jeudi, 04 juin 2009

Les Germains

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dimanche, 31 mai 2009

La chute de Rome

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19:01 Publié dans Antiquité, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : césar, barbares, goths, vandales, huns, odoacre, aurélien, empire, germains | |

dimanche, 24 mai 2009

Légionnaires de Rome

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vendredi, 01 mai 2009

Vient de paraître : Atlas de Rome et des barbares

Longtemps perçue comme une rupture et la conséquence d'une période de décadence, la chute de Rome face aux barbares à la fin du Ve siècle est en fait un long processus militaire, politique et social, original et complexe, et non un effondrement subit.

rome et barbares0011.jpgPour la puissance impériale, les barbares sont des peuples inférieurs, à conquérir puis à intégrer. Ils ne deviennent inquiétants que lorsqu'ils se mettent à attaquer l'Empire depuis l'extérieur au IIIe siècle. Devant la menace d'un ennemi plus puissant en Orient - l'empire perse sassanide - et face aux migrations des peuples germaniques, liées à l'arrivée des Huns après 370, le pouvoir romain doit déployer une énergie toujours plus grande, et plus coûteuse, en Occident ou en Orient, pour défendre son territoire.

En Occident, au Ve siècle, la puissance déclinante de Rome ne peut plus espérer détruire les supergroupes barbares (Wisigoths, Vandales, Ostrogoths) installés dans l'Empire et dont les chefs deviennent de véritables acteurs du jeu politique romain. L'essor du christianisme, qui dépasse les limites de l'Empire et crée un commonwealth chrétien antique, permet également un rapprochement culturel entre Germains et Romains et la création de royaumes romano-barbares (Gaule, Hispanie, Afrique...) qui, après 460, scellent définitivement le sort de l'Empire d'Occident tandis que l'Empire d'Orient perpétue l'idée impériale autour de Constantinople.

Plus de 100 cartes et infographies pour décrypter la chute de l'Empire romain d'Occident, l'un des éléments majeurs de la formation du monde européen ultérieur.

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dimanche, 26 avril 2009

Alésia : César exagère ?

Une enquête à la carte sur les traces de César... Ce documentaire compare deux sites supposés avoir été le lieu de la légendaire bataille d'Alésia, qui opposa Vercingétorix aux soldats de César, durant la guerre des Gaules : Syam, dans le Jura, et Alise Sainte-Reine en Côte d'Or.

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samedi, 25 avril 2009

Les armées des royaumes germaniques d'Occident (partie I)

Les royaumes « barbares » se substituèrent définitivement à l'empire romain d'Occident dans la seconde moitié du Ve siècle. Les Vandales tenaient l'Afrique. Les Wisigoths et Burgondes dilatèrent leurs territoires et se partagèrent la Gaule méridionale ; ces conquêtes, et leur indépendance, leur furent reconnues en 475 par l'empereur Jules Nepos, un an avant la déposition de son successeur Romulus « Augustule » et l'élection d'Odoacre comme roi « barbare » d'Italie. La Gaule septentrionale tomba aux mains des Francs à partir de 486. Enfin, en 489-93, les Ostrogoths mandatés par l'empire d'Orient mirent fin à l'éphémère royauté d'Odoacre pour créer leur propre Etat en Italie.

germain7.jpgUn équilibre précaire s'instaura entre ces différentes entités, dont la seule base véritable était la force guerrière des peuples en armes qui les dirigeaient. Mais dans la première moitié du VIe siècle, le paysage politico-militaire de l'Occident fut à nouveau bouleversé. Les royaumes fondés par les Germains orientaux furent détruits par les Francs, et par les Byzantins de Justinien décidés à « reconquérir » et réunifier l'empire. Les conquêtes franques s'avérèrent durables, la reconquête byzantine fut éphémère et ouvrit le chemin à l'ultime migration massive de « Barbares » en Europe occidentale: celle des Lombards en Italie (568), eux-mêmes poussés par les Avars des steppes.

Les royaumes « barbares » occidentaux avaient une structure mixte qui laissait plus ou moins subsister l'organisation romaine dans le domaine civil, en lui superposant un groupe dominant armé soumis à ses propres lois. Il importe de voir quelle était, dans le domaine militaire, la part de l'héritage « barbare » et celle des influences romaines.

On distinguera ici, d'abord les Germains orientaux (Wisigoths, Vandales, Burgondes, Ostrogoths), dont les armées aux Ve-VIe siècles présentaient beaucoup de traits communs, ensuite les Francs mérovingiens et les autres Germains occidentaux, avant d'examiner les apports militaires des nouveaux acteurs « barbares » de la fin du VIe siècle : Lombards, et Avars avec leurs auxiliaires slaves.

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Les armées des royaumes germaniques d'Occident (partie II)

goth50.jpgLes nouveaux « Barbares » : Avars et Lombards

La dernière migration massive de « Barbares » dans l'Occident post-romain, celle des Lombards (l'installation beaucoup plus tardive des Vikings en Normandie ne fut pas celle d'un peuple entier), résulta une fois de plus des pressions des nomades de la steppe.

Après la mort d'Attila, la dissolution de son « empire » (453-55) et la mort de son fils Dengizikh au cours d'un raid malheureux contre l'empire d'Orient (469), les steppes au nord de la mer Noire étaient demeurées au pouvoir des hordes hunniques plus ou moins recomposées. Nous connaissons ainsi des Akatzirs, Saragours, Koutrigours, Outigours, des Ogours et Onogours (ce dernier nom signifiant les « Dix-Ogours », turc on « dix »), des Bulgares et des Sabirs.

