son graal atteint, il a annihilé sa raison d’être. Se laisse submergé par sa parano, ses névroses, ses folies. Américain antiaméricain. Juif antisémite. Joueur d’échecs antijeu d’échecs. Il a tellement habité le jeu qu’il l’a déconstruit. Inventant une nouvelle pendule. Rêvant une nouvelle règle où le placement des pièces serait tiré au sort au départ. Il n’a plus un radis. Il est à Manille. Il est à Belgrade. Il est à Buenos Aires. Il est partout. Nulle part. Il réapparaît pour une parenthèse désenchantée, en 1992, au Monténégro. Pour un match revanche contre Spassky (qu’il gagne) et 3,35 millions de dollars (2,3 millions d’euros) à la clé. Mais il viole l’embargo onusien ; la justice américaine lance un mandat d’arrêt. Le funambule au bord du gouffre se condamne à l’errance et à la désespérance. Au lendemain du 11 septembre 2001, il dit : "Formidable nouvelle". Le voilà arrêté au Japon en juillet 2004. En taule, il pousse une dernière fois des pièces, mais finit à l’isolement pour avoir tapé du maton.
C’est le Parlement islandais qui le sauvera de l’extradition, votant, à l’unanimité sauf deux voix, sa naturalisation. Les joueurs professionnels, les fidèles, regardent Fischer en Céline échiquéen. Il y aurait l’œuvre et l’homme. "Le roi est toujours seul, personne ne l’aide, a pu dire Spassky. C’est la tragédie de tous les souverains." Spassky, a dit, aussi : "Les échecs, c’est comme la vie." Fischer répondra en abrégeant, comme toujours : "Les échecs, c’est la vie." Hier, on a appelé Spassky, qui vit à Meudon (Hauts-de-Seine). Il a décroché. Une voix, tremblante. "Monsieur, Bobby est mort… Bobby est mort… Au revoir, monsieur."
Source du texte : LIBÉRATION.FR
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Article paru dans le journal LE MONDE le 18 sept 2004
de Pierre BARTHÉLÉMY
Le 11 septembre 2001, quelques heures à peine après les attentats de New York et de Washington, un Américain exulte sur les ondes de Radio Bombo, aux Philippines : "C'est une formidable nouvelle, il est temps que ces putains de juifs se fassent casser la tête. Il est temps d'en finir avec les Etats-Unis une bonne fois pour toutes." Le présentateur de l'émission, Pablo Mercado, peine à tempérer son interlocuteur, qui, au téléphone, déverse insanités et élucubrations avant de conclure : "Je dis : mort aux Etats-Unis ! Que les Etats-Unis aillent se faire foutre ! Que les juifs aillent se faire foutre ! Les juifs sont des criminels. (...) Ce sont les pires menteurs et salauds ! On récolte ce qu'on a semé. Ils ont enfin ce qu'ils méritent. C'est un jour merveilleux." Au bout du fil Bobby Fischer, ancien champion du monde d'échecs, connu pour avoir autrefois ouvert une parenthèse brillante dans l'hégémonie que l'URSS exerçait sur les 64 cases. Peut-être le génie le plus doué que le roi des jeux ait jamais connu.
Depuis le 13 juillet, Bobby Fischer est détenu au Japon. Il se bat afin de ne pas être extradé vers son pays natal, où il risque 10 ans de prison pour avoir, en 1992, violé l'embargo économique sur l'ex-Yougoslavie en y disputant - et en y gagnant - un match-revanche contre le Français d'origine soviétique Boris Spassky, 20 ans après lui avoir ravi la couronne mondiale à Reykjavik. Pour une raison inconnue, mais qui tient probablement à la violence des diatribes antiaméricaines et antisémites proférées par Fischer ces dernières années, Washington a subitement décidé de prendre le "Kid de Brooklyn" comme on prend une pièce sur l'échiquier. La longue dérive paranoïaque de Bobby Fischer, son voyage sur la diagonale du fou, pourrait donc s'achever sur la case prison. Cette fin de partie pitoyable, véritable auto-échec et mat, s'annonçait par bien des signes avant-coureurs.
Robert James Fischer naît le 9 mars 1943. Ses parents divorcent avant ses 2 ans et son père disparaît du paysage familial. L'histoire de l'enfant prodige est connue, qui raconte comment sa sœur aînée, Joan, lui offre un jeu d'échecs lorsqu'il a 6 ans, scellant ainsi son destin. La passion du petit Bobby, enfant solitaire et taciturne, se mue en obsession, malgré les efforts de sa mère pour le détourner des échecs. Son don explose en 1956-1957 : il gagne le championnat des Etats-Unis à 14 ans, devient le plus jeune grand maître de son époque à 15.
