dimanche, 23 décembre 2007
Aspects ludiques de la fonction guerrière dans la littérature du Moyen-Age flamboyant
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vendredi, 21 décembre 2007
Le Commandement des Opérations Spéciales (1/4)
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Les Sioux rompent les traités signés avec les Etats-Unis
Les Indiens Lakotas (le véritable nom des Sioux) ont annoncé mercredi qu'ils rompaient les traités signés il y a plus de 150 ans par leurs ancêtres. "Nous ne sommes plus citoyens des Etats-Unis d'Amérique et tous ceux qui vivent sur notre territoire sont libres de nous rejoindre", a déclaré leur représentant, Russel Means, lors d'une conférence de presse à Washington. Il a précisé que des passeports et des permis de conduire pourraient être délivrés à ceux qui renonceraient à leur nationalité américaine. Des leaders Lakotas se sont également rendus dans les ambassades de Bolivie, du Chili, d'Afrique du Sud et du Venezuela, et comptent entreprendre une mission diplomatique dans plusieurs pays au cours des prochains mois.
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Edouard Chevardnadze : l'antagonisme Gorbatchev-Eltsine a été fatal à l'URSS
L'ancien chef de la diplomatie soviétique livre à RIA Novosti son sentiment sur la transition historique URSS-CEI ainsi que sur la campagne présidentielle en cours en Géorgie.
A la veille de l'anniversaire de la signature des accords sur la dissolution de l'URSS et la fondation de la CEI (Communauté des Etats indépendants), M. Chevardnadze a reçu dans sa résidence de Krtsanissi le chef de la représentation de RIA Novosti en Géorgie Bessik Pipia.
Q : Le 21 décembre 1991, à Alma-Ata (Kazakhstan), 8 républiques soviétiques rejoignirent la Russie, la Biélorussie et l'Ukraine en signant la Déclaration mettant fin à l'existence de l'URSS et donnant naissance à la CEI. Comment en était-on arrivé là? Estimez-vous que le processus de transformation de l'Union soviétique en CEI était inévitable et pourquoi ?
R : A la fin des années 80, tout indiquait que l'Union soviétique était vouée à la désintégration. L'éclatement de l'URSS fut précipité, entre autres, par l'antagonisme entre Mikhaïl Gorbatchev et Boris Eltsine. Le premier se prononçait naturellement pour une Union soviétique en tant qu'Etat unique, mais Boris Eltsine était déjà devenu président de la Russie (Il devient le 29 mai 1990 président du Soviet suprême de la République socialiste fédérative soviétique de Russie (RSFSR), puis président de la RSFSR (premier président russe) le 10 juillet suivant, ndlr.). Peut-être Eltsine était-il lui aussi pour le maintien de l'Union soviétique, mais les deux hommes se haïssaient. Nous autres, c'est-à-dire leur proche entourage, avions essayé de les réconcilier et de mettre fin à leur joutes verbales. Mais en vain.
Ensuite, le processus fut accéléré par le putsch contre Mikhaïl Gorbatchev, plus précisément contre le président de l'URSS. J'avais démissionné avant ces événements. Au ministère des Affaires étrangères, dont j'avais assumé la direction, environ 30% des employés étaient agents du KGB. Selon leurs renseignements, une contre-révolution était en préparation. J'avais parlé à certains d'entre eux, sans réussir à persuader personne. Alors, en signe de protestation, je présentai ma démission.
J'avais dit à l'époque : "J'ai à faire la déclaration la plus courte de toute ma vie. La dictature approche, personne ne sait quelle sera cette dictature ni qui sera le dictateur, qui arrivera (au pouvoir) ni ce qu'il adviendra de la perestroïka, de la démocratie, etc.". On m'avait demandé de rester, mais j'avais quitté la salle, j'étais monté en voiture et j'étais rentré chez moi.
A peu près un mois et demi plus tard, Mikhaïl Gorbatchev arriva à Foros (Crimée) pour s'y reposer. Mais, à mon avis, il fit d'abord escale à Minsk où il déclara aux dirigeants locaux que la menace de la dictature était réelle et demanda aux partisans de la perestroïka de faire preuve de prudence et d'empêcher l'instauration de cette dictature.
Puis il y eut le putsch du GKTchP (Comité d'Etat pour la situation d'urgence), et les rapports entre les présidents de l'URSS et de la Russie s'envenimèrent encore plus. Il était impossible d'arrêter la désintégration de l'Etat.
Q : La Géorgie a adhéré à la CEI deux ans après la fondation de la communauté. Lui a-t-on forcé la main ou était-ce une décision volontaire ?
R : Je n'aspirais pas à adhérer à la CEI, je ne brûlais pas d'envie de le faire. Après avoir lu les statuts de la communauté, j'avais constaté que cette organisation ne pourrait remplacer l'Union soviétique. Mais Boris Eltsine insista beaucoup, il me téléphona plusieurs fois. Je n'étais pas contre, mais la Géorgie avait déjà un parlement, dont 30 à 40% des députés étaient opposés à l'adhésion à la CEI qu'ils associaient à l'Union soviétique.
Environ deux ans après, au cours d'un séjour à Moscou, j'avais rencontré Boris Eltsine et lui avais déclaré être disposé à rejoindre la CEI, malgré les contradictions qui existaient au parlement. La tragédie de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud était criante, et j'estimais que le règlement de ce problème dépendrait de la Russie.
Q : Ces problèmes ont été gelés pour plusieurs années, mais le troisième président géorgien Mikhaïl Saakachvili a récemment déclaré qu'il réussirait en quelques mois à faire revenir l'Ossétie du Sud sous juridiction de la Géorgie.
R : Je ne sais pas trop quoi dire. L'ancien ministre de la Défense, (alors) son ami, l'avait également déclaré. Ils n'y sont pas parvenus. En ces temps de campagne présidentielle (en Géorgie, ndlr.), les candidats distribuent généreusement des promesses à droite et à gauche. Il a promis de reprendre également Soukhoumi (capitale de l'Abkhazie, ndlr.), mais ce n'est pas si simple. Rien ne se fera sans la Russie. Si l'on arrive à s'entendre avec Moscou, si l'on trouve des variantes admissibles pour la Géorgie comme pour l'Abkhazie et la Russie, alors on pourra résoudre ce problème.