Au VIe siècle, un nouvel ensemble nomade chassé d'Asie centrale par d'autres hordes asiatiques parvint aux marges de l'Europe : les Avars ou Varkhonites. L'appartenance ethnique de ce « peuple » est assez floue. Le groupe dirigeant parlait apparemment une langue altaïque et leur chef portait le titre turco-mongol de qaghan. Dans les nécropoles avares de Hongrie, les types mongoloïdes et europoïdes (majoritaires, d'après l'archéologue I. Berna) voisinent.

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lundi, 06 avril 2009

Varus vs Arminius : La bataille de Teutoburg (An 9 ap. J.-C.)

vendredi, 13 mars 2009

Les provinces danubiennes de l'Empire romain : Celtes, Romains, Germains

Les provinces danubiennes de l'Empire romain sont au nombre de cinq ; de l'ouest vers l'est, on distingue la Rétie, le Norique, la Pannonie, la Dacie et la Mésie. Plusieurs ayant été divisées par la suite, on parlera donc également des Pannonies et des Mésies. Plus ou moins intensément romanisées par l'intermédiaire des vétérans des légions impériales, ces provinces peuplées de Celtes entretinrent toutes des contacts commerciaux avec Rome, avant que les invasions barbares ne perturbent durablement l'équilibre géopolitique du limes.

Germain 4.jpgMalgré leur nombre et l'étendue des territoires que recouvraient les provinces danubiennes, elles possédaient quelques éléments d'unité. Il faut tout d'abord rappeler que ces régions avaient été largement peuplées par des Celtes avant la conquête romaine. Il convient ensuite de voir qu'elles sont finalement tombées sous les coups des barbares germaniques, surtout des Goths. Le rôle de l'armée y est partout présent et visible. Mais le principal élément d'unité relève cette fois de la géographie ; c'est le Danube. Ce fleuve, le second d'Europe par la longueur de son cours, puisqu'il mesure 2850 km, a un débit moyen de 6500 mètres cube par seconde en aval ; surtout, il unit l'Europe centrale à la mer Noire. Autre élément important, et qui relève également de la géographie, la présence des Alpes, à l'ouest, a largement morcelé le paysage avec une conséquence gênante pour l'historien : les États modernes ne correspondent que rarement aux anciennes provinces. La Rétie recouvre l'est de la Suisse, une partie de l'Autriche et de la Bavière, jusqu'à l'Inn. À l'est de ce fleuve, le Norique se trouvait dans le nord-est de l'Autriche. La Pannonie équivaut, pour l'essentiel, à la Hongrie, mais il faut lui ajouter des territoires à l'est de la Croatie, en Slovaquie et en Serbie. Quant à la Mésie, elle s'étendait sur le nord de la Serbie, le nord de la Bulgarie, et sur un morceau de Roumanie, la Dobroudja. La diversité, cependant, l'emportait.

Nous ne traiterons pas ici de la Dacie, l'actuelle Roumanie, qui se trouvait isolée sur la rive gauche du Danube.

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dimanche, 01 mars 2009

Les guerres puniques

La bataille pour la domination en Méditerranée, qui avait si souvent opposé Grecs et Perses, Phéniciens, Étrusques et Carthaginois, s'acheva pour longtemps après les guerres puniques. Désormais Rome se trouvait en quelque sorte seule au monde à gouverner. Mais il y avait bien plus : en cette année 146, qui marquait la fin des conflits, c'était une ville tout entière qui disparaissait dans les flammes, comme jadis Troie sous l'assaut des Grecs. Carthage, l'ancienne colonie de Tyr, fondée, selon la légende, sept siècles auparavant dans le grand mouvement migratoire qui avait conduit tant de peuples d'Orient en Occident, Carthage venait de succomber, et, dans ce saccage, ses archives étaient anéanties, sa belle bibliothèque dévastée et dispersée. Ainsi vécut-elle le sort des vaincus : celui de ne survivre que dans - et selon - la mémoire et la langue des autres.

Lions2.jpgSur les trois guerres qui opposèrent Carthage et Rome de 264 à 146, ces guerres dites puniques, du nom latin Poeni par lequel les Romains désignaient leurs rivaux, les sources sont en effet ou grecques ou romaines. C'est d'abord le Grec Polybe qui nous renseigne le plus : arrivé comme otage à Rome en 167 et présent lors du sac de Carthage en 146, il porte un témoignage exceptionnel sur toute la période. Avec lui, l'histoire politique se fait réflexive et universelle - à la mesure de son projet : raconter les étapes de l'unification du monde par la conquête romaine. Il y a aussi Tite-Live, historien latin (64 av.-17 apr. J.-C.), dont nous est parvenu le récit détaillé de la guerre d'Hannibal. Il y a encore Appien d'Alexandrie, qui vécut au IIe siècle de notre ère et dont la narration suit une tradition assez différente de ses prédécesseurs. Entre Polybe et Appien, avant et après, de nombreuses pages furent écrites sur le sujet dans les histoires de Rome ou les histoires universelles, dans les monographies sur l'Afrique ou les biographies d'hommes illustres. Mais de cette abondante littérature ne nous sont parvenus le plus souvent que des fragments ou de simples allusions: : tel est le cas des Annales de Q. Fabius Pictor ou de L. Cincius Alimentus, qui prirent part à la guerre d'Hannibal, des Histoires du Lacédémonien Sosylos d'Élis, qui fut le professeur de grec d'Hannibal, de l'ouvrage de Philinos d'Agrigente, qui vécut lors de la première guerre punique, du Siciliote Silenos de Kalè Aktè, qui fut l'un des compagnons d'armes d'Hannibal, ou enfin de Chairéas, dont on ne connaît que le nom.

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