Rien, hormis les échecs, ne l'intéresse. Rien de la vie réelle ne l'en extrait. Dans la biographie qu'il lui a consacrée en 1973 (Bobby Fischer, éditions Payot), Frank Brady cite le témoignage d'un ancien camarade de classe de Fischer : "Il restait toujours très silencieux et ne s'intéressait pas aux leçons. De temps en temps, il tirait de sa poche un échiquier miniature et se mettait à jouer. Invariablement, le professeur s'en apercevait et lui disait : "Fischer, je ne peux pas vous forcer à écouter la leçon et je ne peux pas vous empêcher de jouer aux échecs, mais, pour l'amour du ciel, faites-le sans votre échiquier." Bobby remettait courtoisement le jeu dans sa poche, et tout le monde savait, le professeur compris, qu'il était en train de jouer mentalement."
Cette monomanie fera sa réussite. Il se croit vite le meilleur joueur du monde et n'a qu'une envie : le prouver. Même s'il lui arrive encore, à 16 ou 17 ans, de pleurer lorsqu'il perd, sa confiance en lui semble inébranlable. Il quitte l'école, qui, de son point de vue, n'a rien à lui apporter. Ses relations avec sa mère se dégradent au point que celle-ci fuit le domicile familial, qui va se transformer en une étude d'échecs, pleine de revues et de livres spécialisés éparpillés çà et là, un appartement où chacun des trois lits dans lequel dort indifféremment le maître des lieux est muni d'un échiquier.
Pour son biographe Frank Brady, "l'évolution échiquéenne de Bobby alla bien au-delà de l'obsession. Il semble qu'il se soit produit une véritable fusion entre ses besoins les plus profonds et sa maîtrise du jeu. Il étudiait les échecs avec une ferveur religieuse. Le jeu devint sa discipline, son but et son pouvoir".
Consciemment ou non, Fischer se fait moine-soldat, il se concentre sur son objectif ultime, autour duquel toute sa personnalité se cristallise. Comme le rappelle le champion de France 2004, Joël Lautier, "beaucoup de gens, y compris parmi les joueurs d'échecs, ne réalisent pas l'ampleur de l'exploit qu'il a réalisé : battre à lui seul toute l'école soviétique. Cela a un prix. Ne penser qu'au jeu n'est pas sans conséquence. Bobby Fischer disait consacrer 98 % de son énergie mentale aux échecs, tandis que les autres n'y consacraient que 2 %. Cela ne laisse pas de place à un développement normal."
Cette énergie se convertit en une pureté de style sans équivalent. A rejouer ses coups, on a l'impression que les échecs sont faciles. Sa communion avec le jeu se double d'une soif de victoire inextinguible et d'un désir non dissimulé d'anéantir l'ego de l'adversaire. Le Soviétique Mark Taïmanov et le Danois Bent Larsen, écrasés 6 points à 0 en duel en 1971, ne s'en remirent jamais vraiment. Pour décrire le joueur américain à l'occasion de son combat homérique de 1972 contre Boris Spassky, que les médias avaient qualifié à l'époque de "match du siècle", l'écrivain Arthur Koestler inventa avec justesse le mot-valise "mimophant" : "Un mimophant, expliquait-il, est une espèce hybride : un croisement entre un mimosa et un éléphant. Un membre de cette espèce a la sensibilité d'un mimosa lorsqu'il s'agit de ses propres sentiments et la peau épaisse d'un éléphant piétinant les sentiments des autres." De fait, autant Fischer ne prenait guère de gants avec les autres, méprisant l'immense majorité de l'humanité - à commencer par les femmes -, autant le monde entier devait se plier à ses caprices. Sa carrière relativement brève - une quinzaine d'années - est jalonnée de chantages et de retraites brutales. En 1962, après avoir échoué à se qualifier pour la finale du championnat du monde lors du tournoi des candidats de Curaçao, il accuse - non sans raison - les joueurs soviétiques de collusion, de ne jouer entre eux que des nulles rapides afin d'être frais pour l'affronter.
La Fédération internationale des échecs (FIDE), sensible à ses arguments, modifie son règlement, mais il boude quand même le monde des échecs pendant deux ans. En 1967, alors qu'il survole le tournoi interzonal de Sousse (Tunisie), il claque la porte pour des raisons d'horaires. En effet, depuis plusieurs années déjà, il est membre d'une secte fondamentaliste, l'Eglise universelle de Dieu, qui oblige notamment ses membres à respecter le repos du sabbat...
Lorsque son esprit compulsif ne parvient pas à manipuler les autres comme il manipule ses pièces d'échecs, Bobby Fischer ne connaît pas la nuance et menace de ne pas jouer, à l'instar de gosses dans une cour de récréation, au risque de saboter sa propre carrière. Sachant parfaitement que la plupart des organisateurs de tournois le veulent dans leurs compétitions, il use et abuse d'exigences de diva. Si on lui cède, il réclame davantage, pour voir jusqu'où son contrôle peut s'exercer.
Le paroxysme de cette quérulence malsaine est atteint lors de son fameux championnat du monde contre Spassky, en 1972. Fischer fait grimper les enchères, reporter le début du match, enlever les caméras de la salle de jeu sous prétexte que leur bruit le dérange. Des tests audiométriques prouvent pourtant qu'elles sont inaudibles depuis l'échiquier ! Reykjavik s'avère une chronique de revendications et de chantages : le "mimophant" va jusqu'au bord du suicide sportif en étant forfait lors de la deuxième partie, un coup psychologique violent porté à Spassky, lequel, à l'instar des organisateurs et de l'arbitre, craque sous la pression.
