vendredi, 29 septembre 2006
Le Congrès approuve la loi controversée sur les "combattants ennemis"

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Identité
Chaque homme a son identité inscrite dans ses cellules.
Jean DAUSSET
Prix Nobel de Médecine en 1980
(Journal La Croix du 5 mai 1981)
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Max WEBER : Credo du politique
Ce n'est pas la paix et le bonheur de l'humanité que nous avons à procurer aux générations futures mais la lutte éternelle pour la conservation et l'édification de notre caractère national. Nous n'avons pas le droit de nous abandonner à l'espoir optimiste d'après lequel notre tâche serait accomplie au sein de l'épanouissement le plus grand possible de la civilisation économique...
Max WEBER (1864-1920)
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jeudi, 28 septembre 2006
LA CATASTROPHE HUMAINE DE GAZA EST UNE BOMBE A RETARDEMENT

Source du texte : LE FIGARO.FR
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Conclusions principales du "National Intelligence Estimate"

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mercredi, 27 septembre 2006
Deux CRS attaqués dans l'Essonne par des "indigènes" de la République
L'incident s'est produit vers 21h50. L'officier, qui souffre notamment d'une plaie à la tête et d'un hématome à l'œil, a dû être opéré en urgence dans un hôpital d'Evry. L'autre policier, qui a pris de nombreux coups, y est également soigné. Leur véhicule a été "sérieusement endommagé" et une enquête est en cours pour identifier leurs agresseurs.
Cet incident est intervenu au soir de la publication par le quotidien Le Monde d'extraits d'une note alarmante du préfet de Seine-Saint-Denis sur la situation dans cet autre département de la région parisienne.
"Ils se sont déchaînés !" : le capitaine de la CRS 3 Ludovic Aubriot, 37 ans dont 15 au sein de la police, a raconté jeudi à des journalistes le guet-apens dans lequel son collègue et lui sont tombés mardi soir dans la cité sensible des Tarterêts à Corbeil-Essonnes. Son collègue et lui "en mission de lutte contre les violences urbaines, supervisaient les effectifs CRS sur le département de l'Essonne", raconte-t-il. "Je faisais le tour de l'ensemble de mes sections sur les trois secteurs sensibles de Corbeil-Essonnes et, au moment où nous sommes passés, on a subi le jet de deux projectiles", poursuit le capitaine. A peine les deux policiers s'étaient-ils arrêtés "pour voir quelles étaient les conséquences matérielles de ces tirs (que) en trente secondes, une vingtaine d'individus sont sortis des fourrés, très déterminés, et sont venus en découdre". "On a subi de plein fouet cette agressivité, très rapidement, je me suis retrouvé à à terre et, vous pouvez le voir même si ça a bien désenflé depuis, les personnes se sont déchaînées", résume-t-il. "Ils se sont acharnés" Il estime à "au moins deux minutes" le temps pendant lequel il a été, ainsi que son collègue, roué de coups, particulièrement à la tête et au visage. Il leur aura fallu attendre "quatre minutes à partir du début des faits" pour que, alertés par une riveraine ayant assisté à la scène de sa fenêtre, "des renforts de ma compagnie arrivent". "Des minutes pendant lesquelles on est seuls et frappés", résume le capitaine Aubriot. Pour lui, le guet-apens ne fait aucun doute : "Par rapport à la brièveté et à la violence, je pense qu'il s'agissait d'une action concertée (de jeunes gens) qui s'attendaient à voir passer une voiture de police ou de pompiers ou d'un autre agent de l'Etat pour faire une action ciblée et, bien évidemment, quand ils ont vu que l'on était que deux, ils se sont acharnés", répète-t-il.
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mardi, 26 septembre 2006
TITE-LIVE : La bataille du mont Olympe, à la fin de l'été 189 av. J.-C.
