vendredi, 30 novembre 2007
Islam
L'Islam est né d'un gigantesque Blitzkrieg contre le reste de l'humanité, qui montre bien le degré de respect accordé aux autres civilisations (du reste, le monde entier est divisé, pour les musulmans, en un "territoire de l'islam" et un "territoire de la guerre"). Durant leur grandeur, les Arabes ont imposé à leur périphérie des relations économiques de dominants à dominés. Ils ont enlevé leur grand commerce à l'Inde et à l'Europe, Ils ont dévasté des régions entières de l'Afrique noire et de l'Europe par les rafles d'esclaves. Les politiques fiscales de leurs États privilégiaient leurs propres commerçants aux dépends de ceux des cultures voisines, Si les Arabes avaient découvert l'Amérique – et des aventuriers arabes sont effectivement partis de Lisbonne, en 1124, à la recherche des "limites de l'océan" - ils ne se seraient pas fait faute de l'exploiter aussi cruellement que les Européens l'ont fait plus tard.
David COSANDEY
In Le secret de l'Occident (vers une théorie générale du progrès scientifique)
Champs / Flammarion n°747 2007
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jeudi, 29 novembre 2007
Bosnie-Herzégovine : Une nouvelle guerre n’est pas exclue
Les tensions entre le gouvernement de la République serbe de Bosnie et la communauté internationale font renaître la crainte d’un conflit interethnique dans la population. L’analyse d’une observatrice croate.
Milorad Dodik, le Premier ministre de la Republika Srpska [République serbe de Bosnie], est en conflit ouvert depuis plusieurs mois avec Miroslav Lajcak, le haut représentant de la communauté internationale en Bosnie-Herzégovine, au sujet de la modification des règles de fonctionnement du gouvernement central. Dans la phase finale des négociations sur le statut du Kosovo, Dodik et la Russie ont fait front commun contre Lajcak, que soutenaient les Etats-Unis, l’Union européenne et l’OTAN. Depuis quelques semaines, on se trouve dans la situation du pat aux échecs : Dodik refuse catégoriquement les modifications des règles de vote au Parlement et au sein du gouvernement central de Bosnie-Herzégovine, tandis que les diplomates occidentaux brandissent la menace de sanctions.
Il s’agit de la plus grande crise qu’ait connue la Bosnie-Herzégovine depuis les accords de Dayton, qui avaient mis fin à la guerre en 1995. S’appuyant sur une ingérence active de la Russie, la Serbie agite la menace de nouveaux troubles en Bosnie-Herzégovine en cas de proclamation de l’indépendance du Kosovo. “Moscou et Belgrade incitent les Serbes de Bosnie à menacer de faire sécession de la Bosnie-Herzégovine, ouvrant ainsi la porte à un nouveau conflit”, a averti The New York Times.
Grâce à Dodik, la Bosnie-Herzégovine s’est retrouvée à la une de la presse internationale, qui rivalise de pronostics catastrophistes et prédit une nouvelle guerre dans les Balkans. Mais l’inquiétude s’est aussi propagée en Bosnie depuis la dernière campagne législative. Le principal quotidien de Sarajevo, Dnevni Avaz, a publié des reportages montrant les citoyens en train d’accumuler des provisions dans la crainte du prochain embrasement. Quant à l’hebdomadaire Dani, il analyse la situation de façon laconique : “Il ne devrait pas y avoir de guerre, mais on ne saurait non plus l’exclure.”
Dodik évoque depuis plusieurs années la possibilité d’un référendum sur l’indépendance de la Republika Srpska. Et il répète depuis cet été que sa formation politique, l’Union des sociaux-démocrates indépendants, pourrait quitter les institutions de la Bosnie-Herzégovine si l’administration internationale essayait d’imposer de force la réforme de la police (condition sine qua non posée par l’Union européenne pour la ratification de l’accord sur la stabilité et l’adhésion à l’UE) et si Lajcak n’abandonnait pas ses projets de modification des règles de fonctionnement du gouvernement central. Or Lajcak a imposé ses décisions le 12 octobre, précisément pour prévenir un éventuel blocage des institutions communes au cas où le parti de Dodik serait tenté de quitter le Parlement de Sarajevo.
