jeudi, 29 juin 2006

La Somme : 90 ans après la grande bataille

medium_La_Somme.2.jpgPlus de dix mille personnes, dont le prince Charles d’Angleterre et de nombreux ressortissants des pays du Commonwealth, assisteront samedi aux cérémonies du 90e anniversaire des combats de la Somme, les plus meurtriers de la Première Guerre mondiale.

 

Un océan de blés, des chênes d’Afrique du Sud, des érables canadiens, des tapis de gazon anglais et des nuées de coquelicots sur le bord des chemins, bien sûr, mais aussi, en papier léger, au pied des tombes et des mémoriaux. En ce mois de juin, la campagne de la Somme a la paix profonde des lieux qui ont connu la fureur de la guerre. Silencieusement, des lycéens, cahier en main, parcourent un cimetière, les yeux rivés sur les stèles blanches, propres aux soldats du Commonwealth. Comment comprendre que des jeunes du même âge qu’eux aient traversé les mers pour venir mourir ici, il y a 90 ans? Aujourd’hui, des Français, mais aussi des Anglais, des Écossais, des Canadiens prennent le relais pour transmettre la mémoire d’une bataille encore méconnue en France. Lancée le 1er juillet 1916 pour terminer, sans véritable victoire, dans les boues de novembre, la bataille de la Somme fit plus d’un million de tués, blessés ou disparus aux belligérants. Pour la seule journée du 1er juillet, les armées britanniques ont déploré 20 000 victimes. Ce bout de terre picarde est devenu «le Verdun» de l’Angleterre, de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande, du Canada, de Terre-Neuve, de l’Afrique du Sud, de l’Irlande. Confrontés à l’impossibilité matérielle de rapatrier les corps de leurs soldats, les Britanniques ont enterré leurs morts sur place, dans plus de 400 cimetières. Dès la fin de la guerre, les flux de familles venant se recueillir sur les tombes ont créémedium_La_Somme_2.jpg une atmosphère typiquement «british». Tea-room, bed and breakfast jalonnent ce bout de terre, sillonné par près de 200 000 visiteurs chaque année. Ils devraient être encore plus nombreux en cette année du 90e anniversaire. Chaque 1er juillet, à 7h28, une foule se rassemble à la Boisselle, autour d’un énorme trou de mine. Un bruit d’explosion, un coup de sifflet et, au loin, émerge le son lancinant d’une cornemuse. Un piper, en uniforme, s’avance. Le Somme Battlefield Pipe Band accompagne toute la cérémonie. Plus écossais que nature avec leur kilt, leur calot et leur cornemuse, ses membres sont pourtant bien français. Couvreur, enseignant, aiguilleur du ciel, dessinateur... leur aventure a commencé à Albert, en 1989, quand une poignée de passionnés de culture écossaise et de cornemuse commence à jouer pour des amis britanniques. Le Somme Battlefield Pipe Band, unique en son genre, est désormais de toutes les commémorations. «L’essentiel, outre la qualité musicale, est d’être très respectueux dans la façon de défiler et dans la symbolique de l’uniforme», explique son président, Yves Holbecq. En toutes saisons, le groupe assure les commémorations quand les musiques des régiments sont absentes. Arlène King s’occupe des destinées de 13 mémoriaux canadiens dont le site terre-neuvien de Beaumont-Hamel. Dans un parc où les tranchées sont encore visibles, les visiteurs tentent d’imaginer la rage d’une bataille qui a mis hors de combat près de 700 Terre-Neuviens dans la première demi-heure de l’assaut. Une poignée d’étudiants canadiens fait visiter le site. «Présents ici pendant quatre mois, ils transmettent cette mémoire à leur pays, se félicite Arlène King. Là-bas, on n’imagine pas la gratitude des Français, des Néerlandais ou des Belges pour nos soldats.» «Les Britanniques sont passionnés par leur histoire et cela se voit, sourit-elle. Les Français sont peut-être plus discrets, mais ils sont là, avec une efficacité tranquille.» Cette Terre-Neuvienne tient à rappeler inlassablement les motivations des soldats : «Après coup, certains disent que tous ces hommes sont morts pour rien. Nous n’avons pas le droit de dévaloriser leur engagement.» Elle espère être présente jusqu’au 100e anniversaire, avant de prendre sa retraite dans les environs : «Quand je suis arrivée au début des années 2000, je m’étais donné trois ans...» Jean-Pierre Thierry, lui aussi, en arrivant à Villers-Bretonneux en 1975, ignorait qu’il serait saisi d’une passion qui le ferait partir jusqu’aux antipodes. «Villers-Bretonneux abrite le mémorial des Australiens : j’ai commencé à me lancer à la recherche de toutes les traces de la Grande Guerre », confie le septuagénaire. Ancien cadre de l’industrie automobile, il se retrouve, au milieu des années 1980, en charge des collections de l’Historial de Péronne. medium_La_Somme_2.2.jpgUniformes, jeux, meubles, prothèses... Jean-Pierre Thierry a sillonné l’Europe des collectionneurs et des greniers. À sa retraite, en 2003, il quitte les objets pour les hommes et part recueillir dans toute la France les souvenirs des derniers survivants de la Grande Guerre. En septembre, il s’envolera vers l’Australie. Les soldats australiens sont revenus chez eux avec leur «diary». Munis de ce journal de bord, leurs descendants aiment découvrir les bois, les villages dans lesquels sont passés leurs ancêtres. «Je suis toujours frappée par la tenue des jeunes qui visitent le mémorial », confirme Geneviève Potié, maire de Thiepval. L’arc de triomphe rouge du Mémorial britannique portant plus de 73 000 noms de soldats disparus est visible à des kilomètres à la ronde. Une présence qui entraîne des cérémonies inédites : «Tous les 1er juillet, j’accueille d’abord les personnalités britanniques, en terre française, en lisière du mémorial, puis ce sont elles qui m’accueillent sur le site même, qui est territoire britannique.» Lors de la récente construction du centre d’interprétation, trois officiers britanniques étaient là pour surveiller les engins de terrassement qui travaillaient au peigne fin. Leur crainte ? Que des corps de soldats soient abîmés. Cette fois-ci, ce sont ceux de huit Allemands qui ont été exhumés. Régulièrement, la terre rend des vestiges. Obus, munitions, gamelles, monnaie, comme pour nourrir cette promesse répétée à chaque cérémonie du souvenir par les mots du poète Laurence Binyon : «Ils ne vieilliront pas... Lorsque nous, nous vieillissons. L’âge ne les atteindra pas...Ni le poids des années. Au coucher du soleil et au matin, nous nous souviendrons d’eux. »

