vendredi, 03 juillet 2009

Les Forces canadiennes, une "armée fantôme"

Le rythme de la mission en Afghanistan est trop exigeant pour les officiers et les soldats-entraîneurs de la force terrestre, ce qui empêche l'armée canadienne de bien former les nouvelles recrues qui s'enrôlent chaque année. Tous les formateurs d'expérience sont occupés avec la mission en Afghanistan, de sorte qu'il y a maintenant une "armée fantôme" au Canada tellement il y a de trous dans la structure militaire.

ca3.jpgC'est le constat accablant fait par le chef d'état-major de l'armée de terre, le général Andrew Leslie. Dans un document confidentiel obtenu par Le Devoir en vertu de la Loi sur l'accès à l'information, le général décrit la situation comme "critique", "à haut risque" et "inquiétante". "La force terrestre opère au-delà de ses capacités", écrit le général Leslie.

Ce rapport, intitulé Strategic Operations and Ressource Plan 2008-09, fait état des problèmes au sein de l'armée de terre, le plus imposant corps des Forces canadiennes, avec plus de 20.000 militaires permanents. Le document de plus de 60 pages a été remis il y a quelques mois au chef d'état-major des Forces canadiennes, le général Walt Natynczyk.

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dimanche, 17 mai 2009

Canada : Les jeunes peuvent suivre leurs ancêtres

Les "Indiens" ont défendu le Canada pendant trois siècles et les jeunes autochtones peuvent s'inscrire dans cette longue tradition, sur les traces de leurs ancêtres.

C'est ce qu'a rappelé le lieutenant-colonel Jocelyn Paul, Huron d'origine et commandant de la force de combat du Canada en Afghanistan, à la veille de la Journée nationale des autochtones dans les Forces, le 21 mai.

Les membres des Premiers Peuples composent environ 4% des effectifs des Forces et sont sous-représentés par rapport au reste de la population canadienne, selon la Défense nationale.

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11:08 Publié dans Amérique du Nord, Armées | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : armée, hurons, premiers peuples | |

mercredi, 18 février 2009

Canada at war (1/2)

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mardi, 17 février 2009

Armée canadienne : Des militaires améliorent leur équipement à leurs frais

La Défense canadienne a investi 1,1 milliard au cours des 10 dernières années pour mieux habiller ses troupes. Malgré tout, et en dépit d'une interdiction formelle inscrite dans le Manuel d'instruction militaire, de nombreux militaires préfèrent piger dans leurs poches pour s'acheter leur propre équipement de base. Sécurité et efficacité obligent, disent-ils.

Au premier rang des articles fournis par l'armée sur lesquels les soldats lèvent le nez : le «gilet tactique». Portée par-dessus l'armure, cette pièce d'équipement, munie d'une douzaine de poches utilitaires, est loin de faire l'unanimité dans les rangs. «La veste qui nous est fournie a deux principaux défauts, explique André, soldat spécialiste de Valcartier qui sera déployé en Afghanistan à la fin de mars. Premièrement, elle ne permet de stocker que 4 chargeurs de 30 balles», alors que l'armée en confie une dizaine aux soldats envoyés en mission. «Deuxièmement, elle n'est pas modulaire ; on ne peut donc pas l'adapter aux besoins spécifiques de chaque soldat.» Par exemple, un mitrailleur de section a besoin de grands compartiments pour ses munitions, qui tiennent dans des barils de tissu d'environ 6 pouces par 6 pouces. Or, le gilet tactique ne permet pas de stocker ces barils. «Bref, il n'est pas du tout adapté aux opérations de combat en Afghanistan», explique André.

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15:01 Publié dans Afghanistan, Amérique du Nord, Armées | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |

lundi, 08 décembre 2008

Le Canada enverra une escadrille pour soutenir ses soldats en Afghanistan

L'armée canadienne sera bientôt mieux outillée pour combattre les talibans en Afghanistan, puisque le pays enverra une escadrille aérienne pour aider les soldats déployés dans la province de Kandahar.

En 2006, le groupement tactique du Canada s'est déplacé au sud de l'Afghanistan sans être accompagné d'hélicoptères, contrairement aux troupes américaines, britanniques et néerlandaises.