Dodik n’est pas une marionnette de Belgrade. Avec le soutien des Etats-Unis et de l’ancienne présidente de la Republika Srpska, Biljana Plavsic, cet antinationaliste – qui était dans l’opposition pendant la guerre – a réussi à écarter le Parti démocrate serbe de Karadzic et à transférer le siège du pouvoir de Pale à Banja Luka. Il est devenu Premier ministre après les élections de 1998, alors qu’il n’avait l’appui que de 2 députés sur 83 au Parlement de la Republika Srpska. Aux dernières élections législatives, en 2006, son parti a obtenu la moitié des sièges au Parlement central et presque autant dans l’entité serbe.
Ni Dodik ni Lajcak ne disposent des clés qui permettraient de sortir de la crise. La politologue Tanja Topic estime que Dodik agit de concert avec Belgrade, mais sans être manipulé pour autant. Dodik lui-même ne cesse de répéter que la Bosnie-Herzégovine n’existera que si l’on accepte la Republika Srpska comme partie intégrante. Un rattachement à la Serbie n’est pas pour lui une solution réaliste, ni souhaitable. Les Bosno-Serbes ont en effet une confiance limitée en Belgrade : ils se souviennent d’avoir été abandonnés par Milosevic à l’issue de la guerre.
D’après le commandement de l’OTAN en Bosnie, qui veille sur le pays avec les 2 500 soldats de l’EUFOR, il n’y a pas lieu de s’inquiéter. On n’annonce aucun renforcement de ce contingent. A la différence du Kosovo, les forces internationales n’ont eu à déplorer aucun incident en Bosnie-Herzégovine depuis la fin de la guerre : les seules violences interethniques qui ont été enregistrées ont été commises par… des supporters de clubs de foot rivaux.
Snjezana PAVIC
Source du texte : COURRIER INTERNATIONAL
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L'État français déploie Isis, un intranet ultra sécurisé
Depuis quelques mois, les cyber-attaques se multiplient contre les États. Francis Delon, secrétaire général de la Défense nationale, pense que "les cyber-menaces sont réelles, omniprésentes et de plus en plus sophistiquées". L'Estonie, pourtant en pointe sur l'adoption des nouvelles technologies par l'État, a subi fin mai 2007 une attaque de grande ampleur sans pouvoir y faire face : des dizaines de sites gouvernementaux ont alors été mis hors service.
Un scénario catastrophe est parfaitement plausible, en France comme ailleurs, et l'État veut pouvoir maîtriser la situation. Si la France subit une attaque et que les réseaux et les infrastructures sont mis hors service, les dirigeants du pays doivent pouvoir continuer à communiquer et à consulter les informations vitales pour toute prise de décision.
C'est l'objectif du nouveau réseau, baptisé Isis pour "Intranet sécurisé interministériel pour la synergie gouvernementale". En développement depuis 2006 au secrétariat général de la Défense nationale (SGDN), Isis a été dévoilé à la presse il y a quelques jours. Selon Francis Delon, c'est un "outil de travail quotidien pour les traitements des informations classifiées et un outil de conduite de l'action gouvernementale en situation d'urgence ou de crise". Le réseau crypte et transmet les informations aux utilisateurs autorisés, et pour éviter tout risque de piratage, il n'est pas relié à Internet.
L'une des missions du SGDN, qui dépend de Matignon, est la protection du secret de la Défense nationale. Actuellement, Isis n'est habilité que pour le niveau "confidentiel défense", le plus bas de l'échelle du secret en France. Mais le SGDN espère améliorer son nouvel intranet et lui faire bientôt convoyer des informations "secret défense".
Déployé sur 200 postes en région parisienne, Isis compte aujourd'hui 400 utilisateurs. Ces chiffres devraient doubler avant fin 2008, et être décuplés d'ici trois ans avec l'extension du réseau de fibres optiques en province.