 

Source : Béatrice Pujébet

LE FIGARO.FR

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Le Groupe CARLYLE

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Source : Infoguerre.com

 

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mercredi, 28 juin 2006

Galerie des "GRANDS SOLDATS"

Une nouvelle figure guerrière :

 Leo MAJOR

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Les Croix de Guerre

medium_Croix_de_Guerre.jpgLa Croix de Guerre 1914-1918 : 

 

Durant la Première Guerre mondiale, le besoin de créer une récompense pour les combattants s'est fait sentir très rapidement. Il existait bien la « citation à l'ordre du jour», mais ce n'était qu'un témoignage écrit, dans les communiqués, les états de service et le livret militaire.

L'écrivain Maurice Barrès, député de Parismedium_Barres.jpg, propose un projet de médaille pour décorer les soldats après un exploit particulier. Le 23 décembre 1914, le député Bonnefous, dépose une proposition de loi pour instituer pour les combattants, une médaille dite de la « valeur militaire ». Le 28 janvier 1915, le député Driat, rapporteur de la Commission de l'armée, remet un rapport favorable et désigne cette décoration par « Croix de Guerre ».

La Croix de Guerre fut créée par la loi du 8 avril 1915, confortée par un décret d'application du 23 avril 1915.

 

 

 

Elle commémore depuis le début des hostilités, les citations individuelles pour faits de guerre. Elle récompense les militaires, mais aussi les civils et les personnels militarisés. 

Ruban : vert avec liseré rouge à chaque bord et comptant cinq bandes rouges verticales. 

Médaille : croix en bronze florentin, à quatre branches avec entre elles deux épées croisées. A l'avers, au centre, une tête de la République coiffée du bonnet phrygien ornée d'une couronne de laurier avec la légende " République Française ". Au revers : la croix de guerre portait à l'origine la mention " 1914-1915 ", puis la guerre se prolongeant, ce millésime fut successivement modifié et remplacé par " 1914-1916 ", " 1914-1917 " et enfin " 1914-1918 ".

Citations :

  • Armée : palme de bronze en forme de laurier,
  • Corps d'Armée : étoile de vermeil,
  • Division : étoile en argent,
  • Brigade, Régiment : étoile de bronze.

Plusieurs citations obtenues pour des faits différents se distinguent par autant d'étoiles ou de palmes.

Fourragère : tous les cadres et les hommes d'une unité citée deux ou trois fois à l'ordre de l'armée ou ayant pris un drapeau à l'ennemi, furent autorisés à porter sur l'uniforme, cette fourragère aux couleurs de la croix de guerre, verte mouchetée de rouge. La croix et la fourragère furent également conférées aux drapeaux et étendards des unités ayant reçu ces récompenses.

En octobre 1917, la croix de guerre fut attribuée à une ville, pour la première fois à l'initiative du ministre de la guerre Paul Painlevé. Il s'agit de la ville de Dunkerque. D'autres suivirent en 1930. Il en fut de même pour les grands corps de l'Etat, la préfecture de police, le barreau de Paris, les universités et presque toutes les grandes écoles, en raison des sacrifices consentis.

