(régiment de la Chaudière), un franc-tireur, un éclaireur et surtout une légende. Léo Major, c’est un petit gars de Montréal qui est devenu par les circonstances de la guerre, un sous-officier dans l’armée canadienne
Le début de la légende
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Le mythe qui entoure Léo Major est né sur les plages du débarquement de Normandie. Durant les première heures de l’assaut, il est grièvement blessé à un œil (il en perdra l’usage) mais refuse d’être évacué. Bien au contraire, il se lance dans la bataille et à la fin de la première journée du jour J, il capture avec ses hommes une petite unité blindé allemande (un hanomag Sd.Kfz 251). Mais le mythe grandit et s’étoffe lorsque, après la bataille de Scheldt (durant laquelle il fait prisonnier 93 soldats allemands), Léo Major refuse d’être décoré. Non par principe, mais parce que celui qui doit lui remettre sa décoration est le célèbre Général Montgomery que Léo Major considère comme étant militairement incompétent !
La première DCM (Distinguish Conduct Medal)
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En 1945 Léo Major assistait l'aumônier de son régiment lors d’une opération de récupération de corps de soldats tués dans les affrontements des jours précédents. Son camion passa sur une mine anti-char. L'explosion tua l’aumônier et le conducteur. Léo Major fût grièvement blessé. Souffrant de multiples fractures à la colonne vertébrale, il fut placé derrière un camion, reçut plusieurs doses de morphine et fut conduit dans un hôpital militaire. Apprenant qu’il allait être rapatrié sur l’Angleterre, il s'échappe de l'hôpital malgré le corset qui lui enserre le buste et limite ses mouvements. Il s’installe pendant quelques jours dans une famille hollandaise pour se reposer avant de partir rejoindre son bataillon.
Quelques semaines plus tard, son régiment stationne à proximité de la ville de Zwolle en Hollande. Cette ville est encore tenue par de solides troupes allemandes.
Afin de connaître l’état des forces de l'ennemi et les dispositions de bataille des allemands, le commandant du régiment demande deux volontaires pour une périlleuse mission de reconnaissance. Léo Major et son meilleur ami, Willie Arseneault, se portent immédiatement volontaires. Les deux hommes partent à la tombée de la nuit. Ils arrivèrent à la ferme Van Gerner en avant du dispositif allemand, et tente avec les plus grandes difficultés, de communiquer avec le fermier et sa fille. Ne parlant pas le hollandais, ils n’obtiennent que des renseignements peu compréhensibles et trop aléatoires. Ils décident finalement de quitter la ferme vers 23 heures, sachant seulement par le fermier que le secteur grouille d’Allemands.
Peu de temps après, ils atteignent la ligne de chemin de fer conduisant à la ville et sont pris à parti par une mitrailleuse allemande. Willie Arseneault est touché par une rafale et meurt dans les bras de son ami.
Furieux Léo Major décide de venger son camarade et attaque seul le nid de mitrailleuses ceux qui venaient de tuer son ami. Il tue deux soldats allemands et met en fuite le reste du groupe de servants.
Prenant la décision de continuer seul la mission de reconnaissance et de renseignement, il réussit à entrer dans la ville de Zwolle. Là, semant la panique chez l’ennemi, il attaque les patrouilles allemandes à la grenade et parcourt les rues en tout sens, lançant des grenades dans les maison vides afin de faire croire à l'invasion de la ville par les troupes nombreuses. Plus tard d&ans la nuit, il prend contact avec le maquis local et organise des raids. Arrivant devant le quartier général des SS de la région, il attaque le bâtiment, tue 4 soldats et met les autres en fuite. Il met ensuite le feu au bâtiment. Au petit matin, il se rend compte que les troupes ont fui la ville. Léo Major frappe alors aux portes pour annoncer la libération de la ville puis repart chercher le corps de Willie Arseneault pour le déposer à la ferme visitée la veille au soir. Willie Arseneault sera enterré 3 jours plus tard avec les honneurs par le régiment de la Chaudière.
Pour cette extraordinaire action de libération, Léo Major reçoit sa première DCM.
La seconde DCM
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Au début de la guerre de Corée, l'armée canadienne demanda à Léo Major de se porter volontaire (l'armée canadienne espérant par l’exemple et la notoriété de Léo Major inciter d'autres Canadiens à s'enrôler). Léo Major accepte et part immédiatement sur le terrain. Arrivé en Corée, il est assigné à un secteur ou les Américains viennent de perdre une position importante (la colline 355) lors d'une attaque chinoise. Ils se sont repliés en abandonnant une très importante quantité de matériel derrière eux. Les jours suivants l’armée américaine tente à plusieurs reprises, mais sans succès, de reprendre la position. Finalement, les américains demandent l’aide de l'armée canadienne. Le colonel commandant le bataillon canadien demande à Léo Major s'il pouvait faire quelque chose.
Léo Major accepte mais demande qu'on lui laisse carte blanche, qu'on lui laisse choisir ses hommes et que chaque homme après cette mission reçoive une bouteille de rhum et une permission. Le colonel est d’accord et Léo Major part à la tombée de la nuit avec un peloton qu'il a lui même entraîné.
Le lendemain matin, la colline était aux mains de Léo Major et de son équipe.
Les Chinois lancèrent par la suite 2 de leurs divisions (la 190è et la 191è) en contre-attaque mais sans succès. Léo Major faisant preuve de courage et de détermination résiste avec son peloton et repousse les assauts chinois pendant 3 jours avant d'être relevé par d'autres troupes canadiennes. Malgré la fatigue de ces 3 jours de combats ininterrompus, malgré ses douleurs dorsales datant de la Hollande, c’est en portant un soldat blessé sur ses épaules que Léo Major descend la colline.
Pour cette action, il reçoit sa deuxième DCM.
Il est un des 3 soldats du Commonwealth britannique à avoir reçu 2 DCM et le seul soldat à en avoir reçu 2 dans 2 guerres différentes. Il est aussi le seul soldat à avoir libéré une ville à lui seul.