vendredi, 19 février 2010
Le combat dans la profondeur 1914-1941 : Naissance d'un style de guerre moderne
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jeudi, 24 décembre 2009
Première Guerre mondiale : photos censurées par l'armée américaine
Voici un mémoire américain datant de 1926 et présentant tout l'éventail de photos de la première guerre mondiale que l'armée censura.
Un document illustré de photographies témoignant de ce que la censure ne voulait pas que les gens voient, souvent pour des raisons improbables.
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mardi, 08 décembre 2009
La communauté des armes

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Guerre 14-18 : L'allemagne remboursera définitivement sa dette en 2010
Ironie du sort, alors que l'Allemagne va emprunter l'an prochain pour un montant record, elle finira aussi de payer les derniers résidus de la dette héritée du conflit de 1914-1918, près d'un siècle après la Première guerre mondiale.
D'ici le 3 octobre 2010, le pays soldera «environ 56 millions d'euros» de charges d'intérêt et pourra clore ce chapitre, a indiqué mercredi à l'AFP le porte-parole de l'Agence financière allemande, Boris Knapp, l'organisme qui gère le service de la dette de l'Allemagne.
La date du 3 octobre marquera aussi le vingtième anniversaire de la réunification des deux Allemagne, et ce n'est pas un hasard.
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lundi, 23 novembre 2009
Guerre 14-18 : des dépouilles de soldats anglais découvertes dans le Nord de la France
Les dépouilles de 15 soldats anglais tombés au début de la Première Guerre mondiale ont été retrouvés par hasard entre mercredi et vendredi sur un chantier de la commune de Beaucamps-Ligny (Nord), a-t-on appris dimanche auprès du maire.
Un grutier, qui creusait en vue d'installer un champ d'épuration pour des logements sociaux, a heurté mercredi avec sa pelleteuse le crâne d'un de ces soldats du York and Lancaster Regiment, a indiqué le maire de Beaucamps-Ligny, confirmant une information du quotidien La voix du Nord.
"Nous avons averti la gendarmerie et le procureur, puis en creusant un peu plus, nous avons retrouvé des effets militaires, comme des balles, ou des morceaux de ceinturons", explique Frédéric Motte, maire de cette commune de 940 habitants.
"Ce qui nous a permis tout de suite d'identifier ces soldats anglais, ce sont leurs boutons", gravés aux initiales du régiment, poursuit Frédéric Motte, qui connaît bien ces fantassins anglais, notamment depuis la découverte dans son jardin d'un premier corps en mars 2006.
La Commonwealth War Graves Commission (CWGC), organisme qui conserve la mémoire des soldats du Commonwealth, a stocké la totalité des dépouilles qui pourraient être enterrées au cimetière militaire de Fleurbaix (Nord) ou au cimetière de Fromelles (Nord) qui sera inauguré en juillet 2010.
L'un des corps a été retrouvé avec son quart d'eau dans une main et, près de l'autre main, une pipe, selon le maire, qui précise que des pièces de monnaie, des canifs ainsi que des brosses à dents ont également été retrouvés.
Les soldats professionnels du York and Lancaster Regiment avaient été pris, entre le 18 et le 20 octobre 1914, dans "un échange de coups de feu extrêmement violent" avec les soldats allemands, autour du chateau de Flandres de Beaucamps-Ligny, selon Frédéric Motte.
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| Tags : tommy |
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vendredi, 13 novembre 2009
La photo du jour : Cimetière de Cheppy

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mercredi, 11 novembre 2009
A tous les morts de 14-18