 

La Croix de Guerre 1939-1945 :

A l'initiative de M. Edouard Daladier, président du Conseil et ministre de la Guerre, un décret-loi du 26 septembre 1939 a institué une croix de guerre pour commémorer les citations individuelles pour faits de guerre, identique à celle de 1914-1918 et portant à l'avers le millésime 1939, suspendue à un ruban vert et rouge. Après plusieurs modifications dues à la situation politique complexe de la période de l'Occupation, l'ordonnance du 7 janvier 1944 du Comité de Libération Nationale remet finalement en vigueur la Croix de Guerre 1939, mais à ruban rouge et vert et non vert et rouge.

Ruban : rouge, partagé par quatre bandes médianes vert foncé, séparées entre elles et disposées de manière à laisser deux bandes rouges latérales  

Médaille : semblable à la Croix de Guerre 1914-1918, avec au revers le millésime de l'année des combats : 1939 ou 1939-1945.

Citations : elles se distinguent de la même manière que pour la croix de 1914-1918.

Fourragère : identique à celle de la Croix de Guerre 1914-1918, elle est comme elle, destinée à commémorer les citations collectives. Mais des olives de couleurs différentes sont placées au-dessus du ferret pour permettre de les différencier. Lorsque les unités ont obtenu la fourragère au cours des deux guerres mondiales, celle-ci comporte deux olives.

Le 30 septembre 1942, le général de Gaulle créa une citation à l'ordre des Forces Françaises Libres donnant droit au port de la Croix de Guerre avec une palme en vermeil. L'ordonnance du 7 janvier 1944 a repris ces dispositions en créant une citation à l'ordre de la Nation. La croix particulière créée au profit des membres de la Légion des volontaires français contre le bolchevisme a été annulée par un arrêté du 28 octobre 1944.

Les croix de guerre des aviateurs restent prestigieuses : le ruban de celle de Pierre Clostermann porte 19 palmes.

La Croix de Guerre 1939-1945 a été décernée à de nombreux villages et villes.

 

La Croix de Guerre des Théâtres d'Opérations Extérieurs :

Après la Première Guerre Mondiale, des troupes françaises furent engagées sur des territoires extérieurs avec des missions délicates d'encadrement ou d'intervention limitée. Tel fut le cas au Levant, en Afrique Occidentale, en Pologne, en Orient et au Maroc. Une loi du 30 avril 1921 créa une nouvelle croix de guerre pour récompenser les actes de courage accomplis au cours de ce type d'opérations.

Un arrêté du ministre de la Défense du 17 janvier 1991 a ouvert le droit à l'octroi de cette décoration en raison des hostilités engagées contre l'Irak puis par arrêté du 5 mai 1992, cette même autorité a décidé que cette distinction ne serait plus décernée.

La Croix de Guerre des Théâtres d'Opérations Extérieures (T.O.E.), commémore les citations individuelles obtenues par les militaires ou les civils au cours des opérations effectuées à l'étranger depuis le 11 novembre 1918 ou qui pourraient avoir lieu dans l'avenir, pour services de guerre caractérisés directement liés à l'expédition.

Ruban : formé de trois bandes verticales, une bande centrale bleu clair, encadrée de deux bandes rouges ayant chacune la moitié de la largeur de la bande bleue.

Médaille : conforme au modèle de la Croix de Guerre 1914-1918. Au revers : " Théâtres d'Opérations Extérieures ".

Citations : elles se distinguent de la même manière que pour la Croix de Guerre 1914-1918.

Fourragère : aux couleurs de la Croix de Guerre des T.O.E. (bleu et rouge), elle est destinée à commémorer les citations collectives dans les mêmes conditions que pour la Croix de Guerre 1914-1918.

La Croix de Guerre des T.O.E. n'est plus décernée depuis le 5 mai 1992. 140 formations militaires ont mérité de 1921 à aujourd'hui de recevoir la Croix de Guerre des T.O.E.
 

La Croix de la Valeur Militaire :

Les opérations de sécurité et de maintien de l'ordre engagées en Afrique du Nord, et tout particulièrement en Algérie, ayant un caractère spécial, le gouvernement de l'époque fut conduit à créer une nouvelle récompense inspirée des croix de guerre. C'est ainsi que par décret du 11 avril 1956 fut créée la Croix de la Valeur Militaire. Une décision particulière du 30 avril 1956 vint ensuite préciser qu'elle pouvait être décernée pour les opérations menées en Tunisie depuis le 1er janvier 1952, le Maroc depuis le 1er juin 1953, l'Algérie depuis le 31 octobre 1954. Une décision du 13 février 1957 ajouta les opérations menées en Mauritanie à compter du 10 janvier 1957.