Source du texte : LE POINT.FR
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Un imam à l'état major
Depuis un an, Abdelkader Arbi est le guide spirituel de la communauté musulmane au sein de la grande muette.Ni barbe ni djellaba, mais une moustache rasée de près et un costume militaire tiré au cordeau. Dans son bureau vert pistache de la caserne de Reuilly (Paris, 12e), Abdelkader Arbi n'a pas non plus de tapis de prière. La télévision, en revanche, est dévotement branchée sur les débats de l'Assemblée nationale. Seul indice : un croissant brodé sur le galon de l'officier. Cet "ouvrier sorti du rang", ex-employé de l'industrie chimique, est le tout premier aumônier musulman en chef des armées françaises. Franco-algérien de 47 ans et père de six enfants, il se définit lui-même comme un "homme de foi et de loi". Spontanément, il inspire la confiance des âmes franches. Sa vision de l'islam ? "Je crois en une religion qui demande à l'homme d'exercer son jugement. Le "je peux faire ceci" ou pas, les yeux rivés sur le Coran, très peu pour moi."
Sa nomination, le 8 juin 2006, par Michèle Alliot-Marie, avait été saluée comme "un geste historique". La ministre de la Défense venait de réparer une discrimination de plus d'un siècle. Les aumôneries militaires catholique, protestante et juive étant en place, elles, depuis le début de la IIIe République. Une injustice d'autant plus criante que les soldats musulmans ont servi par centaines de milliers dans l'armée française, lors des différents conflits du XXe siècle. Des tranchées de 14-18 aux terribles guerres de la décolonisation, les tirailleurs se sont plaints de leur isolement spirituel, des inhumations sans prières ou des croix plantées sur les tombes de leurs compagnons musulmans tombés au combat. Ponctuellement, l'armée autorisait la venue d'un imam. Mais toujours à titre officieux.
Une question relancée par l'arrivée massive de jeunes issus de l'immigration dans une armée professionnalisée depuis 1996. Pendant des lustres, politiques et états-majors ont fait la sourde oreille face aux demandes d'aumônerie musulmane. Avec pour prétexte l'absence d'institution représentative capable de proposer des ministres religieux. Depuis la création, en 2003, du Conseil français du Culte musulman (CFCM), l'argument ne tenait plus. 16 mois après son entrée en fonction, Abdelkader Arbi s'enorgueillit des progrès effectués. Petite révolution, il vient même de nommer sa première femme aumônier. Formée à la mosquée de Lyon, elle aura en charge l'hôpital militaire de la ville et l'école des infirmières de Bron. En tout, Abdelkader Arbi a recruté 12 aumôniers, parmi des civils et des militaires. Et prévoit de porter leurs effectifs à "40 à l'horizon 2010". Un pari pas si évident. "Je dois m'assurer que les candidats sont bien 'iso 9200'", plaisante-t-il, évoquant par là les contrôles drastiques effectués par les services de renseignement français. Je sais que nous n'avons pas droit à l'erreur."
Grâce à ses premiers "marab" (marabout) , comme les surnomment les gars de la légion, il a paré aux urgences et couvert le sud de la France, d'où part le gros des troupes vers l'étranger. Il a aussi permis l'ouverture de salles de prière dans cinq unités militaires. Mais sa plus grande fierté, c'est peut-être d'avoir pu envoyer dès cet été un premier guide spirituel en Opex (Opération extérieure) , pour remonter le moral des troupes au Liban. "Deux mois d'une intensité incroyable", raconte le jeune aumônier Ali Farjallah, pressé de retourner assister "ses" soldats, musulmans ou non. "Ils ne voulaient plus me laisser repartir."
Bref, c'est le branle-bas de combat dans les armées françaises. Et Abdelkader Arbi ne compte pas ralentir la cadence : "Je ressens le poids qui pèse sur mes épaules, il y a une très forte attente chez les soldats musulmans, souvent frustrés d'avoir été si longtemps les seuls privés d'aumôniers. On en a même convaincu beaucoup de rester." Dans certains régiments, la tension n'était pas loin d'être à son comble. MAM lui conseillera même d'envoyer au plus vite un représentant sur le "Charles-de-Gaulle". "La marine est un milieu encore très catho traditionnel, explique-t-il. Confrontée à un manque de personnel non qualifié, à la fin de la conscription, elle a fait venir de nombreux jeunes de milieux défavorisés, parmi lesquels beaucoup de musulmans. Cela a créé des frictions. Et puis certains tentaient de prendre le leadership en s'improvisant imams. Mieux valait éviter ce genre de débordements."