Je me suis entretenu maintes fois avec Vladimir Poutine. Je suis certain qu'il est possible de s'entendre avec lui, malgré les relations actuelles très complexes entre la Russie et la Géorgie. M. Poutine est un homme de parole.
Un jour, je reçus un coup de fil de Vladimir Poutine qui se reposait à Sotchi. Il m'invita à le rejoindre, pour me reposer à mon tour et pour parler affaires. J'acceptai. Il me proposa de rétablir le secteur abkhaze du chemin de fer, afin que les trains puissent rallier Bakou, Erevan, et même la Turquie. Je ne fis aucune objection, mais lui demandai à mon tour d'assurer le retour des réfugiés dans le district de Gali. A l'époque soviétique, il comptait 80.000 habitants, pour l'essentiel, des Géorgiens. Riche en thé, en agrumes et en noix, ce district nourrissait, pour ainsi dire, presque la moitié de l'Abkhazie.
Vladimir Poutine décrocha le téléphone et appela le général russe qui assumait le commandement des forces de paix. "Des habitants du district de Gali résident dans les districts mingréliens, dit-il. Donne l'ordre de réunir ces gens et de les rapatrier dans le district de Gali. J'ai donné ma parole au président géorgien, par conséquent, je vérifierai dans quelques jours comment tu auras accompli cet ordre". Il était impossible de réunir tout le monde, mais 50 à 60.000 réfugiés retournèrent dans le district de Gali.
Q : Revenons à l'Union soviétique. Qu'en pensez-vous, est-il possible de recréer quelque chose de semblable ?
R : C'est exclu. Tous les Etats sont devenus indépendants, et pas seulement la Géorgie. Par exemple, il est douteux que le Kazakhstan renonce à son indépendance: c'est un pays très riche possédant tous les éléments du tableau de Mendeleïev. D'ailleurs, Noursoultan Nazarbaïev s'est proclamé président à vie.
Q : La CEI a-t-elle un avenir ?
R : Oui, si cette organisation se met à vraiment fonctionner, si elle influe réellement sur la situation dans l'espace de la CEI. C'est possible.
Q : Passons maintenant de l'URSS et de la CEI à la Géorgie indépendante. Différents bruits circulent à propos de votre démission du poste de président géorgien. Les uns disent que Mikhaïl Saakachvili est votre disciple, que vous lui avez transmis le pouvoir au moyen de la "révolution des roses", d'autres affirment que vous manquiez de forces et de moyens pour venir à bout des manifestants, d'autres encore estiment que Moscou vous a contraint à le faire. Qu'en est-il en réalité ?
R : Moscou n'y est pour rien.
Q : Pourquoi Igor Ivanov, le ministre russe des Affaires étrangères de l'époque, s'était-il alors rendu en Géorgie ?
R : Igor Ivanov était arrivé en tant qu'ami. Avant notre rencontre, il avait contacté l'opposition. Mais il ne pouvait rien faire pour moi. Il m'avait demandé un avion pour partir pour Batoumi, et de là pour Moscou. Sa mission s'était arrêtée là.
J'étais en train de prononcer un discours à la tribune du parlement lorsque les conspirateurs Saakachvili, Jvania et autres ont fait irruption. J'ai vu dans la salle des gens armés de fusils d'assaut, de pistolets, de couteaux, de matraques...
Q : Où étaient donc les roses ?
R : Il n'y avait pas de roses, je ne sais pas pourquoi cette révolution fut baptisée la "révolution des roses". Je n'ai vu aucune rose.
Naturellement, en voyant cette menace, mes gardes du corps me conduisirent dans la cour où je vis, d'un côté, des partisans de l'opposition et, de l'autre, mes partisans, au total, environ 2.500 personnes. On me dit de tenir ferme, que 100.000 personnes se rassembleraient le lendemain en vue de me manifester leur soutien.
Je qualifiai la situation de tentative de coup d'Etat et décrétai l'état d'urgence. Je montai dans ma voiture et rentrai chez moi. En route, je raisonnais comme suit : "Certes, je peux le faire, puisque je reste président et commandant en chef, et que l'armée doit obéir aux ordres du commandant en chef. L'armée a des canons, des chars, elle n'est pas très grande, mais assez bien équipée. Naturellement, l'armée vaincra. Mais il y aura des morts d'un côté comme de l'autre. En tant que président de la Géorgie, je me dis que si des gens meurent, leur appartenance à tel ou tel camp a-t-elle la moindre importance ?"
De la voiture, j'appelai la chancellerie et ordonnai l'annulation de l'état d'urgence. A la maison, ma femme me dit : "Qu'est-ce que tu veux faire? Je sais parfaitement ce qu'est l'état d'urgence. C'est un bain de sang que tu veux ?" Je lui répliquai qu'il n'y aurait aucune effusion de sang, mais que le lendemain je ne serais plus président, que j'allais présenter ma démission. Mon fils me téléphona de Paris, il travaille à l'UNESCO. "Papa, est-ce que du sang sera versé ?" demanda-t-il. Je lui dis qu'il n'y aurait pas d'effusion de sang. Ensuite, j'invitai les conspirateurs Jvania et Saakachvili et leur dis : vous savez ce qui s'est produit hier. Que fait-on maintenant ?
Jvania me dit que la démission du président serait l'issue la moins douloureuse. "Puisque nous sommes vos élèves, nous ne pouvons pas vous le proposer", dit-il. "Alors, nous perdons inutilement du temps, répliquai-je. J'ai pris hier ma décision : dès aujourd'hui, je ne suis plus président. Si mes conseils peuvent vous être utiles, je suis à votre disposition".
Ensuite, des élections eurent lieu, et Jvania devint premier ministre, avant d'être assassiné.
Q : S'agit-il d'un meurtre ou d'une intoxication au monoxyde de carbone ?
R : C'est un meurtre. D'abord, on a déclaré qu'il s'était intoxiqué au monoxyde de carbone, mais les experts géorgiens et américains n'ont pas confirmé cette version.
Je ne sais pas où il a été assassiné ni dans quelles circonstances.
Q : Comment expliquez-vous les événements qui se sont produits début novembre à Tbilissi ?
