mardi, 31 octobre 2006

LIBAN : L'aviation israélienne provoque la Kriegsmarine à plusieurs reprises

medium_Alster.jpgDÉPLOYÉE au large des côtes libanaises à la suite du conflit qui a mis aux prises, l'été dernier, Israël et le Hezbollah, la marine allemande a dû, à trois reprises, faire face à des incidents impliquant l'aviation israélienne. Les autorités de Berlin se veulent apaisantes. « On ne peut absolument pas parler de confrontation ». a déclaré le ministre allemand de la Défense, Franz Josef Jung, dans une interview publiée hier par le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung. « Je considère que l'incident est clos », a tranché le ministre. 

La Kriegsmarine est chargée de diriger le volet naval de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), dont le mandat et les effectifs ont été renforcés à la suite du dernier conflit. Lors du dernier incident en date, un avion de combat israélien F 16 aurait suivi de trop près un hélicoptère appartenant à la flotte allemande, dans la nuit de jeudi à vendredi. Par deux fois déjà, des avions israéliens s'étaient approchés des navires contrôlés par les Allemands.

medium_Israeli_F-16.2.jpgL'Alster, un bâtiment de reconnaissance non armé qui ne comptait pas au nombre des navires de la Finul, aurait été survolé par six F 16 à près de 500 mètres d'altitude, en début de semaine dernière. Le bateau affirme également avoir essuyé des tirs. Un hélicoptère à bord duquel se trouvait l'amiral Andreas Krause, qui exerce son commandement sur la flotte des Nations unies, aurait lui aussi été menacé par un avion israélien la semaine dernière. Le ministre allemand Jung et son homologue israélien, Amir Peretz, ont tous deux confirmé les incidents, dont le déroulement exact reste à éclaircir.

Les responsables politiques des deux pays veulent éviter que les choses s'enveniment. À Jérusalem, Amir Peretz a présenté ses excuses à des émissaires allemands, affirmant que de tels incidents ne se reproduiraient plus. Après sa rencontre avec le ministre israélien, le chef du groupe parlementaire de la CDU, Volker Kauder, a déclaré que tout était rentré dans l'ordre. Dans une conversation téléphonique avec la chancelière Angela Merkel, dimanche soir, le premier ministre, Ehoud Olmert, a insisté sur l'importance de la participation allemande à la Finul.

Cette présence n'a pas été sans poser de problèmes à Berlin. Lorsqu'Israël avait sollicité la participation de l'Allemagne à l'envoi d'une force d'interposition internationale au Proche-Orient, le gouvernement Merkel avait d'abord freiné des quatre fers. Soixante ans après l'Holocauste, la peur d'une confrontation directe entre soldats allemands et israéliens avait beaucoup pesé. Finalement, l'Allemagne a opté pour l'envoi de la marine, écartant catégoriquement l'idée d'un stationnement de troupes sur le territoire israélien.

Le gouvernement allemand a plaidé hier pour une meilleure communication entre les forces armées. Le ministre de la Défense, qui a prévu de se rendre au Liban et en Israël ce jeudi, ne semble pas avoir l'intention de s'appesantir sur ces incidents. Dans l'espoir qu'on en reste là des « malentendus », déplorés de part et d'autre.

Source du texte : FIGARO.FR 

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lundi, 30 octobre 2006

CHRONOLOGIE DES VIOLENCES URBAINES DEPUIS UN MOIS

Dans cette chronologie ne sont pris en compte que les actes sortant de l'ordinaire c'est-à-dire par le nombre d'individus impliqués, par la violence de l'acte, par le coût des destructions.
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Le 29 octobre  à Grenoble :

Jet de pavé : un conducteur de tramway blessé.

  Le 30 octobre  dans l’agglomération lyonnaise :

Une trentaine de voitures incendiées.

 Le 29 octobre  près de Lille :

25 véhicules EDF incendiés.