Fermée la grande muette ? En 2005, la première étude autorisée sur «les Mlitaires issus de l'immigration» révélait les suspicions et les vexations dont ces soldats étaient victimes : blagues racistes, gestes déplacés, railleries, sans parler de la réticence d'une partie de la hiérarchie à la pratique de l'islam. Un jour, Abdelkader Arbi est appelé en urgence pour rassurer un groupe de musulmans qui avaient déposé les armes après avoir été "malencontreusement" désignés comme "ennemis" par leur lieutenant, lors d'un exercice de simulation ! Délit de faciès, délit de fides. «Leur loyauté est sans cesse questionnée, relève Christophe Bertossi, coauteur du livre "les Couleurs du drapeau», alors qu'ils sont aussi patriotes que les autres." "Quel signe plus fort d'engagement envers la France peuvent-ils faire que de s'enrôler sous le drapeau tricolore ?", s'exaspère l'aumônier. Bien sûr, il recueille parfois le désarroi de soldats que leurs copains traitent de "traîtres". "Il faut leur fournir des réponses. Heureusement, la France n'est pas allée en Irak !"
Il connaît la rengaine. Quand il a pris son poste, un fidèle l'a carrément accusé d'être "un garde-chiourme, un musulman placé pour faire marcher les musulmans". Lui-même est le fils d'un chasseur alpin, engagé volontaire à 19 ans dans l'armée française pendant la guerre d'Algérie - "mais pas un harki", précise-t-il. En 1962, il a 2 ans quand il arrive en France, un pays qu'il découvre au gré des mutations de son père.
Abdelkader reste hanté, comme toute une génération, par le conflit algérien. Il vient de parcourir 16 000 kilomètres en 4x4 à travers les Aurès durant ses vacances, "sur les traces de la guerre, pour tenter de comprendre". "Nous ne pouvons pas juger les choix de nos parents, conclut-il à présent, ils devaient assurer leur survie. Je suis très fier de mon père." Aujourd'hui, ils vivent à un pavillon l'un de l'autre, à Cléon en Normandie, "ma région de coeur". Jusqu'en 2006, il était conseiller municipal de la ville, élu dans une majorité de gauche. Egalement à la tête de l'association islamique d'Elbeuf, il a dû défendre le projet d'une nouvelle mosquée. "10 communes à convaincre, 60 000 habitants, 1 000 ménages musulmans et même pas un lieu de culte aux normes, cela m'a donné la vision de l'islam de France !" A 34 voix sur 36, il obtient un terrain en plein centre-ville et un permis de construire.
Jamais encarté dans un parti, il refuse tout autant d'être récupéré par l'une ou l'autre des grandes fédérations musulmanes dont il a autrefois critiqué les jeux de pouvoir. Il était d'ailleurs devenu le seul président sans étiquette du Conseil régional du Culte (CRCM) de Haute-Normandie. Au niveau national, il s'investit aussi en tant que rapporteur des premières commissions "aumônerie" et "halal" du Conseil. L'expérience portera ses fruits. A son arrivée dans l'armée, il découvre que les responsables israélites avaient pris en charge l'approvisionnement en nourriture de tous les soldats soumis à des restrictions alimentaires. "Sauf qu'au lieu de manger hallal les musulmans mangeaient casher ou ne mangeaient pas ! Alors j'ai remercié le rabbin et je lui ai expliqué que, désormais, chacun allait gérer son bifteck. Le temps des barquettes casher pour les musulmans, c'est fini."
Il s'attaque à présent à l'organisation du prochain pèlerinage à La Mecque pour une quarantaine de soldats et une équipe d'aumôniers. Le projet lui tient particulièrement à coeur. De son premier séjour au lieu saint de l'islam, en 1995, date en effet sa vocation personnelle.