R : Le peuple est affamé. Je sais que les Russes ne sont pas tous riches, qu'il y a des problèmes dans certaines régions. Mais la Russie n'est pas affamée, d'ailleurs, le mérite en revient à Vladimir Poutine. C'est un homme instruit et intelligent, il a assuré une vie décente au peuple russe. Chez nous, le peuple endure la misère et la famine...
Q : Quelle est votre évaluation de la réaction des autorités ?
R : Lorsqu'on a appris que la population allait se rassembler à Tbilissi, le président aurait dû le même jour descendre dans la rue et parler au peuple. S'il avait promis la moitié de ce qu'il promet aujourd'hui, même un tiers, la foule se serait dispersée. Rien ne se serait produit.
Quant à la fermeture de la chaîne de télévision Imedi, c'est de la barbarie, personne ne traite ainsi la télévision dans aucun pays. Est-ce que la télévision américaine ne répand que des louanges à l'adresse de George W. Bush? Il fait l'objet de critiques acerbes. Cependant, les chaînes de télévision n'ont pas été fermées aux Etats-Unis ni, d'ailleurs, dans aucun autre pays.
Q : Quel est le rapport des forces pour l'élection présidentielle en Géorgie ? Quel candidat, à votre avis, pourrait apporter le plus aux citoyens du pays ?
R : Je n'exclus pas que le peuple réélise Mikhaïl Saakachvili. Mais il se peut que l'opposition ne s'y résigne pas, il y a parmi ses opposants des personnalités fortes qui jouissent d'un soutien populaire important. Si Saakachvili échoue, nul ne sait comment il se conduira. Je crains de nouveaux troubles et une nouvelle menace de guerre civile.
Q : Que pouvez-vous dire au sujet de Badri Patarkatsichvili ?
R : Badri est arrivé en Géorgie grâce à moi. Il était recherché, de même que Boris Berezovski.
J'avais entretenu des contacts avec Badri. Plus précisément, notre ambassade en Russie entretenait des contacts avec lui. Si la chaîne de télévision russe ORT, dont il était directeur commercial, préparait une émission négative à l'égard de la Géorgie, il suffisait de téléphoner à Badri pour que cette émission soit annulée.
A propos, j'ai dit un jour à Vladimir Poutine: nous avons délivré un passeport géorgien et autorisé à résider à Tbilissi un homme que vous recherchez. Berezovski? a demandé Poutine. Non, Badri Patarkatsichvili, lui ai-je répondu. Ah, Badri, a-t-il dit. Badri n'est pas mal, Badri est un homme bien.
Badri se présente aussi à la présidence géorgienne. J'ai d'ailleurs dit que si j'étais président, je le nommerais premier ministre. Il est très intelligent, il sait compter l'argent, il s'est beaucoup occupé d'actions caritatives, et a dépensé beaucoup pour cela. Chez nous, il jouit d'un grand respect, et même d'une grande affection.
Mais il ne se trouve pas actuellement à Tbilissi. On lui a mis des affaires sur le dos, à juste titre ou non, je ne saurais le dire.
Q : Permettez-moi de vous poser une question sur l'élection présidentielle en Russie. Quelle est votre attitude par rapport au fait que le nom du futur président soit presque connu ?
R : A mon avis, il est très important que Vladimir Poutine reste, d'une manière ou d'une autre, le premier personnage, car il est soutenu par la majorité parlementaire et jouit du respect du peuple. Dmitri Medvedev est moins connu du peuple que Vladimir Poutine. Par conséquent, si Vladimir Poutine devient premier ministre, il sera, en fait, le premier personnage. Quant à Medvedev, j'ai entendu dire qu'il était un homme cultivé et instruit, mais je ne le connais pas personnellement.
Q : Ya-t-il une recette pour l'amélioration des rapports entre la Géorgie et la Russie ?
R : Tout dépend des dirigeants. Je pense non pas au futur président Dmitri Medvedev, mais à Vladimir Poutine, ainsi qu'à celui qui sera élu en Géorgie.
Il leur faudra avancer l'un au-devant de l'autre, et le premier pas doit être fait par le président géorgien. Mais si Vladimir Poutine prend l'initiative, ce sera tout à son honneur, et tout le monde y verra un signe de magnanimité.
Source de l'entretien : RIA NOVOSTI
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jeudi, 20 décembre 2007
U.S. plans Lockheed F-16 sale to Morocco
The Bush administration announced plans Wednesday to sell Morocco 24 Lockheed Martin Corp F-16C/D fighter aircraft with advanced arms and related gear valued at up to $2.4 billion.
The sale would be a blow to France's Dassault Aviation, which had hoped Morocco, a former French colony, would buy its Rafale fighter instead.
The Pentagon said it is planning to supply the Block 50/52 model, the most modern F-16 flown by the U.S. Air Force. Only the United Arab Emirates flies a more advanced F-16, the so-called Block 60.
Satellite-navigation systems, electronic warfare equipment, and helmet-mounted cueing, which displays targeting information on the visor of the pilot's helmet, would be included.
"The proposed sale will contribute to the foreign policy and national security objectives of the United States by enhancing Morocco's capability to support U.S. efforts in the global war on terrorism," the Pentagon's Defense Security Cooperation agency said in a notice to lawmakers.
The deal also would support Morocco's "legitimate need for its own self-defense," said the notice, dated Tuesday and made public Wednesday.
It said the sale would greatly enhance Morocco's "interoperability" with the United States and other NATO nations, "making it a more valuable partner in an increasingly important area of the world."
Morocco would become the 25th country to fly the F-16, according to Lockheed Martin, the Pentagon's No. 1 supplier by sales.
The deal would be worth $2.4 billion if all options are exercised, the Pentagon said.
With its Rafale, France had targeted the high end of the market, according to Richard Aboulafia, a fighter-market expert at the Fairfax, Virginia-based Teal Group aerospace consultant.
"After 15 years of lost sales campaigns, France's only remaining hope appears to be Libya," he said. Libya is negotiating to buy 14 Rafales, Dassault's chief executive, Charles Edelstenne, said last week in Paris.
The Pentagon said the F-16s, the most widely sold fighter on the international market, would not affect the basic military balance in the region.
The F-16 may be equipped with engines built by either United Technologies Corp's Pratt & Whitney unit or General Electric Co.