 Le 28 octobre  à Marseille:

Une marseillaise grièvement brûlée lors de l’incendie d’un bus tombé dans un guet-apens.

 Le 27 octobre  à Montfermeil:

Brèves échauffourées entre policiers et groupes mobiles (plusieurs blessés).

 Le 27 octobre  à Gennevilliers:

Pompiers et policiers ont essuyé un caillassage dans la cité du Luth.

 Le 27 octobre  à Reims:

Tentative d’incendie de bus.

 Le 27 octobre  à Clichy-sous-Bois, Meaux, Toulouse :

Les pompiers et policiers sont intervenus régulièrement pour faire cesser des dégradations et des incendies, les véhicules ont été pris à partie.

 Le 27 octobre  au Blanc-Mesnil:

Deux autobus incendiés dont 1 où le conducteur a été menacé par une arme de poing.

 Le 27 octobre  à Saint Etienne:

Une dizaine de voitures incendiées.

 Le 26 octobre  à Bagnolet :

Attaque à main armée contre un bus, volé puis brûlé.

 Le 26 octobre  à Montfermeil :

Une voiture brûlée et un policier légèrement blessé.

 Le 25 octobre  à Nanterre :

Un bus brûlé par des hommes cagoulés.

 Le 25 octobre  à Athis-Mons :

Cocktail - Molotov dans un bus.

 Le 25 octobre  à Vénissieux :

Car privé incendié.

 Le 20 octobre  à Orléans :

Un véhicule de la BAC a été pris à partie (incidents fréquents depuis le 16 octobre).

 Le 20 octobre  à Aulnay-sous-Bois :

Une fonctionnaire de la police municipale légèrement blessée, véhicules de police caillassés.

 Le 14 octobre  à Massy:

Une adjointe de sécurité blessée lors d’une tentative d’interpellation.

 Le 14 octobre  à Epinay-sur-Seine :

Un policier blessé lors d’une agression par une trentaine de "jeunes".

 Le 14 octobre  à la Courneuve :

Des policiers font usages de leurs armes pour se dégager face à une trentaine de "jeunes".

 Le 1er octobre aux Muraux :

7 policiers légèrement blessés après avoir été pris à partie par des dizaines de personnes.

 Le 28 septembre à Toulouse :

5 policiers légèrement blessé lors d’une patrouille.

 Le 19 septembre aux Tarterêts :

2 CRS agressés et blessés sérieusement lors d’une patrouille.

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CE QUI CONSTITUE LE HEROS (René Quinton)

medium_legion04_copie.2.jpgL’intelligence du non-danger. Conscience exacte des risques courus.

L’amour des situations risquées.

L’amour de l’effort.

La volupté de s’affirmer. Exécuter ce qu’interdit l’ennemi.

Le besoin de s’estimer.

L’amour de l’inconfort.

Le fait d’être heureux en raison des dangers courus, de la vie dure.

La joie de faire du mal à l’adversaire.

La joie de lui imposer une volonté.

La tête froide qui juge des situations, qui sait ce qui est possible.

L’initiative de l’action. L’amour et l’entreprise des missions difficiles.

La foi dans la bonne fortune.

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dimanche, 29 octobre 2006

La racaille a fait une victime dans l'incendie d'un bus

medium_bus_incendie.jpgC’est la première victime grave de violences perpétrées autour de l'anniversaire redouté de la première nuit d'émeutes en 2005. Une jeune femme a été grièvement brûlée suite à l'incendie d'un autobus attaqué par un groupe d'adolescents dans les quartiers nord de Marseille. « Ses jours sont en danger, elle est brûlée à près de 60% de la surface du corps », a précisé la direction de la communication de l'Assistance publique-Hôpitaux de Marseille (AP-HM). « Son état est gravissime », a renchéri le procureur de la République de Marseille, Jacques Beaume. Trois autres personnes indisposées par les fumées ont également été conduites à l’hôpital.