Dépourvus d'équipement aérien, les soldats canadiens ont dû compter sur des déplacements à bord de convois routiers, moyen de transport dangereux en raison des engins explosifs artisanaux et des attentats suicides.

En raison de la taille du contingent déployé en Afghanistan, l'envoi de la nouvelle escadrille aérienne constituera une première depuis la Guerre de Corée, selon le commandant de la force opérationnelle de Kandahar, le brigadier-général Denis Thompson.

La flotte, appelée la force opérationnelle interarmée (Afghanistan) escadrille aérienne, comptera quatre unités et environ 450 soldats.

L'envoi d'une escadrille aérienne faisait partie des recommandations du rapport Manley publié il y a quelques mois ainsi que des conditions contenues dans la motion parlementaire sur le prolongement de la mission canadienne jusqu'en 2011.

Les troupes canadiennes disposeront donc de six hélicoptères usagés Chinook CH-47D américains, que l'armée s'est récemment procurée au coût de 292 millions $, des drones, loués pour la somme de 109 millions $, et huit hélicoptères d'escorte CH-146 Griffon.

Ces véhicules s'ajouteront aux avions de transport C-130 Hercules déjà en service. Les soldats ont également reçu le mois dernier le premier des six hélicoptères de modèle Mi-8 loués par l'armée canadienne.

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mercredi, 12 novembre 2008

Les deux solitudes de l'histoire militaire vues par le cinéma

Le 11 novembre 2008, la ferveur commémorative du monde occidental est tournée vers le 90e anniversaire de la signature de l'armistice qui mit fin à la Première Guerre mondiale de 1914-18. Cet événement légua au XXe siècle plus de 10 millions de morts, une Europe affaiblie, le bolchevisme en Russie, un Moyen-Orient redessiné, une Amérique en pleine affirmation et les germes du second conflit mondial.

passchendaele_xlg.jpgDans le cadre de cette commémoration, c'est néanmoins d'abord la figure de l'ancien combattant et des hommes qui ont combattu et souffert dans les tranchées de Flandres et de France qui est retenue. Mais, pour que ces individus soient commémorés, leur action doit avoir un sens aux yeux de la société, ou de la communauté commémorant.

Or, depuis au moins les années 1920-1930, un fossé sépare la population francophone du Québec du reste du Canada en ce qui a trait à l'inscription dans le discours officiel canadien de la commémoration du passé militaire. Une illustration intéressante de cet état de fait nous est fournie par le cinéma.

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mercredi, 15 octobre 2008

Canada : L’armée recrute à la mosquée

Les Forces canadiennes feront une rare apparition dans une mosquée de la Colombie-Britannique ce soir. L’objectif est de susciter de l’intérêt chez les musulmans pour une carrière dans l’armée. Mais ce n’est pas tout le monde à la mosquée Burnaby Al-Salaam qui se réjouit de cette journée portes ouvertes.

can2.jpgPour certains membres, une institution religieuse ne devrait pas être utilisée pour présenter l’armée canadienne. D’autres ne sont pas chauds à l’idée que la mosquée accueille un organisme qui est impliqué dans une mission de combat en Afghanistan où des musulmans sont tués.

Un porte-parole des Forces canadiennes a déclaré que l’événement ne vise pas à justifier la guerre ou une carrière militaire.

Le lieutenant-commandant Kris Phillips du Conseil canadien de la Défense nationale, Bureau des affaires publiques, a déclaré que la communauté musulmane canadienne, comme les femmes et les Autochtones, est sous-représentée dans les Forces. Et les séances d’information sont conçues pour fournir aux minorités une information directe et non filtrée.

Une autre réunion devait avoir lieu hier soir dans un centre communautaire autochtone de Vancouver.

Parmi les panélistes qui répondront aux questions ce soir, on compte le sous-lieutenant Wafa Dabbagh, une officier de marine et la première femme à porter le hijab dans l’armée canadienne.

L’événement a toutefois fait sourciller, et même choqué, certains membres de la mosquée.

L’étudiant Toshio Rahman a dit que c’est inapproprié pour les Forces canadiennes de recruter dans une mosquée.

"Quand il s’agit de quelque chose comme les forces armées, la marine, ou tout ce qui a à voir avec les questions de sécurité, je ne pense pas que c’est un bon endroit", a déclaré M. Rahman, 23 ans.