The notice of a proposed arms sale is required by U.S. law. It does not mean a deal has been concluded. Congress has 30 days to block a sale, but rarely does so.
Without counting Morocco, Lockheed Martin said 4,496 F-16s had been ordered to date. The company has a backlog of 116 F-16 orders, pushing production to the end of 2011, said Joe Stout, a Lockheed spokesman.
Source du texte : REUTERS
Écrit par SG (Webmaster) dans > Afrique, > Armes et armement, > États-Unis, > France | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : F16, Rafale |
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1612
Écrit par SG (Webmaster) dans > Cinéma, > Vidéo Belli | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 1612 |
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La loi «Big Brother» inquiète les Israéliens
La Knesset a donné à la police la possibilité de traquer toutes les conversations téléphoniques.
Les défenseurs des libertés dénoncent l’arrivée de "Big Brother" en Israël. Une loi baptisée "Information sur les communications", donnant plus de moyens à la police pour lutter contre la criminalité, a été approuvée lundi soir par la Knesset. Depuis, l’affaire déchaîne les passions, de plus en plus d’Israéliens redoutant une invasion de leur sphère privée.
Même les États-Unis, après le 11 septembre 2001, n’ont pas réussi à faire adopter une législation aussi dure. Selon le ministère israélien de la Justice, cette base de données offre à la police un arsenal inégalé dans le monde occidental.
En théorie, les policiers sont tenus d’obtenir le mandat d’un juge avant d’utiliser ces informations, et uniquement dans le cas d’un "crime sérieux". Cependant, la loi prévoit qu’en cas d’urgence et pour une infraction sérieuse, un policier peu procéder à des écoutes ou obtenir toute autre information utile, sans autorisation préalable. "Le crime sérieux inclut presque tous les délits, y compris la calomnie et l’insulte à un agent de police", s’inquiète le député du Likoud (droite) Gidéon Saar. Toutes les polices auront accès à la base de données, y compris la police militaire, l’autorité antitrust et l’administration fiscale.
La loi vient compléter un dispositif juridique qui traduit la préoccupation sécuritaire de l’État hébreu au détriment des libertés individuelles. Le président de la commission de la Justice et des Lois, Menahem Ben-Sasson (Kadima), s’est félicité que la police puisse enfin avoir "des outils du XXIe siècle, alors que les criminels utilisent déjà des moyens du XXIIe". "Nous créons le 1984 d’Orwell, alors que nous sommes en 2007", dénonce au contraire le député de gauche Yossi Beilin.
Source du texte : FIGARO.FR
Écrit par SG (Webmaster) dans > Israël | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Big Brother, surveillance, traçage, traque |
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mercredi, 19 décembre 2007
Télévision : Al Andalus, l'Espagne et le temps des califes
Débarquant en Espagne en 711, Abd-al-Rahmân prend le pouvoir à Cordoue en 756. L'émirat Al Andalus se distingue par son autonomie à l'intérieur de l'islam et par son rayonnement dans le monde méditerranéen. A l'époque du califat de Cordoue, fondé en 939, la ville est une puissante métropole culturelle. Mais des Berbères s'emparent de la cité au XIe siècle et détruisent le palais d'Abd-al-Rahmân, emblème du califat.
L'Espagne musulmane est alors divisée en plusieurs taïfas, dont émergent les royaumes de Grenade et de Séville, où la culture et la science continuent de se développer dans le respect de la pluralité des religions. Les taïfas du Nord se placent sous protection des chrétiens et le pape Alexandre exige que les musulmans soient chassés de la péninsule ibérique. Mais ce n'est pas le fondamentalisme chrétien qui met un terme à la tolérance religieuse. Les premières attaques viennent de musulmans défavorisés et fanatiques, qui jalousent la réussite des juifs séfarades.
Ce soir sur Arte
20h40
Durée : 115 mn
Rediffusions : 23 décembre à 23h35
25 décembre à 09h55
A voir également sur Arte
le 23 décembre à 20h40 : LE CID
Pour venger l’honneur de son père, don Diègue, publiquement insulté, Rodrigue tue don Gormas, le père de celle qu’il aime, Chimène. Celle-ci crie vengeance et promet au comte Ordonez de l’épouser s’il tue Rodrigue. Mais ce dernier est sauvé par un émir arabe à qui, jadis, il avait laissé la vie sauve. Devenu en Castille le héros du roi Ferdinand dans le combat de la Reconquista menée contre les Maures, celui que l’on surnomme désormais El Cid – le “chef”, le “seigneur”, en dialecte arabo-andalou – demande la main de Chimène, qui la lui refuse et se retire dans un couvent…
Code d’honneur
Dans l’Espagne du XIe siècle, le Cid, personnage héroïque aux vertus morales exceptionnelles, doit sacrifier son amour et son bonheur futur pour venger l’honneur de son père. Intrigues de pouvoir, fourberie et lâcheté le disputent au courage et au dévouement du héros tragique, dont le code d’honneur sans faille dicte le comportement chevaleresque. Dans cette fresque historique à grand spectacle, Anthony Mann adapte fidèlement l’histoire du Cid sans lésiner sur les moyens : décors gigantesques, scènes de bataille grandioses, tout concourt à faire de cette superproduction une épopée intemporelle.
Film d’Anthony Mann
Scénario : Fredric M. Frank, Philip Yordan
Avec : Charlton Heston (Rodrigue, le Cid), Sophia Loren (Chimène), Raf Vallone (le comte Ordonez), Geneviève Page (la princesse Urraca), Hurd Hatfield (Arias), Ralph Truman (le roi Ferdinand), John Fraser (le prince Alfonso), Herbert Lom (Ben Yussuf), Michael Hordern (don Diègue), Andrew Cruickshank (le comte Gormas)
Image : Robert Krasler
Musique : Miklos Rozsa
Production : Samuel Bronston Productions, The Rank Organisation Films Productions, Dear Film Produzione
ARTE/ZDF, États-Unis/Italie, 1961, 2h52mn, VF
Écrit par SG (Webmaster) dans > Islam | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Abd-al-Rahmân, califat, taïfas, Al Andalus, Islam, berbères |
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Démonstration de force du Hamas à Gaza
Plus de 150.000 Palestiniens ont célébré samedi le 20e anniversaire du Hamas. Son chef a évoqué le lancement possible d’une prochaine Intifada.