Depuis cette époque, de nouvelles décisions ont été prises en vue de décerner la Croix de la Valeur Militaire :

  • aux personnels en service au Tchad par décision du 13 novembre 1972 (possibilité abrogée à compter du 1er août 1991),
  • pour les opérations maritimes Alysse et Aconit par décision du 20 juillet 1991,
  • pour les opérations menées sur les territoires de l'ancienne Yougoslavie par décision du 6 juillet 1992,
  • pour les opérations menées en République Centraficaine par décision du 10 juillet 1997.

Ruban : écarlate coupé dans le sens de sa longueur de trois raies blanches.

Médaille : suspendue au ruban par une bélière, la croix est en bronze et porte à l'avers l'effigie de la République avec les mots " République Française " et au revers l'inscription " Croix de la Valeur Militaire ". Semblable à la Croix du Combattant, la Croix de la Valeur Militaire ne porte pas d'épées comme c'est le cas pour les Croix de Guerre.

Citations : organisées de la même manière que pour les Croix de Guerre. Les citations à l'ordre de l'armée sont exclusivement décernées par le ministre de la Défense, celles qui concernent les autres degrés allant du corps d'armée au régiment relèvent de la compétence exclusive du général, Chef d'Etat-Major des Armées.

 

La Croix du Combattant Volontaire de la Guerre 1914-1918 :

Dès la fin de la Première Guerre Mondiale, les associations d'anciens combattants demandèrent avec insistance qu'une récompense particulière soit décernée à ceux qui avaient été volontaires pour servir au front au sein d'une unité engagée dans les combats. La Croix du Combattant Volontaire de la Guerre 1914-1918 fut créée par la loi du 4 juillet 1935.

Cette croix a pour bénéficiaires les combattants de la Grande Guerre qui, n'étant pas contraints de combattre en raison de leur situation géographique ou de leur statut particulier ou de leur condition physique, ont néanmoins rejoint volontairement une formation de combat. Elle peut également être décernée aux volontaires étrangers qui ont combattu dans l'armée française sur l'un des fronts d'opérations.

Ruban : vert, avec, au milieu, une bande rouge et sur les bords une bande jaune.

Médaille : croix en bronze avec à l'avers la tête d'un poilu au centre au centre d'un médaillon avec la légende " République Française ", le tout reposant sur une épée et un fond de feuillage de laurier. Au revers, l'inscription : " Combattant Volontaire " " 1914-1918 ".

 

La Croix du Combattant Volontaire : 

Comme leurs aînés de 1914-1918, les anciens combattants de la guerre 1939-1945 demandèrent la création d'une Croix du Combattant Volontaire du conflit mondial auquel ils avaient participé. Une loi du 4 février 1953 leur donna satisfaction. Après la fin des conflits en Extrême-orient et en Corée, des demandes identiques furent formulées. Enfin après 1962, la même question se posa pour les anciens combattants d'Afrique du Nord.

Pour éviter la multiplication des croix du même genre à l'occasion des conflits futurs, la décision fut prise de créer une seule et unique Croix du Combattant Volontaire, décision matérialisée par les dispositions du décret du 8 septembre 1981. Ce texte abroge les mesures relatives à la Croix du Combattant Volontaire de la Guerre 1939-1945 et crée une nouvelle croix dont le ruban est orné de barrettes portant l'indication de la campagne ou de l'opération à laquelle a participé le combattant dont le volontariat a été reconnu.

Ruban : rouge avec au milieu, une bande verte et une bande jaune sur chaque bord.

Médaille : croix portant à l'avers, les mots " République Française " et au revers, l'inscription " Croix du Combattant Volontaire ".

Barettes : " Guerre 1939-1945 ", " Indochine ", " Corée ", " Afrique du Nord ".

 

 

La Croix du Combattant : 

Au lendemain de la Grande Guerre, les associations d'anciens-combattants, soutenues par de nombreux parlementaires, oeuvrèrent pour faire reconnaître par la nation un statut particulier à ceux qui avaient participé au combat. Huit ans après l'armistice, leur action fut couronnée de succès.

La loi du 19 décembre 1926 a créé la carte du Combattant au profit des personnes relevant de l'office national du Combattant : Anciens Combattants de 1914-1918, de 1870-1871 et des campagnes coloniales antérieures au premier conflit mondial.

Quelques années plus tard, la loi du 28 juin 1930 a créé un insigne officiel dénommé " Croix du Combattant " au profit des titulaires de cette carte. Par définition, sont seuls autorisés à porter la Croix du Combattant les personnels mobilisés, titulaires de la carte du Combattant.

Ruban : bleu horizon et coupé dans le sens de la longueur, de sept raies de couleur rouge garance.

Médaille : croix en bronze portant au centre l'effigie d'une République casquée, entourée de l'inscription " République Française " et sur le revers les mots " Croix du Combattant ".

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La Médaille militaire

 

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Cette décoration est des plus originales puisqu'elle récompense à la fois les soldats, gradés et sous-officiers et les généraux ayant commandé en chef devant l'ennemi.