"Cela va l’encontre des idéaux de l’islam, en ce sens que nous sommes une religion pacifique [sic] ,  et nous essayons ... à ce stade, de définir notre image dans le monde, et je ne pense pas qu’une image de violence ou une représentation de violence à la mosquée soit appropriée".

M. Rahman s’est dit opposé au rôle du Canada dans la mission de l’OTAN en Afghanistan. La perspective d’adhérer à une organisation militaire dont les troupes se battent dans un pays musulman est anathème pour de nombreux musulmans canadiens, a-t-il ajouté.

"Je ne suis pas d’accord avec les raisons pour lesquelles nous sommes allés en Afghanistan. Si c’était véritablement une mission de maintien de la paix, je serais d’accord. L’Afghanistan est beaucoup plus compliqué et je pense que la seule raison pour laquelle nous sommes allés là-bas c’est les États-Unis", a dit M. Rahman.

"J’ai entendu dire que les deux recruteurs sont musulmans. Je respecte ce qu’ils font. Je ne suis pas d’accord avec ce qu’ils font. Je ne pense pas que cela aiderait d’avoir des soldats musulmans canadiens en Afghanistan".

Toutefois, le directeur de la jeunesse de la mosquée, Imaad Ali, a déclaré que de nombreux jeunes musulmans sont intrigués par une carrière dans l’armée.

M. Ali, qui a contribué à l’organisation de l’événement, a déclaré qu’il aimerait voir plus de musulmans dans l’armée. La plupart des personnes qui ont exprimé leur opposition à l’événement, a-t-il dit, sont des professionnels éduqués. "Ils perçoivent l’armée comme un potentiel d’aller à la guerre et de se battre".

M. Ali a dit qu’il est en désaccord, ajoutant qu’il y a aussi un aspect patriotique à se joindre à l’armée. Beaucoup de ses contemporains, dit-il, "ne savent pas d’où est venue la démocratie, et que les gens ont dû se battre et sacrifier leur vie pour la gagner".

Les Forces canadiennes ont environ 200 musulmans, a dit M. Ali, alors que les militaires ne pouvaient pas confirmer ces statistiques.

Source du texte : MILITARY WORLD

23:10 Publié dans Afghanistan, Amérique du Nord, Armées, Immigration, Islam | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : islam, immigration, canada, armée | |

samedi, 27 septembre 2008

Une nouvelle "guerre froide" pourrait survenir pour le contrôle de l'Arctique

Le climat politique international risque de se rafraîchir, alors que le Canada se prépare à une nouvelle "guerre froide" avec d'autres pays nordiques pour le contrôle du Nord et de ses ressources, selon un spécialiste international sur la souveraineté de l'Arctique.

Rob Huebert, un professeur de l'Université de Calgary, a appuyé les conclusions d'un rapport publié cette semaine par le centre de réflexion de Londres "Jane's International Defence Review", qui fait des avertissements de mauvaise augure.

Le rapport indique que "le retrait de la plate-forme de glace de l'Arctique expose d'énormes nouvelles réserves de pétrole, de gaz et d'autres ressources, faisant apparaître une nouvelle région sujette à la compétition géostratégique. Le retrait a engendré des revendications territoriales, augmentant la possibilité d'une guerre froide authentique entre les états occidentaux et la Russie pour la région arctique".

Le rapport ajoute que malgré qu'il n'y ait pas de menace imminente de conflit, le présage des années 2020 est moins encourageant.

M. Huebert s'est lui aussi dit d'avis que les relations deviennent plus froides, mais il estime que les querelles sur l'Arctique seront probablement davantage politiques que militaires.

Le Canada, la Russie, le Danemark, la Norvège et les Etats-Unis sont tous intéressés par des grands lots de la région, sous laquelle se terrent des ressources énergétiques non exploitées. Le réchauffement climatique facilitera l'accès à ces réserves, ravivant la course au contrôle de la région.

M. Huebert a ajouté que les pays impliqués dans la course étaient déjà en train de "prendre position maintenant", le Danemark envoyant des navires vers une île de la région tandis qu'un sous-marin russe a planté son drapeau sous la glace du Pôle Nord. Le professeur a affirmé qu'il était encore temps de s'occuper de l'impasse actuelle entre ces pays.