C’est une marée verte qui a envahi les rues de Gaza. Le Hamas a fêté samedi en grande pompe ses 20 ans. Arborant des drapeaux verts et des pancartes à la gloire du mouvement, plus de 150.000 personnes se sont rassemblées sur la place Katiba, dans le centre-ville. Ce rassemblement constitue la plus importante démonstration de force du Hamas depuis sa prise du pouvoir à Gaza en juin, après avoir mis en déroute en juin les forces loyales au mouvement rival Fatah. De quoi conforter les dirigeants du mouvement islamiste dans leur ligne radicale. La manifestation monstre se veut aussi un avertissement à la communauté internationale à la veille de la conférence des donateurs de Paris que le Hamas désapprouve : le mouvement islamiste ne s’est pas affaibli.
Rappelant que le Hamas ne reconnaîtrait jamais Israël, le Premier ministre limogé Ismaïl Haniyeh a fustigé les négociations de paix entreprises par le président issu du Fatah, Mahmoud Abbas. "Les 20 ans de la création du Hamas confirment le choix de la résistance et du Jihad qui sont les seuls moyens de libérer la Palestine et non les négociations ou les échanges de sourire avec les juifs", a-t-il lancé. Le chef du Hamas a promis, de son côté, de ne pas abandonner la violence. Khaled Mechaal a ainsi averti sur le site internet du groupe que les Palestiniens étaient "capables de lancer une troisième ou une quatrième Intifada" contre Israël.
"Notre message au monde est que notre mouvement ne peut être détruit", a renchéri un autre haut responsable du mouvement islamiste. "En 20 ans, nous avons évolué d’un groupe de 1.000 partisans à ces nombres énormes" a-t-il souligné. Ces déclarations n’augurent donc aucune amélioration de la vie quotidienne difficile des habitants de Gaza. Après la victoire du Hamas, considéré comme un groupe terroriste par Israël, l’Union européenne et les Etats-Unis, l’Etat hébreux a décrété la bande de Gaza "entité hostile", réduisant son approvisionnement en carburant et restreignant sévèrement ses échanges commerciaux.
Source du texte : FIGARO.FR
Écrit par SG (Webmaster) dans > Islam, > Israël, > Milices, > Proche-Orient | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Hamas |
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Maroc : quels musulmans sommes-nous ?
Des chiffres, des chiffres. Trois chercheurs reconnus ont uni leurs efforts pour décrypter clairement, simplement, chiffres à l'appui, les liens très complexes des Marocains avec l'islam. Pratiques, croyances, comportements... tout est passé au peigne fin. La vérité des chiffres, largement inédite, offre une nouvelle lecture de nos mœurs, nos jugements et nos traditions. Le détail anecdotique (combien parmi nous ont un exemplaire du Coran et combien l'ont appris par cœur), les réflexes de “culture” (combien approuvent la mixité dans les écoles, les plages, etc.), les opinions bien arrêtées (combien admettent l'ingérence de la religion en politique), les questions de société (voile, jeûne), les sujets d'actualité (combien sommes-nous à “sympathiser” avec le jihad, à appeler au takfir, à approuver encore la polygamie), etc. Toutes vos questions auront des réponses en chiffres et en lettres, dans un document inédit dont TelQuel publie, en exclusivité, les meilleurs passages.
87% ont le Coran chez eux
S'agissant de la lecture (du texte coranique), ils sont 5,6% à le lire tous les jours, 28,1% à le faire de temps à autre et 58,9% à ne jamais l'avoir fait. Seuls 1,4% des enquêtés mémorisent la totalité du Coran, 5,6% en mémorisent quelques ahzab et 82,1% en mémorisent seulement quelques sourates. 11% de la population déclarent n'en rien mémoriser. Le fait scolaire se révèle un élément de distinction au sujet de cette mémorisation. L'âge aussi. Le taux de ceux qui n'ont rien
mémorisé du Coran est de 6,8% des personnes scolarisées contre 22,9% de non scolarisées chez les 18-24 ans, alors que chez les 60 ans et plus, le taux de non-mémorisation est de 16,7% chez les personnes non scolarisées contre 0% chez les scolarisées d'entre elles.
60% ne considèrent pas comme musulman quelqu'un qui ne fait pas le ramadan
Nous savons que, par rapport à la pratique du jeûne, le degré de tolérance est faible. On accepte plus facilement une personne qui ne fait pas la prière qu'une personne qui casse le jeûne : 59,9% des enquêtés ne considèrent pas comme musulman quelqu'un qui ne fait pas le jeûne contre 27,9% qui pensent le contraire. Quelle attitude observer à l'égard d'une personne qui ne jeûne pas ? Ils sont 44,1% à considérer que cette personne doit être punie jusqu'à ce qu'elle reprenne le droit chemin, 40,8% à trouver qu'il s'agit d'une question privée et qu'on est libre de ne pas jeûner et 14,2% à penser qu'il faut jeûner par conformisme. Par ailleurs, 82,7% des enquêtés ne sont pas d'accord pour que les cafés et les restaurants restent ouverts la journée pendant le mois de ramadan, pour les musulmans ne pratiquant pas le jeûne. S'agissant de leur ouverture pour des non musulmans, le taux des “non tolérants” baisse (41,7%).
(…) Le rapport particulier au jeûne du ramadan transparaît à propos du degré de tolérance envers sa propre progéniture. Si moins de 1% des femmes consentiraient à préparer le repas à leurs enfants non jeûneurs et seulement 11% accepteraient qu'ils le préparent eux-mêmes à la maison pendant le mois de ramadan, 70% d'entre elles refusent toute idée de complicité active ou passive avec leurs propres enfants.
57% désapprouvent la mixité dans les plages
La mixité est approuvée par 50,7% des répondants lors des mariages alors que 40,9% la rejettent. Néanmoins les comportements sont plus souples : dans la pratique, 67,1% des répondants assistent à des cérémonies mixtes. On peut parler, à cet égard, d'un léger décalage entre l'idéal - la séparation des sexes - et le comportement qui serait davantage orienté par des contraintes sociales et familiales. Par ailleurs, la mixité à l'école est largement approuvée (77,2%). C'est la plage, un espace où le corps, notamment celui de la femme, poserait problème, qui constitue un lieu où la mixité acquiert un sens particulier. Il y a 57,4% des répondants qui désapprouvent la mixité sur les plages. On peut conclure que l'attitude à l'égard de la mixité n'est pas absolue, et qu'elle varie selon les lieux et les contextes.