 
Un véritable guet-apens
 
Selon Jacques Beaume, le bus de la Régie des transports de Marseille (RTM) semble avoir été pris dans un « vrai guet-apens ». Relevant d'une procédure criminelle, l'enquête a été confiée à la brigade criminelle de la police judiciaire.
 
Les premiers témoignages de certains passagers et de la conductrice permettent à la police d'esquisser les grands traits de l'attaque. Le bus, assurant la liaison entre le centre-ville et les quartiers nord réputés difficiles, aurait été agressé une première fois dans son trajet aller, des jeunes gens tentant en vain de monter à bord. Ils auraient attendu au même arrêt, situé à la frontière des quartiers nord et à proximité d'une cité, que le même véhicule repasse dans le sens inverse pour cette fois l'obliger à s'arrêter. Il est alors 21 heures 15, et ces « adolescents » au visage dissimulé dans leur capuche forcent les portes du bus où sont assis une dizaine ou une douzaine de personnes, répandent de l'essence et y mettent le feu avant de prendre la fuite.
 
Pas de bus dimanche
 
La carcasse du bus a été remorquée après minuit et ne restaient plus sur les lieux que des débris de vitres à terre et un car de CRS. Le service bus de nuit a été interrompu. Dimanche matin, les chauffeurs ont décidé d'exercer leur droit de retrait. Aucun bus ne circulera dans la journée. Les deux lignes du métro fonctionnent normalement.
 
Depuis une semaine, au moins sept autobus ont été incendiés dans des banlieues de grandes villes, dont six en région parisienne, par des groupes de personnes encagoulées et parfois armées. Même si le pire à parfois été frôlé comme dans l'Essonne où un bus était plein au moment où le feu a pris, il n'y a pas eu de blessés graves.
 
Source : FIGARO.FR 

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samedi, 28 octobre 2006

PATRIE

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Rosoboronexport et le français DCN signent un document de coopération

medium_rosoboronexport.jpgLe russe Rosoboronexport et le français DCN ont signé vendredi, dans le cadre du Salon international Euronaval 2006 du Bourget, en France, un protocole d'intention portant sur la coopération dans le domaine des conceptions navales.

Le document est signé par le premier adjoint du directeur général de Rosoboronexport Vladimir Pakhomov et le directeur de la Stratégie et du Développement de DCN Jacques Mouysset.

Selon M. Pakhomov, ce document ouvre la voie à la coopération entre DCN et les leaders de la construction navale russe dans le domaine de la recherche et de l'établissement de projets de navires de guerre. A l'avenir, cette coopération pourrait être étendue à la création de systèmes navals.

L'accord actuel porte sur les bâtiments de surface et les sous-marins. Il permettra aux représentants de l'industrie des deux pays d'enrichir leurs conceptions technologiques et d'élargir les solutions d'ingénierie.

La coopération dans ce domaine pourrait avoir pour résultat un renforcement du potentiel des partenaires dans l'innovation technologique et une meilleure compétitivité de leurs propositions commerciales, garantissant à DCN et Rosoboronexport de nouveaux débouchés internationaux.

Selon le numéro 2 de Rosoboronexport, "l'intégration des efforts des producteurs de matériels de guerre, notamment au niveau international, accuse ces derniers temps une nette tendance à la stabilité".

DCN est un des grands acteurs du marché européen et international des constructeurs de systèmes navals de pointe.

Rosoboronexport est l'unique intermédiaire public russe dans l'exportation et l'importation de produits, de technologies et de services à vocation militaire et double. Seul Rosoboronexport est habilité en Russie à organiser le travail conjoint entre les partenaires étrangers et les entreprises russes de la défense en matière de recherche-développement, ainsi qu'à livrer sur les marchés internationaux des armements et matériels de guerre russes. Rosoboronexport fait partie des plus grosses compagnies d'armements du monde.