Fin septembre, il rencontrait son nouveau ministre de la Défense, Hervé Morin, "un Normand comme moi". "Il m'a fait part de son souci de la visibilité des minorités dans l'armée", se réjouit-il, impatient de contribuer à l'effort de promotion des jeunes issus de milieux modestes aux grades supérieurs, d'où ils sont quasi absents. A Saint-Cyr, on envisage déjà la mise en place d'un système inspiré de celui de Sciences-Po et de ses conventions avec des lycées de zones d'éducation prioritaires. "L'objectif c'est de pouvoir appeler un jour le général Ben Babrouf ou le colonel Mohamed !"
Source du texte : LE NOUVEL OBSERVATEUR
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Le Kosovo vers la sécession après l’échec des négociations
L’indépendance de la province serbe est au centre d’un bras de fer international entre les États-Unis, la Russie et l’Union européenne.
8 ans après l’intervention de l’Otan contre les forces serbes au Kosovo, l’ancienne province de Serbie, administrée depuis 1999 par la communauté internationale, s’apprête à déclarer dans les mois qui viennent son indépendance de manière unilatérale. Les ultimes pourparlers serbo-kosovars se sont achevés hier à Baden, en Autriche, sur une impasse totale, ni les autorités de Belgrade, ni les responsables albanophones n’acceptant de faire le moindre geste.
Les États-Unis et la plupart des pays de l’Union européenne (22 sur 27) se sont déjà prononcés pour l’indépendance, mais ils imposeront sans doute au nouveau premier ministre du Kosovo la date à laquelle l’événement devra avoir lieu. "Ici, malheureusement, ce ne sont pas les Albanais qui décident, mais la communauté internationale. Le destin du Kosovo nous échappe", regrette Albin Kurti, jeune contestataire kosovar.
Car l’indépendance, pour laquelle tous les partis politiques kosovars luttent depuis des années, est au cœur d’une bataille politique entre les grandes puissances. États-Unis, Russie et Union européenne règlent leurs différends au Kosovo, objet de marchandages internationaux qui dépassent, et de loin, les problématiques balkaniques.
La Russie de Vladimir Poutine a choisi le Kosovo et la Serbie pour montrer ses nouveaux muscles sur la scène politique internationale. Elle a apporté son plein soutien à Belgrade, qui dit redouter qu’une sécession du Kosovo ne conduise à un "effet domino" dans une région encore fragilisée par les guerres d’indépendance des années 1990. Moscou a menacé d’opposer son veto à une éventuelle résolution du Conseil de sécurité de l’ONU sur l’indépendance de la province. Puis elle a poussé les autorités serbes de Belgrade à bloquer leur rapprochement avec l’Otan. Hier, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a jugé la situation "très alarmante". "Nous ne pouvons accepter les incantations selon lesquelles il s’agirait d’une situation exceptionnelle et que l’indépendance serait inévitable", a ajouté Lavrov.
L’attitude russe est un peu la réponse du berger à la bergère. "L’utilisation de la Serbie pour tenter de bloquer l’extension de l’Otan à l’est de l’Europe est une réplique directe au projet de bouclier antimissile que les Américains ont l’intention d’installer dans la région, notamment en Pologne", explique Misa Brkic, directeur du magazine Economist à Belgrade.
Les États-Unis ont pour l’instant réagi avec modération. À Pristina, les Kosovars redoutent que le soutien américain à l’indépendance du Kosovo finisse par pâtir, si les choses venaient à traîner, d’éventuelles concessions que Moscou et Washington pourraient s’accorder sur les dossiers internationaux. "Il n’y aura pas de solution au Kosovo tant que les États-Unis et la Russie n’auront pas trouvé une entente et réduit leurs divergences sur les grands problèmes du moment", commente Moma Trajkovic, un leader serbe modéré de la province.
La querelle sur la province balkanique permet aussi à Moscou de préserver ses intérêts dans l’ancien espace soviétique. La Russie a en effet affirmé qu’elle considérerait l’indépendance du Kosovo comme un précédent qu’elle pourrait reproduire dans sa sphère d’influence, notamment en Abkhazie et en Transnistrie, deux républiques indépendantistes très proches de Moscou. "Le Kosovo, redoute l’analyste kosovar Lulzim Peci, risque de devenir le centre d’un nouveau clash des idéologies entre l’Occident et la Russie. Il faut nous préparer à une nouvelle guerre froide".