16% souhaitent adhérer à une association religieuse
Parmi les personnes interrogées, 7% sont membres d'une association de la société civile. Pour avoir une idée sur les prédispositions des répondants, nous leur avons demandé de choisir le type d'association auquel ils souhaiteraient adhérer. Les réponses montrent que 43% rejettent toute adhésion future à une association, 24% optent pour les associations de bienfaisance, 16,5% pour les associations religieuses et 11,3% pour les associations des droits de l'homme.
9 sur 10 croient aux jnoun et au mauvais œil
Les répondants croient à 90,9% au mauvais œil et à plus de 85% aux jnoun et à la magie noire (s'hour). Ils sont 70,7% à croire au tqaf et 37,6% à la voyance. Ces variations seraient liées au degré d'autorité des croyances elles-mêmes. Celles qui sont relatives aux jnoun, à la magie noire et au mauvais œil sont consacrées à la fois par les croyances orthodoxes et par les traditions locales, alors que le tqaf et la voyance ne relèvent que des traditions locales. Il y a des croyances qui sont l'objet d'une adhésion plus forte, que les gens soient instruits ou pas. Des taux élevés sont observés chez les répondants ayant un niveau d’études supérieures : plus de 77% croient aux jnoun, au mauvais œil et à la magie noire. Il faut noter par ailleurs que les pratiques rituelles et les croyances ne coïncident pas forcément : 67% des répondants font la prière alors que 91% croient aux jnoun.
34% considèrent la télévision comme la première source d'information religieuse
L’identification des sources d'information religieuses permet d'apprécier le degré et la nature des connaissances dans le domaine religieux. Certaines agences religieuses traditionnelles jouent encore un rôle dans la diffusion de la connaissance religieuse. Ainsi, la principale source en la matière est représentée par les imams des mosquées pour 24,7% des enquêtés et par les prédicateurs pour 5,8%. Sur ce plan, le poids des zaouias et des associations religieuses est quasi inexistant (moins de 1%). La famille et les parents, assez présents lorsqu'il s'agit des pratiques rituelles comme la prière et le port du hijab, n'ont plus qu'un rôle secondaire au niveau des connaissances religieuses (11,4%). Par contre, la part accordée à l'apport des amis s'élève à 23,7%. Cependant, le changement le plus remarquable par rapport au dispositif traditionnel consiste dans l'avènement de la télévision qui constitue la source première de l'information religieuse pour plus du tiers des répondants (34,5%). Parmi ceux-ci, 61,2% citent des chaînes arabes orientales spécialisées en matière religieuse, 47% des chaînes marocaines, et 24,1% des chaînes arabes orientales généralistes. Les autres nouveaux supports, comme la cassette audio (11,9%), le DVD (6,1%) et l'Internet (1,7%), sont peu utilisés.
83% approuvent le port du voile
Quand on pose directement la question de savoir quelle attitude avoir à l'égard du port du hijab, la part des répondants qui l'approuvent atteint 83,2%, dont 64,9% pour des raisons religieuses et 17,2% pour des raisons non religieuses (pudeur, respect). Cependant, approuver le port du hijab est une chose, mais en faire une obligation pour la femme musulmane en est une autre. En effet, 75% des répondants trouvent qu'une femme peut être considérée comme musulmane sans porter le hijab, alors que 9,9% pensent le contraire.
28% pensent que la religion doit guider la vie politique
L’une des questions a été formulée comme suit : “A votre avis, la religion doit-elle guider la vie personnelle seulement ou la vie politique aussi ?”. Selon 26,3% des répondants, la religion doit être limitée à la vie personnelle et 28,9% pensent qu’elle doit guider la vie politique. Cependant, ce qui est remarquable, c'est le taux élevé des répondants qui ne savent pas quelle position prendre (44,8%). Sur le rapport entre la religion et la politique, les résultats obtenus sont proches des précédents : il y a 24,9% des répondants qui trouvent que la religion devient dangereuse quand elle se mêle de politique et 26,1% pensent le contraire. Dans ce cas aussi, le taux des répondants sans opinion est élevé (48,8%). Mais lorsque la question concerne directement les acteurs et les organisations politiques, alors le taux des répondants voulant séparer la religion et la politique augmente. En effet, 41,5% pensent que les hommes politiques ne doivent pas se mêler de la religion et 18,1% pensent le contraire. D'un autre côté, 35,4% pensent que les spécialistes du religieux (oulémas, prédicateurs…) ne doivent pas traiter de politique et 25,2% pensent le contraire. Concernant particulièrement le prêche du vendredi, 33,4% pensent qu'il doit éviter les questions politiques alors que 32% pensent le contraire. L'opinion des répondants est relativement plus tranchée lorsqu'il s'agit de partis politiques qui se présentent comme religieux : 47,6% sont contre ce type de parti politique, 10,3% y sont favorables et 39,6% n'ont pas d'opinions. Nous avons aussi demandé aux enquêtés de classer par ordre de préférence trois qualités de l'homme politique. Ils sont 46,1% à classer l'honnêteté (ma'qul) en premier, 37% à le faire pour la piété, et 14,4% pour l'efficacité.