 

Source du texte : RIA NOVOSTI 

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mercredi, 25 octobre 2006

BUDAPEST 1956 - 2006

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mardi, 24 octobre 2006

La France doute de la Finul II

medium_finul.jpgL'INCIDENT, sur le terrain, est mineur mais symboliquement fâcheux. Le 15 octobre, sur une petite route des environs de Marjayoun, dans la partie orientale du Liban-Sud, une équipe de démineurs du génie espagnol tombe sur trois militants du Hezbollah. Ces derniers leur ordonnent de rebrousser chemin, ce que font peu glorieusement les Casques bleus. 

Au QG de la Finul, à Naqoura, l'affaire a fait pâlir et suscité une sérieuse explication de texte sur l'indispensable « liberté de circulation » à faire respecter. En Israël, elle a fait les gorges chaudes de généraux confortés dans leur peu de confiance accordée à la force de l'ONU. Et, à Paris, elle n'a fait qu'aviver les doutes qui courent sur une Finul II qui ressemble de plus en plus à la Finul I, ce qui n'est pas un compliment... « Cela fait ressurgir les cauchemars balkaniques, où les Casques bleus de la Forpronu étaient arrêtés par une poignée de miliciens hirsutes, confie un officier. Si l'on commence à envoyer ce genre de signal, c'est foutu. »

Musclée dans ses effectifs et ses armements, la nouvelle Finul aurait du mal à se dégager de la lourdeur des opérations onusiennes. Des interventions où la fonctionnarisation des états-majors, l'hétérogénéité des troupes et l'ambiguïté des mandats minent l'efficacité militaire. À l'été, les généraux français n'avaient pas caché leur nette préférence pour la mise sur pied d'une force multinationale ad hoc, plutôt que de chausser les pantoufles de la Finul. L'emballement du front diplomatique avait dû forcer Paris à accepter la bannière onusienne. « Si, à terre, vous n'obtenez pas un retrait ou un désarmement des acteurs et, dans les airs, vous n'instaurez pas une zone d'exclusion aérienne, il est clair que vous exposez à terme à des problèmes », confie une source militaire.

La question de la poursuite des survols du Liban par la chasse israélienne est une autre bombe à retardement pour la Finul. Le Hezbollah dénonce une attitude de « deux poids, deux mesures ». Il y a trois jours, Jacques Chirac a demandé que soit mis fin à ces violations aériennes, actions contraires, selon lui, « à l'esprit et à la lettre » de la résolution 1701. Israël vient de lui répondre. En paroles, avec les déclarations du ministre israélien de la Défense, Amir Peretz, indiquant que ces vols continueraient pour contrecarrer les tentatives de réarmement du Hezbollah. Et dans les faits, en survolant hier Beyrouth et le Liban-Sud, plus intensément et plus bas que jamais, depuis le 14 août tout au moins.

Autre sujet d'interrogation, pour la France, le risque de surpopulation militaire au Liban-Sud. Un soldat pour quatre habitants : c'est l'étonnant ratio auquel on arriverait si la totalité des effectifs prévus de Casques bleus et de militaires libanais étaient déployés au sud du Litani. Pour faire appliquer la résolution 1701, avait en effet été prévu le déploiement sur ce petit chapelet de collines de 15 000 hommes de la nouvelle Finul et de 15 000 soldats de l'armée libanaise.

7 000 Casques bleus suffiraient

Du coup, l'envoi du 2e bataillon français a été gelé. « On se donne le temps de la réflexion, pour ajuster les besoins aux réalités du terrain, explique un officier. Envoyer trop de monde serait inutile et même contre-productif, en suscitant un rejet croissant des populations. ». Plutôt que 15 000 soldats de l'ONU, on estime à Paris que le chiffre de 6 000 ou 7 000 Casques bleus serait raisonnable et suffisant. Un effectif aujourd'hui atteint. Il est donc vraisemblable que les effectifs français - 2 000 hommes prévus originellement - soient revus à la baisse.

