Akira Kurosawa a cherché durant toute sa carrière de cinéaste, de 1943 à 1998, la figure parfaite de l’homme qui se libère de son apprentissage, et qui finit lui-même par montrer une voie. Lui qui a passé sa vie à se chercher des maîtres, son père, militaire, qui croyait en la valeur éducative du cinéma, son frère, commentateur de films muets, qui se suicidera lors de l’avènement du cinéma parlant, le réalisateur Yamamoto, de qui Akira Kurosawa fut l’assistant. Autant de modèles qui forgent l’univers d’Akira Kurosawa, ses personnages, son cinéma en quête de liberté.

Un univers fait de peinture, d’art du sabre (kendo), deux enseignements et passions qu’il suit depuis l’enfance. Un univers qu’il bâtit autour d’une équipe, « le Kurosawa-gumi », solide et fermée, parmi lesquels il compte, son acteur fétiche d’une quinzaine de films, Toshiro Mifune, ses fidèles assistants Teruyo Nogami, Takashi Koizumi, sa traductrice Catherine Cadou, son chef opérateur Takao Saito etc. Un univers, enfin, nourri de sa passion sans limite pour le cinéma occidental et notamment les films de John Ford. Le cinéaste américain dont il a même copié le style vestimentaire, avec son bob et ses lunettes de soleil légendaires qu’il portera sur tous ses tournages.

Intervenants :

  • Nicolas Saada : scénariste et réalisateur.
  • Fabrice Arduini : programmateur de films à la maison de la culture du Japon.
  • Michael Lucken : Directeur du Centre d’Etudes Japonaises.
  • Catherine Cadou : Interprète et traductice.
  • Vittorio dalle Ore : assistant d’Akira Kurosawa, de 1980 à 1998.
  • Clélia Zernik : Professeur de philosophie de l’art aux Beaux-Arts de Paris.
  • Alain-Nicolas di Méo : professeur de kendo.

Source : FRANCE CULTURE