Les Gaulois émigraient en masses des villages et des champs, traînant avec eux-mêmes, leurs femmes et leurs enfants, tout ce qu’ils pouvaient porter et pousser ; ils se dirigeaient vers le mont Olympe pour s’y retrancher, protéges par leurs armes et par le site (…) les Tolostoboges avaient occupé le mont Olympe ; les Tectosages s’étaient séparés d’eux pour gagner une autre montagne, appelée Magaba ; les Trocmes avaient confié femmes et enfants aux Tectosages et décidé, avec les hommes armés, de porter secours aux Tolostoboges. A ce moment, les roitelets des trois peuples s’appelaient Orgiago, Combolomarus et Gaudotus ; ils avaient adopté cette stratégie surtout parce qu’ils pensaient, en tenant les sommets les plus élevés de cette région et en y apportant de quoi subsister aussi longtemps qu’il faudrait, pouvoir fatiguer et dégoûter l’ennemi : celui-ci n’oserait pas approcher en traversant des endroits aussi escarpés et accidentés ; s’il essayait, une troupe réduite suffirait à l’arrêter ou à le troubler ; enfin, il ne supporterait pas, s’il s’installait au pied de ces montagnes glaciales, le froid et le manque d’aliments. Bien que l’altitude même du lieu les protégeât, les Gaulois entourèrent les sommets sur lesquels ils s’étaient installés d’un fossé et d’autres retranchements. (…) Les Gaulois, sûrs que leurs flancs sont tous deux inaccessibles, envoient quelque 4 000 hommes vers le sud pour occuper une colline qui domine le chemin, à moins d’un mille du camp, et en bloquer l’accès par les armes (…). Le combat s’engage de loin avec les armes de jet ; il est d’abord égal, car les Gaulois sont avantagés par le terrain et les Romains par l’abondance et la variété des projectiles ; mais à mesure que le combat avance, l’égalité cesse : leurs boucliers longs, mais trop étroits pour leur stature, et plats de surcroît, couvraient mal les Gaulois ; ils n’eurent bientôt plus d’armes à par leurs épées, qui ne servaient à rien puisque l’ennemi n’engageait pas le corps à corps ; ils lançaient des pierres (…) sans ajuster ni appuyer le tir, faute d’habitude ; frappés de toutes parts, à l’improviste, de flèches, de balles et de javelots, ils ne savaient que faire, aveuglés par la colère et la peur, et pris au dépourvu par un genre de combat auquel ils sont inaptes. Car si, dans le combat rapproché où l’on reçoit et inflige tour à tour des blessures, la rage les rend courageux, au contraire, quand ils ne peuvent se ruer nulle part dans un assaut aveugle, telles des bêtes transpercées, ils se jettent au hasard contre les leurs. Comme ils combattent nus et que leur peau est grasse et blanche, puisqu’ils ne se déshabillent que pour combattre, leurs blessures étaient mises à nu : ainsi la masse des chairs lassait couler plus de sang, les plaies béantes étaient plus affreuses et la blancheur du corps était plus souillée par le sang noir. Mais les plaies ouvertes ne les émeuvent guère : parfois, quand la blessure est large plus que profonde, ils arrachent la peau autour, pensant augmenter leur gloire. Mais quand une pointe de flèche ou une balle de fronde a pénétré dans la chair et la brûle, sous l’aspect d’une petite blessure, et qu’ils cherchent à arracher ce projectile qui ne vient pas, la
honte et la rage les prennent d’être victimes d’un si minuscule adversaire, et ils se couchent à terre, si bien qu’alors ils gisaient épars ; d’autres se ruaient sur l’ennemi et étaient frappés de toutes parts ; et s’ils arrivaient au contact, l’épée des vélites les transperçait ; ce soldat est armé d’un bouclier de trois pied, porte du côté droit des javelots qu’il lance de loin, et à la ceinture d’un glaive espagnol ; s’il faut combattre au corps à corps, il fait passer les javelots dans la main gauche et tire l’épée. Il restait peu de Gaulois vivants : quand ils se virent battus par l’infanterie légère et menacés par les enseignes des légions, ils fuirent en désordre, rejoignirent le camp déjà rempli de terreur et de panique, comme tout endroit où sont mélangés femmes, enfants et toute la foule des gens inaptes à la guerre. Abandonnées par la déroute des ennemis, les collines accueillirent les Romains vainqueurs.(…) Les Gaulois, craignant que leurs retranchements ne leur offrissent une protection insuffisante, s’étaient rangés en armes devant la palissade ; ils furent alors écrasés sous les projectiles de toutes espèces ; plus ils étaient nombreux et serrés, moins les tirs manquaient les cibles : en un instant ils sont contraints à rentrer, ne laissant que devant les portes des gardes solides. La foule repoussée dans le camp reçut une grande quantité de projectiles, et les cris mêlés de gémissements des femmes et des enfants révélaient le grand nombre des blessés. Contre ceux qui gardaient les portes, les éléments avancés des légions lancèrent leurs javelots ; ceux-ci ne les blessaient pas, mais les boucliers étaient traversés et fixés les uns aux autres. Les Gaulois ne soutinrent pas plus longtemps l’assaut romain.