12:35 Publié dans Amérique du Nord, Énergies, Géopolitique, Guerre froide | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |

lundi, 22 septembre 2008

Quand le Pacifique Nord était un "lac russe"…

Au moment où un bathyscaphe russe vient d'atteindre le fond de l'Océan Glacial Arctique – manifestant ainsi la volonté de la Russie nouvelle d'affirmer ce qu'elle considère comme ses droits sur les ressources des zones sous-marines prolongeant son territoire continental – il est opportun de rappeler que, dès le XIXe siècle, l'Empire des tsars, qui était généralement perçu comme une formidable puissance terrestre eurasiatique, se tournait vers les immenses espaces de l'Océan Pacifique. C'est à cette époque que furent menées à bien de grandes expéditions maritimes russes telles que celles de Krusenstern dans le Pacifique nord ou de Bellingshausen qui réalisa l'une des premières circumnavigations du continent antarctique. Les stations russes établies, jusqu'à hauteur de San Francisco, sur les côtes occidentales de l'Amérique du nord auraient pu constituer pour leur part les bases d'une véritable entreprise de colonisation mais l'histoire en décida autrement. La perception plus ou moins confuse de la nature "européenne" de la Russie des tsars a longtemps conduit à sous-estimer la dimension sibérienne, "asiatique" et pacifique de ce qui fut, lors de son apogée de la fin du XIXe siècle, le plus vaste empire du monde. Les Russes étaient pourtant présents sur les rivages de la mer d'Okhotsk et dans la péninsule kamtchadale avant que Pierre le Grand n'ait donné à ses États leur façade baltique et ce n'est qu'à l'issue d'une très lente progression, méthodiquement conduite au cours du XVIIIe siècle, que l'empire de Catherine II put prendre le contrôle des côtes septentrionales de la mer Noire. Contenus au nord et à l'ouest par les Suédois et les Polonais, au sud par la Turquie ottomane et la Perse séfévide, c'est vers les côtes de la mer Blanche et les immenses territoires à peu près vierges étendus au-delà de l'Oural que les Russes se tournèrent en priorité dès l'époque d'Ivan le Terrible, une fois assuré le contrôle du cours de la Volga et du débouché sur la Caspienne. La conquête de la Sibérie conduisit rapidement les Cosaques jusqu'aux steppes mongoles et aux portes du monde chinois en même temps que sur les rives de ce qui deviendra le détroit de Behring. De là, il était aisé de gagner les rivages américains du Pacifique nord, de prendre le contrôle des îles Aléoutiennes et de l'Alaska, de pousser vers Sakhaline et les Kouriles, de s'avancer vers les côtes de l'Oregon et jusqu'en Californie. De grands voyages d'exploration maritime confirmaient, au début du XIXe siècle, les ambitions des tsars dans les immensités océaniques révélées par Magellan trois siècles plus tôt et la mainmise sur l'Alaska, tout comme celle, éphémère, sur l'archipel des îles Hawaï montrent combien – sans le reflux entamé à la fin du deuxième tiers du siècle, marqué notamment par la vente, en 1867, de l'Alaska aux États-Unis – la géopolitique du Pacifique nord eût pu être bien différente au cours du siècle suivant.

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11:16 Publié dans Amérique du Nord, Géopolitique, Russie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |

vendredi, 29 août 2008

Après le Caucase, la bataille de l'Arctique ?

grand nord.jpgLe premier ministre du Canada, Stephen Harper, qui a entamé le 26 août, une tournée de trois jours dans le Grand Nord, a fait de la défense de la souveraineté canadienne dans l'Arctique une des priorités de son gouvernement. De fait, les ressources énergétiques de la région, extrêmement riche en pétrole et en gaz naturel, sont de plus en plus convoitées par les pays qui la bordent et notamment par la Russie. Dans un contexte de regain de tension entre Moscou et les pays occidentaux, François Thual, co-auteur du livre "La bataille du Grand Nord a commencé", analyse les enjeux stratégiques de la région.

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12:33 Publié dans Amérique du Nord, Énergies, Europe, Géopolitique, Russie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |

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