 

Historique

Par décret du 22 janvier 1852, le Prince-Président Louis-Napoléon Bonaparte, quelques jours après la promulgation d'une nouvelle constitution lui donnant tous les pouvoirs, institue la Médaille Militaire. La création de cette décoration revêt une importance politique considérable. En effet, s'il replace l'effigie de Napoléon Ier sur l'insigne de la Légion d'Honneur, c'est sa propre effigie que Louis-Napoléon Bonaparte n'hésite pas à mettre sur cette médaille, avec son prénom gravé sur l'avers. La médaille est de plus surmontée de l'aigle impériale, tenant deux éclairs de foudre dans ses serres. Le message est clair : l'annonce du retour de l'Empire est évidente.

 

Mais cette décoration nouvelle répondait également à un besoin, ce qui explique son extraordinaire succès ultérieur jusqu'à nos jours. En France, il n'y avait jamais eu de décoration réservée à la troupe (et aux sous-officiers). Ainsi, beaucoup d'actions héroïques ne furent pas récompensées sous l'Empire et ce phénomène s'accrut avec la conquête de l'Algérie sous le règne de Louis-Philippe.

Le 21 mars 1852 eut lieu, dans la cour des Tuileries, la première remise de Médailles Militaires à des sous-officiers et soldats, cités à l'ordre ou blessés. Le 10 mai 1852, la seconde remise eut lieu sur le Champ de Mars, devant la foule parisienne. Aux 1700 soldats et sous-officiers décorés s'ajoutèrent deux généraux, anciens de la Grande Armée, les comtes Reille et Vaillant, qui venaient d'être élevés à la dignité de Maréchal de France.

Il y aura, sous le Second Empire, 43 Médailles Militaires remises à des généraux et amiraux. La IIIème République garda ce système qui valorisait le corps entier des Médaillés Militaires. Le prestige de cette décoration fut encore renforcé par sa remise aux Maréchaux de la Première Guerre Mondiale. Le général Foch la reçut le 21 décembre 1916. Les généraux Joffre et Gallieni furent également décorés. Le symbole était très fort ; il arrivait qu'un général soit décoré par un soldat médaillé : ainsi, le général Lyautey fut décoré au Maroc par un sous-officier, l'adjudant Caviglioli.

On estime à un million le nombre de Médailles Militaires attribuées depuis sa création en 1852 à des soldats, marins, gradés et sous-officiers ou officiers de maistrance. L'administration de la Médaille Militaire a été confiée dès l'origine à la grande Chancellerie de la Légion d'Honneur.

 

Les bénéficiaires et les conditions d'attribution

La Médaille Militaire récompense les militaires et assimilés, non officiers. Elle peut aussi être concédée (par décret pris en Conseil des ministres) aux Maréchaux de France et aux officiers généraux, grand'croix de la Légion d'Honneur, qui en temps de guerre ont exercé un commandement en chef devant l'ennemi ou ont rendu des services exceptionnels à la Défense Nationale.

Elle peut être attribuée :

  • à ceux qui comptent huit années de services militaires,
  • à ceux qui ont été cités à l'ordre de l'armée quelle que soit leur ancienneté de service,
  • à ceux qui ont reçu une ou plusieurs blessures en combattant devant l'ennemi ou en service commandé,
  • à ceux qui se sont signalés par un acte de courage ou de dévouement méritant récompense.

 

Par ailleurs, le ministre de la Défense est autorisé à décerner la Médaille Militaire, soit directement, soit par voie de délégation, dans un délai d'un mois, aux militaires et assimilés, non officiers, tués ou blessés dans l'accomplissement de leur devoir.

En règle générale, les personnels non officiers ne peuvent concourir pour la Légion d'Honneur qu'après avoir reçu la Médaille Militaire.  

 

La distinction

La médaille est une couronne de laurier d'argent qui entoure un médaillon d'or où figure l'effigie de la République, entourée d'un cercle d'émail bleu où sont inscrits les mots: " République Française ". Au revers, la médaille porte au centre du médaillon d'or, entouré d'un cercle bleu, la devise : "Valeur et Discipline". Les feuilles et boutons de laurier sont liés de deux rubans entrecroisés en haut et en bas.

La médaille est suspendue à une bélière d'argent en forme de trophée d'armes (motifs : une cuirasse posée sur une ancre de marine, deux tubes de canons entrecroisés, une hache, un sabre ...).

L'insigne est suspendu à un ruban jaune bordé de vert des deux côtés.

La médaille Militaire se porte après la Légion d'Honneur (ou éventuellement l'Ordre de la Libération) et avant l'Ordre National du Mérite.  

 

La fourragère de la Médaille Militaire et les autres bénéficiaires

La fourragère est un cordon tressé à la couleur (jaune et verte) de la Médaille Militaire. Le port de cette fourragère n'est pas le privilège des régiments et unités décorés de la Médaille Militaire. Il est réservé aux régiments et unités formant corps qui ont été cités 4 ou 5 fois à l'ordre de l'Armée. Le port de deux fourragères de la Légion d'Honneur et de la Médaille Militaire est réservé aux régiments et unités qui ont été cités 12 à 14 fois à l'ordre de l'Armée.