Les portes étaient forcées ; sans attendre l’irruption des vainqueurs, les Gaulois s’enfuirent du camp dans toutes les directions (…).
Tite-Live (-59 +17)
Fils d'une riche famille, il fait d'abord des études de rhétorique qui l'amènent à s'installer à Rome. Mais il se consacre finalement aux lettres. Malgré ses convictions républicaines, il est très proche d'Auguste qu'il va d'ailleurs aider dans son entreprise de réhabilitation de la grandeur de Rome. En effet, s'il est historien, sa discipline est pour lui un genre littéraire qui doit édifier et idéaliser le passé du monde romain et les vertus du peuple. Dans ses cent quarante-deux livres que composent son Histoire de Rome, dont seuls des fragments nous sont parvenus, Tite-Live offre une fresque moralisatrice et oratoire dont Auguste se servit pour asseoir son pouvoir et renforcer l'unité nationale.
Histoire romaine, XXXVIII, 18-23
Traduction de Richard Adam
Paris, Les Belles Lettres, 1982
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Classe guerrière celtique : terminologie
Rix (gaul.), ri (irl) : Roi
Ardri ou ri-rurech (irl.) : Roi suprême
Ri-coiceda (irl) : Roi de province
Ri-tùaithe (irl) : Roi de canton
Brenn (gaul.) : Chef d'expédition militaire?
Tigernius (gaul.) : Seigneur
Vassalus (gaul.) : Vassal
Vergobretos (gaul.) : Magistrat suprême
Flaith (irl.) : Noblesse guerrière
Aire desa (irl.) : Petit aristocrate
Camulos (gaul.), Trénfer (irl.) : Champion
Cingetos (gaul.), Cimbaeth (irl.) : Guerrier
Eporados (gaul.) : Cavalier
Ambactos (gaul.) : Guerrier d'élite lié à un noble
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THEODOR KÖRNER : L'APPEL AUX ARMES

Debout, mon peuple ! La flamme monte, et la fumée !
Vois au Septentrion poindre la liberté !
Plonge et trempe le fer au coeur des ennemis !
Debout, mon peuple ! - La flamme monte, et la fumée !
Vite, à l'ouvrage, moissoneurs : les blés sont mûrs !
Le plus haut salut, l'espoir ultime habite les épées !
Que notre coeur loyal saigne à flot sous leurs armes !
...
Brise le soc, jette à terre le ciseau !
Poète, tisserand, laisse là ton ouvrage !
Que l'on quitte la ferme et quitte le château !
Le dieu qui sent passer le souffle des drapeaux
Veut voir son peuple entier debout et sous les armes.
L'aurore impérissable où point la liberté
Attend que l'on bâtisse un autel à sa gloire ;
C'est à nous d'en tailler la pierre à coup d'épée
Et de fonder le temple sur la mort des héros...
Le ciel est avec nous, l'enfer tremble et recule !
"Debout, peuple, en avant !" clame la liberté !
Rythme lourd de ton coeur, rythme lourd des chênes !
Qu'importent les monceaux où s'entassent les corps ?
Plantent sur eux les étendards d'un peuple libre !
Mais lorsque dans l'éclat d'un lointain passé reconquis,
La Fortune à ton front mettra son auréole,
O mort, n'oublie point les morts qui tombèrent fidèles
Et pose sur leurs urnes une couronne de chêne !
Karl-Theodor KÖRNER
1791 - 1813
Mort au combat à 22 ans
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lundi, 25 septembre 2006
IMMIGRATION : le peuple helvétique montre l'exemple à toute l'Europe
C'est par un véritable raz-de-marée électoral que les Suisses se sont prononcés hier pour le durcissement de leurs législations sur l'asile et sur les étrangers. 68 % des votants ont approuvé des mesures limitant davantage l'immigration des travailleurs hors Union européenne et imposant de nouvelles restrictions aux demandeurs d'asile. La votation d'hier marque une nouvelle fois le paradoxe d'un pays qui compte avec 21% de sa population étrangère, l'un des plus forts taux d'Europe, et ses tendances au repli sur soi.
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