Pour l'heure, quelque 1 700 soldats français sont déployés au sein de la Finul, soit le plus fort contingent de la force. Ils sont répartis en deux ensembles. Une force de réaction rapide, basée à Dayr Kifa, et composée notamment des chars Leclerc et des canons de 155 mm AUF1. Et des éléments de « contrôle de zone », essentiellement les blindés AMX10P, déployés à Bint Jbeil et Tbinine ainsi que sur deux postes sur la « Ligne bleue ». Certains de ces soldats, des logisticiens qui doivent rentrer en France, seront remplacés par des troupes motorisées, donc plus légères que celles du premier bataillon. Il pourrait s'agir d'éléments de la 11e brigade parachutiste.

Le nouveau chef d'état-major des armées, le général Georgelin, s'est rendu au Liban il y a huit jours pour évaluer la situation. Et s'assurer que les règles d'engagement « robustes » étaient bien comprises par tout le monde. Il doit se rendre bientôt en Afghanistan, autre sujet de forte inquiétude. Autre théâtre où la complexité du conflit exige des conditions de déploiement claires.

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medium_FINUL2.gifC'est une première et le fruit d'une exigence exprimée par Paris cet été, avant d'envoyer des Casques bleus vers le terrain tourmenté du Sud-Liban. Une cellule militaire stratégique, spécialement dédiée à la Finul, est opérationnelle depuis dix jours au siège de l'ONU à New York. Jusqu'à présent, toutes les interventions étaient suivies par les mêmes équipes du Département des opérations de maintien de la paix (Domp). Trop peu d'hommes et pas assez d'expertise militaire pour accompagner sérieusement les opérations de dizaines de milliers de Casques bleus.

 
À force plus robuste, état-major new-yorkais plus musclé, donc. La cellule stratégique - exclusivement militaire - comprendra 33 personnes. Des officiers issus des nations contributrices, mais aussi des quatre autres « grands » du Conseil de sécurité (États-Unis, Russie, Chine, Grande-Bretagne), si ces derniers répondent à l'invitation qui leur a été lancée. La cellule est commandée par le général italien Giovanni Ridino, flanqué d'un adjoint français, le général François Estrate.
 
Cette expertise militaire va s'exercer dans plusieurs directions. Au profit du patron du Domp, d'abord, actuellement le Français Jean-Marie Guéhenno. Vers le commandant de la force sur le terrain, ensuite, le général Alain Pellegrini. Vers les nations contributrices, enfin, qui recevront notamment une aide pour leur planification opérationnelle.
 
Travail de planification
 
Mais le général commandant la cellule stratégique ne doit pas être un échelon intermédiaire entre le commandant de la Finul et le patron du Domp. « Ce n'est pas un niveau de commandement supplémentaire, explique une source onusienne, le commandant de la Finul continue à recevoir directement les ordres de Jean-Marie Guéhenno. Mais la cellule aide ce dernier dans ces décisions, comme elle soutient le général Pellegrini en établissant des directives stratégiques et en l'aidant à faire un travail de planification pour l'ensemble de la force. » En rencontrant Kofi Annan vendredi, le ministre français de la Défense lui a exprimé le souhait de voir ces dispositions ad hoc prises pour le Liban faire école pour les autres opérations des Nations unies.