Source du texte : FIGARO.FR
Écrit par SG (Webmaster) dans > Europe, > Otan, > Russie, GÉOPOLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Kosovo, Serbie, Albanie |
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mercredi, 28 novembre 2007
Dans les banlieues, même rage mais nouvelles tactiques
Two years after France’s immigrant suburbs exploded in rage, the rituals and acts of resentment have reappeared with an eerie sameness : roving gangs clashing with riot police forces, the government appealing for calm, residents complaining that they are ignored.
And while the scale of the unrest of the past few days does not yet compare with the three-week convulsion in hundreds of suburbs and towns in 2005, a chilling new factor makes it, in some sense, more menacing. The onetime rock throwers and car burners have taken up hunting shotguns and turned them on the police.
More than 100 officers have been wounded, several of them seriously, according to the police. Thirty were hit with buckshot and pellets from shotguns, and one of the wounded was hit with a type of bullet used to kill large game, Patrice Ribeiro, a police spokesman, said in a telephone interview. One of the officers lost an eye ; another’s shoulder was shattered by gunfire.
It is legal to own a shotgun in France — as long as the owner has a license — and police circles were swirling with rumors that the bands of youths were procuring more weapons.
"This is a real guerrilla war", Mr. Ribeiro told RTL radio, warning that the police, who have struggled to avoid excessive force, will not be fired upon indefinitely without responding.
The police have made more than 30 arrests but have been restrained in controlling the violence, using tear gas to disperse the bands of young people and firing paint balls to identify people for possible arrests later.
The prefecture of the police in the Val d’Oise area, where most of the violence has occurred, said Tuesday night that there were no reported injuries among civilians that could be linked to the police.
The events of the past three days, set off by the deaths of two teenagers whose minibike collided with a police vehicle on Sunday, make clear that the underlying causes of frustration and anger — particularly among unemployed, undereducated youths, mostly the offspring of Arab and African immigrants — remain the same.
"We have heard promise after promise, but nothing has been done in the suburbs since the last riots, nothing", said François Pupponi, the Socialist mayor of Sarcelles, which has been struck by the violence, in an interview. "The suburbs are like tinderboxes. You have people in terrible social circumstances, plus all the rage, plus all the hate, plus all the rumors, and all you need is one spark to set them on fire."
On Tuesday, there were the first signs of the violence spreading beyond the Paris region when a dozen cars were set afire in the southern city of Toulouse.
In the wake of the unrest in 2005, the government of then-President Jacques Chirac (with Nicolas Sarkozy, now the president, as the tough, law-and-order interior minister) announced measures to improve life in the suburbs, including extra money for housing, schools and neighborhood associations, as well as counseling and job training for unemployed youths. None has gone very far.
At that time, Mr. Sarkozy alienated large numbers of inhabitants in the troubled ethnic pockets of France, but afterward reverted to a low-key approach, which he has maintained ever since. During his presidential campaign, he stayed away from the troubled suburbs, aware that his presence could inflame public opinion against him.
In his six months as president, he has largely focused on injecting new life into France’s flaccid economy through creating jobs and lowering taxes and consumer prices.
His most notable initiative in dealing with youth crime has been punitive : the passage of a law last July that required a minimum sentence for repeat offenders and in many cases allowed minors between 16 and 18 years old to be tried and sentenced as adults.
Since September, Fadela Amara, his outspoken junior minister charged with drawing up a policy for the suburbs, has been holding town hall meetings throughout France in preparation for what is to be a "Marshall Plan" for the suburbs. Her proposals are scheduled to be made public in January.
"We’ve been talking about a Marshall Plan for the suburbs since the early 1990s", said Adil Jazouli, a sociologist who focuses on the suburbs. "We don’t need poetry. We don’t need reflection. We need money."
After he returns from China on Wednesday morning, Mr. Sarkozy plans to visit a seriously wounded senior policeman at a hospital near the northern Paris suburb of Villiers-le-Bel.
It was in Villiers-le-Bel on Sunday afternoon that the deaths of two teenagers identified as Moushin, 15, and Larimi, 16, occurred, the event that set off the latest unrest. The teenagers were riding without helmets on a minibike that collided with a police car ; rumors that the police had caused the accident elicited calls for revenge.