Les villes, emblèmes et collectivités peuvent également recevoir la Médaille Militaire, mais cette distinction est très rare. Le fanion de la 3ème compagnie du 1er RCP a ainsi été décoré au Liban le 8 novembre 1983 (cette unité avait perdu 58 soldats lors d'un attentat à Beyrouth).

De rares personnalités étrangères ont reçu la Médaille Militaire, ainsi Churchill décoré par Paul Ramadier, Président du conseil et médaillé militaire. 

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Croix de Fer

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La Croix de fer (Eisernes Kreuz) est une décoration militaire allemande qui fut établie comme un honneur militaire par le roi Frédéric-Guillaume III de Prusse en 1813 lors des guerres napoléoniennes. Aujourd'hui elle est le symbole de l'armée allemande (Bundeswehr).

 

Origine

La Croix de fer fut conçue par l'architecte néo-classique Karl Friedrich Schinkel. La décoration est composée de quatre pointes évasées symétriques réalisées traditionnellement en acier (bien que les dernières années elles le furent en zinc et aluminium). L'origine du symbolisme de la décoration se situe dans la déesse de la paix quand son quadrige fut retrouvé à Paris lors de la chute de Napoléon. Elle fut remise au sommet de la porte de Brandebourg à Berlin. Une Croix de fer fut substituée aux lauriers.

La Croix de fer était la première décoration de mérite militaire européenne qui fut attribué sans distinction de grade ou de catégorie sociale, ce qui contribua à sa popularité.

Les classes les plus élevées de la croix de fer figurent depuis 1813 parmi les plus hautes distinctions militaires allemandes. Au même niveau figuraient seulement l'ordre "Pour le Mérite" (jusqu'en 1918), mais qui ne fut attribué qu'aux seuls officiers, ainsi que l'ordre prussien de "l'Aigle noir", attribué rarement.

 

1813

Après sa création, la Croix de fer avec un ruban noir fut attribuée en tant que plus haute décoration militaire durant la guerre contre l'empire français de Napoléon Bonaparte. Pour les non-combattants il exista une version avec un ruban blanc (ainsi qu'en 1870 et en 1914). La Croix de fer était alors ornée de feuilles de chêne au centre, du nombre "1813" dans le bas et les initiales de Frédéric-Guillaume (FW) dans le haut, le tout en relief.

De 1813 à 1918 on distingua trois classes:

  • la Croix de fer de 2ème classe (avec un ruban)
  • la Croix de fer de 1ère classe (avec une agrafe)
  • la Grand'croix (Grosskreuz) de la croix de fer

Les maréchaux Blücher et Hindenburg obtinrent tous deux, pour leurs mérites exceptionnels une décoration d'une classe non prévue initialement et connue sous le nom de Blücherstern ("l'étoile de Blücher"). Cette décoration était constituée d'une Croix de fer fixée sur une étoile dorée à huit branches.

Lors de la Guerre austro-prussienne de 1866 la décoration ne fut pas attribuée.

 

1870

La Croix de fer a été rétablie une première fois le 19 juillet 1870 par Guillaume 1er pendant la guerre franco-allemande afin de récompenser la bravoure militaire. Le motif ornemental initial fut conservé au verso et au recto figuraient, toujours en relief, une couronne dans le haut, le nombre "1870" dans le bas et un "W" pour Guillaume (Wilhelm en allemand).

 

1914

La Croix de fer a été rétablie une seconde fois le 5 août 1914 par Guillaume II pendant la Première Guerre mondiale. Le motif ornemental initial fut conservé au verso et au recto figuraient, toujours en relief, une couronne dans le haut, le nombre "1914" dans le bas et un "W" pour Guillaume (Wilhelm en allemand). La décoration perdit un peu de son prestige lors de ce conflit car elle fut attribuée environ 5 million de fois pour la 2ème classe et 218.000 fois pour la première classe. L'un de ses détenteurs les plus célèbres fut Adolf Hitler, titulaire de la croix de fer "1914" de première classe.

 

1939

Ce dernier a rétabli la récompense une nouvelle fois le 1er septembre 1939, instituant quatre niveaux :

  • Croix de fer 2e classe
  • Croix de fer 1e classe
  • Croix de chevalier de la Croix de fer
  • Grande croix de la Croix de fer

Au verso de la médaille ne figurait plus que le nombre "1813" dans le bas et au recto figuraient une svastika au centre ainsi que le nombre 1939 dans le bas. Le ruban était désormais à la couleur du Reich, noire, blanche et rouge.