40% refusent toute interaction entre juifs marocains et musulmans marocains
Les attitudes à l'égard des Marocains juifs sont examinées à partir d'une série d'indicateurs. Traditionnellement, maints sanctuaires sont visités par des Marocains juifs et musulmans. Tout récemment, les pèlerinages de Marocains juifs de la diaspora (résidant en Europe, au Canada, aux USA et en Israël) ont donné une nouvelle impulsion aux fêtes célébrées en l'honneur de saints juifs. On peut dire que le contexte officiel est favorable pour ce genre de pèlerinage. 40,0% des répondants sont au courant de l'existence de ce type de sanctuaires. La question d'interdire les cultes juifs ne se pose pas, la tolérance est plus facile à afficher lorsque chacun prie dans son sanctuaire ; mais dans notre cas, il s'agit de cultes interconfessionnels. Il y a 41,6% des enquêtés qui pensent qu'il faut interdire ces cultes et 19,2% pensent qu'il faut les maintenir. Par ailleurs, 45,6% des répondants n'approuvent pas que des chaînes de télévision marocaines retransmettent ces cérémonies et fêtes, alors qu'ils sont 24,1% à l'approuver. Nous constatons donc que 40% au moins des répondants désapprouvent toute interaction entre juifs marocains et musulmans marocains, ceux-ci ne doivent partager ni un sanctuaire, ni un rituel, ni le petit écran. Chacun devant pratiquer séparément sa religion et ses coutumes
44% sont favorables à la polygamie
L’attitude à l'égard de la polygamie illustre les différences entre les jeunes et les vieux quant aux valeurs à références religieuses. Si 44,4% de la population est favorable à la polygamie, cette proportion est de 36,9% chez la tranche d'âge 18-24 ans et de 60% chez les 60 ans et plus. La proportion des enquêtés favorables à la polygamie est proportionnelle à leur âge : plus les personnes avancent en âge, plus le taux de celles d'entre elles qui sont favorables à la polygamie augmente. L'opinion favorable à la polygamie se trouve également plus confirmée chez les catégories scolarisées de la population que chez les catégories non scolarisées : 38,1% de scolarisés contre 32,9% de non scolarisés chez les 18-24 ans, 70,3% de scolarisés contre 56,5% de non scolarisés chez les 60 ans et plus.
39% acceptent la cohabitation entre croyants et non-croyants
Juridiquement, la nationalité marocaine a un caractère laïc. Mais tel n'est pas le cas lorsqu'il s'agit des représentations dominantes de la nation marocaine fondées sur l'islam. A ce sujet, 41% des répondants approuvent l'idée que la nation marocaine soit composée de Marocains de différentes confessions religieuses, musulmane, judaïque et chrétienne. La cohabitation de croyants et de non-croyants dans un même pays serait plus difficile à admettre. Toutefois, 38,8% des répondants pensent qu'une telle situation est acceptable. Théoriquement, l'hypothèse que toute relation religieuse, matrimoniale et commerciale, avec l'Autre soit bannie, n'est pas exclue.
21% des jeunes approuvent les mouvements jihadistes
À la question : “Etes-vous d'accord ou non avec les mouvements jihadistes ?”, les réponses des enquêtés sont partagées et les taux de réponses “ne sait pas” et “sans opinion” sont très élevés : 17,6% de la population répondent par “oui”, 28,9% par “non”, 32,2% par “ne sait pas” et 20,8% sont sans opinion. Cette même distribution des opinions se retrouve également au niveau des catégories d'âge. Mais là aussi, l'accord est proportionnel à l'âge des enquêtés. Plus on est jeune, plus on est d'accord avec les mouvements jihadistes. Ainsi sont d'accord ces 21,8% des 18-24 ans contre 9,7% des 60 ans et plus. Peut-on conclure que les jeunes sont plus jihadistes que les moins jeunes ? Il n'est pas sûr que l'on puisse le faire. Si l'on aborde la question sous l'angle des enquêtés qui affichent leur désaccord avec ces mouvements, on constate également que plus on descend dans la hiérarchie des âges et plus ce désaccord s'amplifie : 31,4% chez les 18-24 ans contre 20% chez les 60 ans et plus.
66% se sentent plus proches d'un musulman afghan que d'un chrétien palestinien
à propos d'une question qui demande à la population de l'enquête de désigner, sur la base d'un critère religieux, la personne la plus proche de soi : un musulman afghan, un chrétien palestinien ou un juif marocain. Les réponses à cette question font ressortir que 66,3% des Marocains se considèrent plus proches d'un musulman afghan que d'un juif marocain (12,9%) ou d'un chrétien palestinien (6,3%). Les plus âgés d'entre eux sont les plus catégoriques à cet égard : 82,1% des 60 ans et plus s'identifient à un musulman afghan, 6,9% à un juif marocain et seulement 2,1% à un chrétien palestinien contre successivement 52,9%, 16,7% et 12,3% chez les 18-24 ans. Les plus jeunes se déclarent proches d'un juif marocain dans une proportion plus élevée que les générations plus âgées. Ce sentiment décline également ici avec l'avancée en âge.
91% sont favorables à l'usage du haut-parleur pour appeler à la prière de l'aube
Seuls 25,5% des enquêtés disent s'acquitter à l'heure de la prière de l'aube de façon régulière et 41,6% disent s'en acquitter à l'heure de temps en temps. Les plus âgés d'entre eux sont les plus pratiquants et la pratique régulière augmente avec l'avancée en âge. Pourtant la quasi-majorité de la population enquêtée (91,3% de la population), incluant les pratiquants irréguliers et aussi une grande partie des non-pratiquants (ils sont 59,9% chez les 18-24 ans), sont d'accord pour l'usage du haut-parleur pour appeler à la prière de l'aube. Même les jeunes de 18-24 ans se disent à 88,1% d'accord pour l'utilisation du haut-parleur dans ce sens alors que les pratiquants réguliers de la prière de l'aube à l'heure ne représentent que 9,8% de cette catégorie d'âge. Chez les 60 ans et plus, ils sont 96,3% à être d'accord pour un tel usage, mais pour ce qui est de cette catégorie, contrairement aux jeunes, la pratique régulière de la prière de l'aube est conséquente puisqu'elle est de l'ordre de 57,6%.
87% des femmes refusent l'avortement par conviction religieuse
Les femmes sont à 89% pour la contraception, soit dix points de plus que les hommes. Sur les 11% (des femmes) qui y sont opposées, 71% le sont pour des raisons religieuses et 25% pour des raisons de santé. Par rapport à l'échantillon global, 3% seulement des femmes sont contre la contraception pour des raisons religieuses. Les résultats sont totalement inversés lorsqu'il s'est agi de l'IVG (ndlr : interruption volontaire de la grossesse, plus communément appelée avortement), 94% des femmes y sont opposées, presque autant que les hommes. 87% des femmes y sont opposées uniquement pour des raisons religieuses et 7% associent dans la même réponse questions de santé et questions de religion. La différenciation entre la contraception et l'IVG montre bien qu'il y a un effort d'interprétation de l'interdit religieux, qui aligne les femmes marocaines sur des positions théologiques communes à plusieurs religions, y compris chez les chrétiens.