The crash was reminiscent of the electrocution deaths in another Paris suburb in October 2005 of two teenagers, who, according to some accounts, were running away from police. That event set off the worst civil unrest in France in four decades, plunging the country into what Mr. Chirac called "a profound malaise".
But Mr. Sarkozy, still reeling from huge transit strikes and student protests throughout France this month, is unlikely to use the current unrest as a vehicle to turn introspective or vent his rage too loudly at those he once called "scum".
In 2005, he vowed to clean out young troublemakers from one Paris suburb with a Kärcher, the brand name of a high-powered hose used to wash off graffiti ; when he pledged in another suburb that year to rid poor suburban neighborhoods of their “scum,” he was pelted with bottles and rocks.
On Tuesday, Prime Minister François Fillon told Parliament that the clashes were "unacceptable, intolerable, incomprehensible", and he pledged punishment for the offenders in the affected suburbs.
“Those who shoot at policemen, those who beat a police officer almost to death, are criminals and must be treated as such,” he said, adding, “We will do everything so that tonight there is a maximum security presence.”
Under heavy security on Tuesday night, Mr. Fillon visited Villiers-le-Bel, where the two youths had died, in what he called a show of support for the police and firefighters. About 1,000 police officers were deployed there.
Critics of the Sarkozy government complain that many areas in the suburbs are without a police presence, and that the only time there is a show of security is after violence erupts.
"Sarkozy promised to send more police to the suburbs, but in so many places there are fewer police than there were two years ago", said Mohamed Hamidi, the French founder of Bondy Blog, a popular political blog created in the Paris suburb of Bondy after the outbreak of violence in 2005. "He didn’t keep his word. Who suffers from all the violence and the burning cars ? The people who live in these neighborhoods".
In Villiers-le-Bel on Tuesday night, the atmosphere was tense, with white police trucks and antiriot police officers on the streets. Earlier in the day, about 300 people, including children, marched silently in memory of the two dead teenagers.
At a bakery on a small plaza in town, Habib Friaa, the baker, mourned their deaths, especially that of Larimi, who had started an apprenticeship with him two months ago.
"Baking was his passion", Mr. Friaa said. "He was a courageous young man, someone who had hope".
Source du texte : NEW YORK TIMES
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mardi, 27 novembre 2007
Warhammer
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Haut-Karabakh : une guerre arméno-azerbaïdjanaise est possible
"Une guerre est tout à fait possible tant que des territoires azerbaïdjanais seront occupés par l'Arménie", a indiqué le ministre lors d'une conférence de presse.
Le Haut-Karabakh, région autonome peuplée en majorité d'Arméniens en Azerbaïdjan, s'est séparé de Bakou au terme d'un conflit armé qui a fait 15.000 morts et un million de réfugiés entre 1988 et 1994. Sept régions adjacentes ont été détachées de l'Azerbaïdjan et déclarées "cordon de sécurité".
La situation reste tendue malgré le cessez-le-feu intervenu le 12 mai 1994 à Bichkek et les efforts de médiation du groupe de Minsk de l'OSCE coprésidé par Iouri Merzliakov (Russie), Matthew Bryza (États-Unis) et Bernard Fassier (France).
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Les machines de guerre
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Intifada dans le Val d'Oise
64 policiers ont été blessés, 5 d'entre eux étant dans un état grave, lors de nouveaux affrontements dans la nuit de lundi à mardi entre jeunes et forces de l'ordre à Villiers-Le-Bel et dans deux autres villes du Val d'Oise (Sarcelles et Garges-lès-Gonesses), a-t-on appris de source policière.
Ces affrontements ont eu lieu de 19H30 à 01H00 du matin dans 6 villes du département du Val d'Oise (Villiers-le-Bel, Sarcelles, Garges-lès-Gonesse, Cergy, Ermont et Goussainville). Au total, 63 véhicules et 5 bâtiments ont été incendiés dans ces villes, dont la bibliothèque Bellevue, deux écoles, la trésorie et un supermarché à Villiers-Le-Bel, selon la préfecture.
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