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| Tags : héroïsme |
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vendredi, 06 novembre 2009
Cinéma : "Passchendaele"
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lundi, 26 octobre 2009
Carnets de guerre d’un hussard noir de la République
« Septembre 1914. À celui qui trouvera le présent carnet, prière de le faire parvenir à Mme Delfaud, institutrice à La Barde par Saint-Aigulin, Charente-Inférieure. » Cette sobre phrase inscrite en tête du premier des 18 carnets de guerre de Marc Delfaud nous avertit : ce jeune marié, instituteur dans le civil, parti à la guerre sans même avoir pu embrasser sa femme, tient à lui laisser une trace de son passage dans cette machine à broyer les hommes. C'est pour elle, avant tout, qu'il tient son journal.
Tel le miroir que Stendhal promenait au bord du chemin, son témoignage est toujours minutieux, spontané mais documenté. Et Marc Delfaud est un observateur digne de confiance : pacifiste, il est aussi un patriote que l'on ne peut soupçonner d'aucun secret défaitisme. S'il a tenu à partager les misères de la piétaille des tranchées alors que son niveau d'études lui aurait permis de prendre du galon, ses opinions progressistes ne l'aveuglent en rien. Il n'y a nul sectarisme chez cet observateur lucide, qui sait que le peuple n'est pas exempt de tares et de vices, au front comme ailleurs. Delfaud, affecté au peloton des téléphonistes, est en permanence au contact du commandement, dont il observe la conduite sans complaisance. Il rend hommage à la valeur et l'humanité de nombreux officiers, mais il est révolté par l'arrogance de certains gradés et les brimades stupides infligées à des hommes qui ont les plus grandes chances de finir déchiquetés par les obus. On n'oubliera pas de sitôt ces portraits au vitriol : le colonel qui force les hommes à passer dans les mares de boue sous prétexte qu'ils sont déjà sales, cet autre qui lève sa cravache sur le soldat qui ne se dérange pas assez vite. Cet autre encore qui expédie chez lui, par malles entières, le butin pillé dans les villages évacués...
Marc Delfaud vérifie ses informations et les recoupe. Et quand elles ne sont pas de première main, il cite ses sources. Témoin intelligent, il sait lire entre les lignes les ordres et les bulletins, et en tire souvent des conclusions exactes. Le front, il le montre bien, est aussi le reflet d'un monde en pleine évolution. Face aux sous-officiers et officiers de carrière, encore empreints de routine bureaucratique et de préjugés de classe, les mobilisés sont désormais des citoyens, formés par l'école publique de la IIIe République ; ils veulent bien accepter de sacrifier leurs vies, mais non d'être insultés, combattre, mais non crever comme des cloportes dans des trous fangeux et puants.
Il ne faudrait cependant pas croire que Marc Delfaud n'est qu'un observateur froid à force d'être lucide. S'il absorbe toutes les informations, son œil demeure sensible à ce qui reste de beauté dans cet univers de feu et de folie : le ciel et ses nouveaux oiseaux de métal, dont on peut oublier, quand on les voit de loin, qu'ils sont aussi des moyens de destruction ; les bribes de paysage, les objets miraculés, l'indestructible aptitude de l'homme à créer la beauté jusqu'en enfer. En témoigne sa rencontre avec ce curieux musicien, en mars 1915, qui « sort de son sac un archet fait avec un morceau de bois et des crins de cheval, et un violon dont une boîte à cigares et un manche à balai ont fait tous les frais », et qui en tire des sonorités insoupçonnées qui font oublier aux Poilus, l'espace d'un instant, la guerre et la mort qui rôde.
Frappé par la finesse et la qualité littéraire du récit de Marc Delfaud, le général André Bach, ancien chef du Service historique de l'Armée de terre qui, depuis plus de dix ans, réfléchit sur le premier conflit mondial à partir des archives militaires et de son expérience d'officier, voit en ce livre l'un des très rares documents mis au jour récemment qui soit capable de changer notre vision de la Grande Guerre, Les notes et l'apparat critique très complets qu'il a rédigés pour cette première édition en font bien davantage qu'un témoignage : une source historique à part entière.
La présente édition a été établie par Jeanne Delfaud, agrégée de l'Université, Professeur honoraire en Classes préparatoires. Fille de Marc Delfaud, elle apporte sur son père un témoignage unique et émouvant.
- Date de la parution : 12 octobre 2009
- ISBN : 978-2-910536-92-3
- Illustration(s) : 32
- Format du livre : 15,3 x 24 cm
- Reliure : Broché cousu
- Rayonnage : Histoire
- Nombre de pages : 688
- Prix : 27 €
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mardi, 29 septembre 2009
L’Expédition du diplomate allemand Werner von Hentig en Afghanistan (1915-1916)
En mars 1915, le Sous-Lieutenant Werner von Hentig, qui combat sur le front russe, reçoit l'ordre de se rendre le plus rapidement possible à Berlin pour se présenter auprès du Département 3b de l'état-major général. Ce Département est un département politico-militaire. Comme il l'écrira plus tard dans ses souvenirs ("Mein Leben - eine Dienstreise" / "Ma vie - un voyage en service commandé"), il s'était distingué, au sein de son unité, en peu de temps, comme un "spécialiste des patrouilles stratégiques, pour la plupart derrière les lignes ennemies". Cette audace le prédisposait, aux yeux de ses supérieurs hiérarchiques, à l'aventure qu'ils allaient lui suggérer.
Werner Otto von Hentig était le fils d'un juriste bien connu à l'époque de Bismarck, qui avait occupé le poste de ministre d'Etat dans l'entité de Saxe-Cobourg-Gotha. En fait, Werner Otto von Hentig était diplomate de formation. Sa promotion était toutefois récente et il n'était encore qu'aux échelons inférieurs de la carrière. Mais, malgré cette position subalterne, il incarnait déjà, avant 1914, une sorte de rupture et surtout il personnifiait une attitude différente face au monde, celle de sa jeune génération. Celle-ci ne considérait plus que le service diplomatique était une sinécure agréable pour l'aristocratie. Déjà lors de sa période de probation, comme attaché à la légation d'Allemagne à Pékin, il avait pu sauver beaucoup de vies lors des troubles de la guerre civile chinoise, grâce à ses interventions, répondant à une logique du cœur. Dans les postes qu'il occupa après la Chine, notamment à Constantinople et à Téhéran, il se distingua par ses compétences. Ce n'est pas sans raison que l'ambassadeur d'Espagne à Paris, Léon y Castillo, Marquis de Muni, porte-paroles de tous les diplomates accrédités dans la capitale française, avait évoqué, dès le 3 janvier 1910, dans les salons de l'Elysée, une "ère nouvelle de la diplomatie".
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