32% rejettent le crédit bancaire pour raisons religieuses
Ils sont 45% de la population enquêtée à envisager de contracter un crédit bancaire avec intérêt, en cas de besoin, 37,5% d'entre eux rejettent l'idée de le contracter et 22% qui ne savent pas quoi faire. Mais le rejet du crédit bancaire n'a pas que des raisons religieuses. Bien au contraire, l'argument religieux n'apparaît que chez une minorité de ceux qui n'envisagent pas de prendre de crédit bancaire lorsqu'ils ont besoin d'argent. 65,8% des enquêtés avancent des raisons non religieuses à leur rejet du crédit bancaire contre seulement 32,6% qui évoquent une raison religieuse.
84% désapprouvent le takfir
Un Marocain a t-il le droit de déclarer un autre Marocain impie (kafir) ? Seuls 4,4% de la population enquêtée répondent par “oui” contre 84,3% de “non”, avec 8,8% de “ne sait pas” et 2,4% de “sans opinion”. Le taux du “oui” augmente lorsqu'on descend dans la hiérarchie des âges et le taux du “non” augmente modestement lorsqu'on avance en âge : 5,1% des 18-24 ans contre 2,1% des 60 ans et plus répondent par “oui” contre respectivement 83,3% et 86,2% de “non”.
75% refusent qu'un musulman change de religion
Lorsqu'on évoque avec les enquêtés l'hypothèse de la présence d'étrangers non musulmans et du besoin de garder ouverts les restaurants, les refus sont moins spectaculaires mais restent très élevés pour un pays qui aspire à accueillir 10 millions de touristes et à servir de terre d'asile pour les nouveaux retraités européens en quête de soleil. Une femme sur deux leur refuse le privilège de se restaurer dans des lieux publics, alors que seul un homme sur trois partage cet avis.
On peut dire globalement que, sur les questions relatives à la tolérance, les femmes s'avèrent moins tolérantes que les hommes ; elles sont 75,5% à ne pas concevoir le mariage de leur proche avec une fiancée de confession israélite contre 67,5% des hommes. Les femmes sont aussi plus nombreuses à ne pas accepter l'idée qu'un musulman change de religion 77,5% (72,9% pour les hommes).
80% sont contre la présence des imams femmes
La majorité des femmes ont une opinion arrêtée sur la question de la guidance de la prière par une femme : 84,5% d'entre elles sont contre une telle pratique, presque autant que les hommes ! 80% des femmes ont par ailleurs une opinion sur le costume islamique masculin, 50% d'entre elles pensent que les hommes n'ont pas d'obligation dans ce domaine. Elles sont 91% à avoir une opinion sur le costume dit autorisé pour les femmes et 63% d'entre elles à penser qu'il est obligatoire, un peu moins que les hommes qui partagent le même avis à hauteur de 69%. Sur la question du hijab, toutes les femmes interrogées se sont prononcées : elles sont 84% à penser qu'il est souhaitable de le mettre et 8% à se déclarer opposées à son port.
28% considèrent ceux qui ne font pas la prière comme non musulmans
Près des deux tiers des enquêtés (65,7%) pratiquent régulièrement la prière, 8% prient mais de manière irrégulière, 11,7% ont cessé de prier et 14,6% ne l'ont jamais fait. Les pratiquants qui se rendent régulièrement à la mosquée sont de 5,9 % (5,7 % pour la prière de l'aube). A défaut d'enquêtes antérieures, aucune comparaison dans le temps, en termes de régression ou de progression, ne peut être faite. Dans tous les cas, la place que la prière occupe dans la définition du musulman est une question controversée. A cet égard, certains docteurs tiennent la prière pour une condition nécessaire, d'autres estiment que celui qui ne fait pas la prière reste quand même un musulman, mais un musulman désobéissant ('açi) ou incomplet (naqeç). Dans notre enquête, 54,8% des répondants trouvent qu'une personne qui ne fait pas la prière peut être considérée comme musulmane et 28% pensent le contraire. Ceux qui recourent aux catégories de musulman “désobéissant” ou “incomplet” sont faiblement représentés (1,4%).
66% pensent que dans l'islam, il y a solution à tout
La majorité des Marocains considèrent la religion musulmane comme une religion supérieure, valable en tout temps et en tout lieu. Les musulmans, qu'ils soient théologiens ou adeptes, ont toujours donné cette définition à l'islam.
(…) 66% des enquêtés pensent que dans l'islam, il y a solution à tout, contre seulement 5,8% qui pensent le contraire, alors que 20,9% des enquêtés déclarent ne pas savoir et 6,9% n'ont pas d'opinion. Et, s'il y a dans l'islam une solution à tout, alors ce serait dans quel domaine au juste ? La réponse est : 99,3% pour les relations sociales (mou'amalât), à 95,7% pour la santé et la médecine, à 91,7% pour l'économie, à 88% pour la politique et à 77,7% pour la technologie.
D'abord musulmans, ensuite Marocains, arabes, etc.
L’identité musulmane est l'identité dominante de notre population. La majorité des Marocains se définissent d'abord comme musulmans, puis comme Marocains. Les identités arabe, berbère et africaine viennent successivement en troisième, quatrième et cinquième positions.
(...) Pour toutes les catégories d'âges, la hiérarchie de ces composantes est la même : musulmane, marocaine, arabe, berbère et africaine. Elle est ainsi pour les jeunes comme pour les générations âgées mais dans des proportions différentes. L'identité musulmane est placée au premier rang par 66,9% des 60 ans et plus et par seulement 49,8% chez les 18-24ans. 15,7% de cette dernière population l'ont même classée en troisième position comme l'ont fait 6,9% des 60 ans et plus. En revanche, l'identité marocaine est classée au premier rang par 32,1% des 18-24 et par 22,1% des 60 ans et plus. L'identité arabe est placée en tête des identités par 7,8% de la population des 18-24 ans et, fait très frappant, par 0,7% des 60 ans et plus. Au final, l'identité musulmane est très affirmée par les vieux comme par les jeunes. L'identité marocaine est plus marquée chez cette dernière catégorie que chez la tranche d'âge la plus avancée.
Écrit par SG (Webmaster) dans > Afrique, > Islam | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Islam, musulmans |
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