Source des textes : FIGARO.FR 

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lundi, 23 octobre 2006

Les violences urbaines recensées

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Quelque 76.898 actes de violences urbaines, dont plus de 31.000 incendies de véhicules, ont été enregistrés au cours des neuf premiers mois de 2006, a-t-on appris lundi auprès de la direction générale de la police nationale (DGPN). Un indicateur national dédié a en effet été créé le 1er janvier dernier pour mesurer l'évolution de ces violences particulières, après les émeutes d'octobre-novembre 2005 dans les banlieues. Il recense neuf rubriques, dont la plus importante, celle des véhicules brûlés qui, avec 31.514 faits de ce genre enregistrés de janvier à septembre (inclus) 2006, représente à elle seule 40,98% de l'ensemble. Viennent ensuite les feux de poubelles (20.080, soit 26,11% de l'ensemble), puis les jets de projectiles (6.113), les dégradations de mobilier urbain (5.959) et les incendies de biens publics (4.396). Les violences collectives à l'encontre des services de sécurité, de secours et de santé arrivent en sixième position (4.244, soit 5,52% de l'ensemble), devant les rodéos automobiles (4.149), tandis que les affrontements entre bandes (215) ferment la marche.

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La cartographie des émeutes est implacable : le feu a pris principalement dans les zones urbaines sensibles comportant les plus faibles revenus, là où les jeunes étaient particulièrement nombreux, jusqu'à constituer 40 % des habitants. Mais aussi dans les quartiers à forte densité de familles africaines de plus de six enfants. 

L'enquête menée par le sociologue Hugues Lagrange analyse comment ces jeunes « blacks » ont largement participé au mouvement, même s'ils n'étaient pas les seuls émeutiers, comme l'ont montré les arrestations.

« Ces Africains appartiennent à la dernière vague d'immigration, la plus pauvre, la moins éduquée. Surtout celle dont les familles viennent du Sahel », analyse Hugues Lagrange. Les enfants vivent parfois un décalage douloureux entre les traditions des parents et leur vie en France. À la maison, ces jeunes se plient aux codes familiaux, sans forcément les comprendre. En Afrique, ces interdits sont renforcés par les adultes qui interviennent auprès de tous les enfants. Ici, l'école a tendance à dévaloriser cette éducation, analyse la chercheuse Nathalie Kakpo. Entre ces deux mondes, certains « échappent à toute autorité ».

Depuis les émeutes, les casseurs noirs encapuchonnés sont revenus sur le devant de la scène, lors des manifestations contre le CPE au printemps. Tandis qu'un Conseil représentatif des associations noires (Cran) s'est créé pour dénoncer les discriminations et tenter ainsi d'imposer la question noire en politique.

Source du texte : FIGARO.FR   
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Les réactions internationales aux émeutes des banlieues de 2005. 

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dimanche, 22 octobre 2006

REX FRANCORUM : Le Traité de Gaillon (1196)

  Traite_de_Gaillon.pdf

medium_Richard_Coeur_de_Lion.2.jpgDans le conflit qui oppose Richard Coeur-de-Lion et Philippe-Auguste, le traité de Gaillon marque une courte période de trêve avant la reprise de la guerre presqu’ininterrompue qui oppose les deux souverains entre le retour d’Allemagne de Richard (mars 1194) et sa mort devant Châlus (avril 1199). La guerre a pour théâtre la Normandie et le Berry ; alors que les deux rois s’apprêtent à en découdre sous les murs d’Issoudun, les pressions du clergé, alarmé par une menace d’invasion de l’Espagne par les musulmans, les obligent à conclure une trêve, bientôt transformée en paix.

Le traité est conclu entre Gaillon et Le Vaudreuil. Bien qu’il ne soit pas explicitement daté, on retiendra celle du 14 janvier 1196, puisque les conventions prises entre les deux souverains, lors de leur rencontre le 5 décembre, entre Chârost et Issoudun, donnent la Saint Hilaire comme terme de la signature.

C’est une paix de compromis : Philippe conserve une partie de ses conquêtes normandes (le Vexin normand, Gisors, Vernon, Nonancourt, Pacy notamment) et voit reconnue l’affirmation de sa suzeraineté sur l’Auvergne ; en revanche, il doit abandonner à Richard le Berry aquitain et bon nombre de places fortes comme Issoudun et Graçay. Cette entente ne satisfait réellement aucune des deux parties et la guerre reprend dès l’été 1196.