La loi, en rétablissant les croix de 2ème et de 1ère classe en 1939, crée également un nouveau type d'insigne, les "agrafes" (Spangen) destinées aux personnels qui se voient attribuer la Croix de fer "1939" et qui sont déjà titulaires de la Croix de fer "1914". Dans ce cas cet insigne se fixe sur le ruban de la Croix de fer "1914" en ce qui concerne le modèle de 2ème classe ou, dans le cas de la Croix de fer de 1ère classe, sur la poitrine au-dessus de la Croix de fer de 1ère classe "1914".

On peut également noter que la Croix de fer de 2ème classe ne se porte "en grand" (ruban + insigne) que le jour même de la remise. Ensuite le récipiendaire ne porte plus que le ruban à la boutonnière ou sur la barrette de rubans.

L'attribution de la Croix de fer "1939" ne sera pas limitée par l'âge ou le sexe, ni même par la nationalité.

La loi du 1er septembre 1939 sera modifiée à trois reprises par des ordonnances instituant quatre classes intermédiaires entre la croix de chevalier et la Grand'croix :

  • Croix de chevalier avec feuille de chêne, le 3 juin 1940
  • Croix de chevalier avec feuilles de chêne et glaives ainsi que
  • Croix de chevalier avec feuilles de chêne, glaives et brillants, le 4 octobre 1941
  • Croix de chevalier avec feuilles de chêne et glaives en or et brillants, le 29 décembre 1944

Lorsque Hitler institua le 29 décembre 1944 la Croix de fer avec feuilles de chêne, glaives en or et brillants comme la plus haute distinction de combat du IIIe Reich, il prévoyait d'en attribuer que douze au total, mais finalement seul le pilote de Stuka Hans-Ulrich Rudel la reçut.

La Grand'croix de l'Ordre de la Croix de Fer 1939, également rétablie par Hitler le 1er septembre 1939, ne fut attribuée qu'une seule fois au maréchal Göring pour le récompenser de la façon avec laquelle il a mené la Luftwaffe pendant la campagne de France. Le Reichsmarschall affecta de ne plus porter cette décoration après la débâcle de la bataille d'Angleterre et du désastre de Stalingrad. L'insigne original a d'ailleurs été détruit lors du bombardement de sa maison.

Enfin, il était prévu d'ajouter une nouvelle dignité qui devait être créée par Hitler une fois que le conflit eut été remporté par l'Allemagne: l' Étoile de la Grande Croix de l'Ordre de la Croix de Fer.

Quand on nombre de Croix de fer décernées entre 1939 et 1945, on avance le nombre de :

  • env. 2.300.000 pour la Croix de 2ème classe (dont 39 femmes, essentiellement des infirmières)
  • env. 300.000 pour la Croix de 1ère classe (dont une seule femme, le Flugkapitän Hanna Reitsch)
  • 7.313 pour la Croix de chevalier
  • 883 pour la Croix de chevalier avec feuilles de chêne
  • 159 pour la Croix de chevalier avec feuilles de chêne et glaives
  • 27 pour la Croix de chevalier avec feuilles de chêne, glaives et brillants (la première fut décerné au pilote de chasse Werner Mölders en 1941 pour sa 100ème victoire)
  • 1 pour la Croix de chevalier avec feuilles de chêne, glaives en or et brillants (Hans-Ulrich Rudel)
  • 1 pour la Grand'croix (Hermann Göring)

Pour les activités "derrière les lignes", comme les plans de guerre et l'effort de guerre, la médaille habituelle était la Médaille du mérite.

 

1945 à nos jours

Suivant la fin de la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement de l'Allemagne de l'ouest permit à ses vétérans militaires de continuer à porter la Croix de fer mais sans la swastika (des feuilles de chêne remplacèrent la croix gammée centrale). Aussi, en 1957, il distribua des croix équivalentes sans la swastika.

Comme la Croix de fer est une décoration de période de guerre, aucune n'a été remise depuis mai 1945.

En 1977, Sam Peckinpah réalisa le film Croix de fer.


La Croix de fer est aussi le symbole de l'armée allemande actuelle, la Bundeswehr. On la retrouve, entre autres, peinte sur le fuselage de ses avions ou sur le flanc de ses chars de combat.

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Pour Le Mérite

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La décoration prussienne Pour le Mérite, surnommée blaue Max ("Max bleu"), fut la plus haute décoration allemande. Cette récompense fut d'abord fondée en 1740 nommée en français la langue de la cour royale. Jusqu'en 1810 ce fut un honneur tant militaire que civil. En janvier de cette année le roi Frédéric-Guillaume III de Prusse décréta qu'il ne pouvait plus être attribué qu'au personnel servant sous les drapeaux.

En 1842 le roi Frédéric-Guillaume IV de Prusse fonda une nouvelle branche pour les sciences et arts Pour le Mérite für Wissenschaften und Künste avec trois sections humanités, science naturelle et arts fins. L'une des récipiendaire les plus célèbre fut Käthe Kollwitz (elle en fut déchue plus tard par les nationaux socialistes).

En 1866 une catégorie nouvelle : grand croix fut créée.