D'après l'organisateur d'événements échiquéens Eric Birmingham, qui a réédité en 1995 le livre culte de Bobby Fischer, Mes 60 meilleures parties (éditions Editéchecs), ce comportement du tout ou rien s'explique par le fait que le champion américain "était terrorisé par l'idée de jouer et de perdre". Une thèse relayée par le récent livre Bobby Fischer Goes to War (publié en anglais par Faber and Faber), des journalistes britanniques David Edmonds et John Eidinow. Ceux-ci rappellent que, "enfant, si Fischer perdait une partie rapide (...), il remettait les pièces en place et demandait invariablement une autre partie ; cela cachait un besoin psychologique profond de reconstruire son image de lui - celle d'un vainqueur". Peut-être sentait-il qu'en atteignant le but de sa vie - la couronne mondiale -, il détruirait sa raison d'être. Ce qui expliquerait pourquoi il s'est, dans les années 1960, exclu lui-même de deux cycles qualificatifs pour le championnat du monde.
Cette procrastination maladive maintenait intacte son envie de jouer et de gagner. Après 1972, il ne peut que déchoir, ce qui lui est insupportable. "Il a donc, peut-être inconsciemment, créé une situation lui évitant de rejouer", avance Eric Birmingham. De fait, lorsque, en 1975, sonne l'heure de remettre son titre en jeu face à la nouvelle étoile soviétique Anatoli Karpov, les conditions que pose Fischer sont si draconiennes que la FIDE ne peut les accepter. L'Américain abandonne son titre sans hésiter. Conséquence : il reste invaincu devant un échiquier.
Depuis, faute de raison d'être, sa personnalité déjà déséquilibrée a basculé. Si l'on excepte le symbolique match-revanche de 1992 contre Spassky, Bobby Fischer a refusé toute proposition de jeu, même dotée de plusieurs millions de dollars. Ses lubies ont pris possession d'un esprit vacant et immature. Déjà latente dans les années 1960, sa haine des juifs - alors que sa mère était juive - a empiré. Il lit Mein Kampf et Le Protocole des sages de Sion. Le grand maître américain Larry Evans se souvient l'avoir accompagné pour voir un documentaire sur Hitler : "Lorsque nous sommes sortis du cinéma, Bobby dit qu'il admirait Hitler. Je lui demandai pourquoi et il me répondit : 'Parce qu'il a imposé sa volonté au monde'."
Il se dit spolié de tous ses biens et victime d'un complot fomenté par les juifs et les Etats-Unis. Sa paranoïa n'a cessé de croître. En 1972, il craignait que l'URSS ne l'empoisonne ou fasse abattre l'avion le conduisant à Reykjavik. Plus tard, il se fit retirer tous ses plombages de peur que l'un d'eux contienne un mini-appareil électronique susceptible d'influencer sa pensée. Les photographies prises en juillet lors de son arrestation au Japon montrent d'ailleurs qu'il a perdu plusieurs dents. Il a quitté sa secte - après que celle-ci eut lessivé son compte en banque -, convaincu qu'elle était aux mains d' "un gouvernement mondial secret et satanique". Les anecdotes abondent. Même ses plus grands fans en ont la nausée.
En juin 1990, le grand maître français Bachar Kouatly, qui préparait alors l'organisation du match Kasparov-Karpov à Lyon, rencontra Fischer en Allemagne, contre la somme de 5 000 dollars... "Sa première réaction, raconte-t-il dans la revue Europe Echecs de septembre, fut de me faire écrire sur un bout de la nappe en papier - qu'il déchira de la table - que je n'exploiterais en aucun cas notre rencontre à des fins commerciales ! Je lui offris une sacoche en cuir, qu'il sembla apprécier. Il me remercia à de nombreuses reprises, la touchant comme un enfant." Le lendemain, Bachar Kouatly se promena avec le maître, qui finit par sortir son échiquier de poche, non pour jouer, mais pour montrer à son interlocuteur que les championnats du monde disputés par Kasparov et Karpov étaient, selon lui, arrangés à l'avance. Connaissant les parties par cœur grâce à sa fantastique mémoire, il insistait sur les coups étrangement faibles des deux Russes.
Bobby Fischer ne joue plus aux échecs, et ce qui s'est passé dans la discipline après sa victoire n'est pour lui que "truquerie". Le temps s'est arrêté à Reykjavik le 3 septembre 1972, lorsque Boris Spassky téléphona à l'arbitre pour lui annoncer qu'il ne reprendrait pas la 21e partie, ajournée, de son match contre Bobby Fischer. Le "Kid de Brooklyn" devenait champion du monde. Il l'est toujours. Dans sa tête.
Écrit par SG (Webmaster) dans Jeux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Échecs, Bobby Fischer |
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