Elle fut la plus prestigieuse décoration allemande de la Première Guerre mondiale. Dans l'aviation, elle s'accordait bien avec la gloire individuelle de ces chevaliers du ciel dont l'espérance de vie était brève. Au début elle fut accordée pour huit avions abattus et ce fut l'as Max Immelmann le premier, ce qui lui valu le surnom de bleu max.

Le nombre de victoires requises augmenta jusqu'à vingt.

Les titulaires lorsqu'ils étaient en uniforme devaient porter l'insigne qui est une croix de malte bleue avec des aigles entre les bras, et une couronne gravée et les mots dorés 'Pour le Mérite' sur la croix. Les plus célèbres récipiendaires furent Manfred von Richthofen, mieux connu comme le 'baron rouge' et Hermann Göring, qui devint l'un des plus importants personnages du Troisième Reich.

Généralement attribué a des généraux dans l'infanterie, deux officiers subalternes la reçurent : le capitaine Erwin Rommel (plus jeune récipendiaire) et le lieutenant Ernst Jünger.

La récompense fut abolie avec l'abdication du kaiser Guillaume II le 9 novembre 1918.

En 1952 le président de l'Allemagne de l'Ouest, Theodor Heuss, fit renaître la branche pour les sciences et arts (cependant ce n'est pas un ordre d'État comme la Bundesverdienstkreuz).

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Polémologie ethnique : géographie des casseurs

Une étude de l'Observatoire national de la délinquance révèle le poids des destructions, des dégradations et des violences région par région.

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LA FRANCE criminelle change de visage. Selon une étude de l'Observatoire national de la délinquance (OND), la Haute-Normandie, la Champagne-Ardenne et la Picardie figurent parmi les régions les plus directement touchées par le phénomène des casseurs. Rapportées au nombre d'habitants, les destructions et dégradations constatées par la police et la gendarmerie sont désormais quasiment aussi importantes dans la région de Rouen et du Havre qu'en Provence-Alpes-Côte-d'Azur (voir infographie). C'est d'ailleurs en Seine-Maritime que brûlent le plus grand nombre de véhicules en France, à raison de plus d'un millier d'incendies volontaires chaque année.

Pourquoi Rouen est-elle plus touchée que Rennes ou Nantes ? Selon Alain Bauer, président de l'OND, ces évolutions sont liées à la sociologie des villes. «Rouen et Le Havre, par exemple, concentrent des zones périphériques en total déclin, tandis que les grandes villes de Bretagne ou de Loire-Atlantique connaissent un vrai boom économique, qui attire une population socialement intégrée.»

 

«Les moeurs des grandes villes gagnent la province»

 

Violence et désespérance semblent donc bien aller de pair dans les zones en crise – «où le Front national enregistre d'ailleurs d'excellents scores», constate Bauer. La Picardie, pour sa part, est «plombée» par les résultats de l'Oise, véritable casse-tête pour la gendarmerie en matière de sécurité. Ce département subit notamment un phénomène de transfert de population depuis les départements limitrophes de la capitale. Selon l'Insee, avec ces déplacements de population des pôles urbains vers les communes périphériques, le nombre d'habitants de la zone gendarmerie devrait passer à 35 millions en 2015. «Peu à peu, les moeurs des grandes villes gagnent la province», constate ainsi le criminologue Christophe Soullez. Dans son étude, l'OND relève aussi que la Haute-Normandie «est la seule région peu ou moyennement peuplée dont le taux d'atteintes physiques est supérieur» à la moyenne nationale. Cette région s'illustre par un taux de violences sexuelles parmi les plus élevés, juste derrière le Pas-de-Calais et la Champagne-Ardenne. En toile de fond, les professionnels dépeignent des situations de détresse sociale, de chômage, d'alcoolisme. D'une manière générale, les violences «non crapuleuses» ont beaucoup progressé dans des régions que l'on croyait jusque-là plutôt calmes. La Champagne-Ardenne, par exemple, tout comme la Picardie font quasiment jeu égal dans ce domaine avec la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur, de bien plus mauvaise réputation.

«Les coups et blessures volontaires pèsent lourd dans ce bilan, avec une part importante liée aux violences intrafamiliales», explique Cyril Rizk, responsable des statistiques à l'Observatoire national de la délinquance. En France, les violences (avec 411 325 faits en 2005) représentent un crime ou délit sur neuf, tandis que les destructions et dégradations (avec 535 513 faits) pèsent près de 15% de la délinquance générale.

 

 

Jean-Marc LECLERC

 

 

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Source : Le Figaro.fr

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vendredi, 23 juin 2006

SOL INVICTUS

Il est un temps sacré où les épées restent au fourreau.

Ce temps est celui du solstice que fêta Theatrum Belli.

Nous vous faisons partager la chaleur de ce bûcher

Qui brûle dans notre âme européenne depuis la nuit des temps.

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Sagesse guerrière

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